Les bonnes choses et l’été

Enfin le soleil a semblé nous faire l’honneur de sa présence en ce mois de février mai, et de nous offrir un peu de chaleur.

Cela m’a fait plaisir à double titre : 
1 – Je ne suis pas en sucre, mais la pluie tous les jours, en plus du matraquage médiatique du monde en crise financiére, ça file le bourdon velu voir ça donne envie de rester sous la couette tous les matins
2 – J’avais cavé en prévision des beaux jours – en même temps la statistique et la stochastique sont des foutaises algébriques – quelques stocks de vins rosés.

Oui, je bois du rosé. Même pire que ça, j’aime ces vins frais qui s’adapte parfaitement à l’ambiance d’une grillade entre potes au milieu du potager en plein soleil.

Alors j’en profite pour faire part de deux références que j’ai apprécié plus que les autres :

L’angelico du Domaine de Curebéasse
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Mourvèdre, tibouren et grenache. Une superbe robe (j’aime visuellement les vins rosés clairs, tirant sur le gris), une belle longueur, frais, une jambe équilibrée, et surtout un vin aux arômes fruités équilibrés qui ne tombe pas dans l’excès. Un belle réussite. A remarquer, peut être un peu cher pour ce vin, mais il fait vite oublier ce détail !

Chateau Peyrassol

Peyrassol, c’est une vieille histoire. Un vin que j’ai découvert grace à un ami dans un restaurant et qui nous fis passer une après midi mémorable. Il n’y en a aucun à recommander. La commanderie de Peyrassol et le Chateau Peyrassol sont des rosés de grande qualité, bien vinifiés et qui donnent beaucoup de plaisir.
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Pour les amis et le moment, nous avons profité du Chateau Peyrassol, qui est un excellent rosé, avec une superbe rondeur et une belle longueur. Clairement il sent le vin correctement vinifié et bien fait, les arômes sont légers et en place, il y a de l’amplitude.

Deux vins à goûter car ils balayent du revers de la main tous les déjà entendus sur le rosé, dont le premier : oui le rosé est un vin et il peut être bon.

Partagas – Série E N°2

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Here comes the Duke. Un cigare partagas qui train depuis quelques mois dans ma cave et qui après déjeuner aujourd’hui me fait envie. La journée est belle, et affalée au soleil dans un canapé, les doigts de pieds en éventail, une légére brise, j’entreprend le maousse.

Il a une apparence très proche d’un gros D4, sans toutefois en avoir la finition. Il est relativement spartiate, la tête limite et surtout il me semble un peu souple au toucher et je crains le cigare mal rempli et/ou la cheminé. Pour le reste, c’est une belle pièce, sobre, et vraiment un D4 en plus gros.

D’ailleurs, il sent le cuir et le tabac, et à cru il est déjà très franc.

L’allumage est facile, la combustion démarre correctement. Le tirage est très correct, et pour un Partagas, les premières bouffées sont dans le bois précieux, très prononcé, et très doux. C’est assez surprenant. La nature reprendre ses droits après quelques bouffées, et la puissance arrive, poivrée j’ai trouvé, le cigare restant principalement dans le bois précieux. Relativisons, pour un Partagas, il reste quand même d’une puissance modérée.

La combustion est assez désordonnée, la cendre trop légère et le chalumeau permet de rattraper. Il chauffe vite et j’ai eu du mal à trouver un rythme pour le fumer.

Le gain de puissance du second tiers se poursuit, et le poivré et le grillé prennent leur place. Au début de la fin un dégazage s’est imposé, car trop de puissance et d’amertume. J’ai laissé la bête se reposer, j’y suis revenu mais ça ne m’a pas plus. Je ne connais donc pas le dernier tiers.

Au final, le bois précieux est agréable, mais le cigare reste dans ce registre et le poivré est parfois un peu désagréable. Ce n’est pas un mauvais cigare, mais à mon avis coincé entre le D4 plus racé et le 8-9-8 plus complexe.

En outre, c’est purement subjectif mais je n’aime pas les cigares mous et j’ai trouvé la combustion plus que passable.

A retenter, mais il ne remplacera pas le D4 dans ma cave.