Avis

Nawak – Le complexe du débutant, la formation et la loutre humide

Question finalement importante dans ce loisir un peu confidentiel qu’est le cigare, qui est que dire à un débutant ?

Comment aborder le premier fumeur – celui qui est encore vierge de tout vice, ou au moins de celui qui nous concerne.

Dans un moment de lucidité, on devrait lui dire un grand « welcome to the jungle », et démerdes toi ! Si tu as de la chance, tu trouveras des gens biens qui t’aideront et te montreront, si tu n’as pas de chance, tu finiras avec la liste des epics fails qui jonchent la vie du jeune fumeur de cigare.

A ce titre, il faut démythifier certains pratiques et idées reçues, principalement érigées à la gloire et à l’égo de spécialistes auto-proclamés qui possèdent toute leur vérité, qu’ils peuvent par conséquent se garder.

Voilà mes conseils, prodigues ou pas, c’est plus du retour d’expérience que des règles, et tu en fais ce que tu veux.

1 – Ne pas fumer et absorber tout ce que la production de cigare a de plus cheap et de plus mauvais au prétexte de débuter
Fumer des cigares, et des bons a un coût, faut pas se voiler la face. Tu veux fumer des cigares, même apprendre, c’est un budget, et même conséquent, et c’est pour ça que je qualifie le cigare de luxe, ne soyons pas bégueules.
Et commencer par du Piedra, c’est une erreur de casting. Une grosse. Tu débutes ?
Il va se produire deux choses :
– Tu vas fumer cheap, tu vas vomir tes tripes et dire plus jamais et potentiellement rejoindre les rangs d’unité de vieilles citoyennes de la DNF
– Par vengeance, tu vas fumer bling, tu vas rien comprendre, ce sera trop gros, trop long et trop chiant, tu comprendras rien et tu feras un give up.
De ces deux erreurs que tu dois commettre, tu dois retenir que le cigare est une histoire de goûts personnels, qu’il n’y a pas de vérité, et que débuter dans cet univers et une histoire de juste milieu. Retiens juste que je ce n’est pas parce que tu as pris une cuite au johnny walker en bouteille de 2 litres coupé au coca leader price que cela signifie que tu peux désormais comprendre le Dalmore 64 ans. 

2 – Fumer des petits modules, parce qu’un petit c’est plus facile
C’est certain que pour une personne qui n’est pas fumeuse, et qui peut par définition avoir un palais formé par d’autres pratiques que le cigare, le petit module, c’est un tue l’amour.
Le batonnet de tabac à tripe courte c’est le plus court chemin vers une autre passion. bien qu’ils semblent plus abordables par la taille et le prix (je pense qu’il y a un concept freudien derrière la taille du premier cigare), les petits modules sont souvent plus puissants, plus âcre et pas nécessairement au top (tripe courte, conservation) pour les petites bouches débutantes. Il existe bien des petits modules particulièrement exquis, mais ils demandent un peu de bouteille.
Quant au rapport au temps, si tu ne te sens pas de figer ton attention sur une expérience olfactive d’une heure, ça risque d’être compliqué d’aborder l’univers du cigare.

3 – Acheter du mauvais matériel.
S’il est vrai que le cigare en soit est bon, c’est compliqué de bien les conserver. Il faut avoir une sérieuse compréhension de ce qu’est l’hygrométrie, et parfois se palucher des avis de geeks, aussi prouvable scientifiquement que la quadrature du cercle. Ca veut principalement dire : Une cave en bois de cèdre, un humidificateur de bonne qualité, un hygromètre précis et de bonne qualité. Cela ne remplaçant nullement le temps et la patience de s’occuper des ses cigares.

4 – Prévoir grand.
La plupart des caves sont vendues pour des capacités qui sont 2 voir 3 fois leur capacité réelles quand tu achètes des cigares. Ce qui fait que tu assistes à une multiplication du nombre de boites en bois qui occupent ta maison, jusqu’au jour où tu en viendras à chercher comment remplir des bacs en plastique. Un des plaisirs du cigare est de les élever, de les voir vieillir, de les sentir, de les palper. Et si vraiment la passion te prend, tu verras que ce conseil n’est pas vain, il s’applique à tous. Que ceux qui fument depuis longtemps et ne possédent pas plusieurs caves issus de problèmes de cohabitation entre terroirs et de place lèvent le doigt.

5 – Trouver une civette où tu te sens bien.
Pas la peine de te forcer à acheter dans un endroit où tu te sens mal accueilli ou mal conseillé, rien n’est plus désagréable que de fumer un cigare dont on n’avait pas vraiment envie et qu’on a pris un peu par la paralysie du débutant. On est tous passé par là, et si quand tu demandes un conseil avec toute les usages nécessaires on ne te répond pas : pars, et cours. Après, tu peux aller chez Art Tabac et demander  à Carl si tu es francilien.

5.bis – Trouver un banquier compréhensif
Si comme 99,999% des gens qui peuplent notre charmante france tu ne disposes pas de moyens financiers illimités, il se peut que la découverte et la période de lune de miel cigaristique  des première découverte soit ponctuées de quelques achats compulsifs / impulsifs. C’est à dire que tu rentres dans une civette avec une pseudo liste, et tu sors avec autre choses, donc tu vas faire tes courses aillers. Sans être récursif, les factures en cigare tapent sans problème les 3 chiffres dans la majorité des cas, et avec les boites, les 4 sont facilement atteints. Y songer avant de finir nu dans la rue, mais avec ses cigares.

6 – Ne jamais fumer en sortie de civette.
Pas la peine de couper les cheveux en quatre, les civettes franciliennes ont une tendance à sur-humidifier, et le cigare sur-humidifié dégoulinant de solution au propglycol, c’est rarement fumable et apprèciable -et surtout c’est mauvais, ça tire mal, et c’est amer. D’où l’utilité d’avoir une cave. Ils peuvent se reposer et être mis à des bonnes conditions de dégustation. Par principe, j’oublie mes achats au moins 3 semaines dans ma cave.

7 – Ne pas faire de complexe sur l’intellectualisation des saveurs
Souvent les termes « végétal », « miel », « bois » et autres saveurs arrivent dans les avis chevronnés.
Tu vas te dire « mais pourquoi je ne sens rien ? ».
Simplement parce que tu ne maitrises pas encore bien la métaphore et tu n’a pas encore cherché à imager l’impression que te fait un cigare. Si tu ne te retrouves pas dans la palette aromatique d’un autre, il y a plein d’explications concrètes et plausibles qui ne font pas de toi un débile profond afublé d’une agueusie, mais l’olfactif est essentiellement neurologique et basé sur la mémoire et la comparaison.Tu ne peux ni reconnaitre une odeur/un goût que tu ne connais pas, ni faire de différence entre des éléments proches. Et c’est physiologiquement normal.
Les termes employés sont plutôt un consensus que les fumeurs adoptent pour reconnaitre certaines qualités. Maintenant si je te dis « miel, épice, et bois », faut pas non plus t’imaginer que tu vas sucer un baton esquimau enrobé de miel d’accacia et saupoudré de curry madras. Et plus que ça, tu découvriras que nous autres fumeurs de cigare, parfois on en dit des vâches de conneries en parlant de nos précieux.

8 – Faire confiance à tes sensations.
Comme toute personne normalement constituée, ton circuit de la récompense est pleinement opérationnel. A ce titre, chaque expérience négative pousse ton cerveau à ne pas aimer le cigare, toute expérience positive te rempli de cette dopamine si agréable qui fera que ta neuro chimie sera demandeuse de ces moments exquis. Tu n’aimes pas ? Ne te force pas. Tu aimes ? Explore à l’horizontal, des produits similaires. Avant d’apprendre à comprendre ce qui se passe et d’intellectualiser le cigare (encore que moi j’y arriverai jamais), apprend à prendre du plaisir avec un cigare. De la même que tout savoir sur la théorie de l’élevage du tabac et de sa conservation, c’est une culture générale sympa, mais ça n’aide pas à trouver des cigares qui te plaisent (bon en théorie si, mais après il y a la pratique)

9 – Tout n’est pas bon
Etre bon, ce n’est pas un état de fait, pas la décision d’un groupe, c’est le résultat d’un expérience personnel. C’est un avis personnel. Si tu fumes un cigare, qu’il te plait et qu’il s’avère qu’un communauté de fumeur ne l’aime pas, ce n’est pas sale grave. On a  tous le droit d’avoir nos goûts et nos préférences. Typiquement, je sais aujourd’hui que je n’apprècie pas les arômes terreux et poivrés. Donc je ne suis pas capable d’apprècier certains cigares que d’autres apprécient. Ca ne fait pas de moi un handicapé du palais, ni d’eux des fumeurs de foin.
Il peut aussi y avoir chez des fumeurs plus aguerris des effets de lassitude, et une recherche de nouveauté et de différence, donc ce qui te semblera exceptionnel leur paraitra vu et revu donc banal.

9 – Ne jamais faire confiance à une loutre humide.

Billet ouvert – Du goût, de la douleur et du mainstream

Discussion qui a tout mon intérêt et qui fait un peu écho à la notation; que doit-on penser quand on émet un avis qui différe d’un consensus, positivement ou négativement, et que doit-on réciproquement penser des consensus ?

L’ami Traj-ik, a un peu initié le truc en me balaçant un vicieux « et le havanoscope ? ».

Ben rien le havanoscope amigo !. Je vois le havanoscope comme une bonne publication sur la forme (beau papier, belle impression, belles images), qui me permet de faire un peu de lecture papier sur le cigare qui se fait rare/rarement instructive; mais c’est tout. Pour moi les bagues du havanoscope, c’est un peu comme les articles politiques de la presse gratuite ou le 20H de TF1, ça se regarde comme un divertissement, il ne faut pas le prendre au sérieux. C’est un jugement facile et poussiéreux, plus basé sur le prestige que sur la qualité intrinséque, et pas toujours justifié. Je ne vais pas décortiquer le dernier volume, mais bof. Tous les ans c’est quasiment les mêmes cigares, et les même rengaines.

Si j’étais vraiment mégotteur je dirais que sa seule utilité  concrète c’est d’orienter les choix d’une clientéle captive afin d’anticiper les stocks.

De plus, s’il fallait vraiment faire une théorie compléte du jugement, ce serait une oeuvre psycho/socio/écono/philosopho/comptoirienne qu’il faudrait réaliser. Basiquement je reconnais plusieurs famille d’avis :

– L’avis éclairé
L’avis éclairé est celui que l’on nomme le bon conseil. il s’agit dans la plupart des cas d’un avis incitatif, donné gratuitement et qui n’a pas vocation à être moralisé. Typiquement, c’est quand je dis à un copain « vas y ma couille, fumes moi ça, c’est du bon ».  Si c’est pas le cas, on sera toujours pote et on en concluera que nos avis divergent sur un cigare, cependant, ils convergeront probablement vers la bouteille de tequila. C’est une forme d’invitation.

– L’avis péremptoire
L’avis péremptoire, c’est l’avis couperet. Celui qui émet l’avis se sens investi de l’impartialité et de l’omniscience, le propos est souvent très technique, et il note. C’est l’avis de l’égo. Vicieux, il peut parfois glisser une saveur confidentielle et hype, genre la pointe de curry traditionnel de Jaihpur au Rahjastan. On la détecte car c’est souvent aussi un moyen de parler d’un truc que le commun des mortels ne peut pas infirmer. Et comme il ne peut pas infirmer, ca veut dire que l’avis est juste. CQFD.

– l’avis poétique
C’est un  avis souvent onirique, comme une invitation à batifoler dans les jardinets  des arômes inconnus au bataillon du commun des mortels, dont à la fin on sort un peu couillon en se demandant ce qu’on a bien mérité pour ne pas avoir le droit de de percevoir la pointe de vanille du mexique (c’est toujours un truc hype et confidentiel) d’une gousse de 4,3 g qui elle même développe des notes de baies de goji ramassées tardivement et séchée par des femmes nues enduites d’ambre gris. Le problème c’est que moi j’aime pas les anchois.

– L’avis démonstratif
L’avis démonstratif, c’est l’avis qui te permet de savoir qui a fumé, comment, pourquoi, et la vie l’amour, la vâche. Généralement, il fini sur une note médiane ou un avis mitigé qui permet de donner son avis sans trop se mouiller. L’avis girly

– L’avis du suiveur
C’est l’avis qui vient en dernière position, quand tout le monde à dit « c’est mauvais », il dit « oui je confirme ». A noter que moins le producteur à produit d’avis indépendant à priori, plus il faut songer à ne pas en tenir compte. Disons que c’est un écho à la suivie du groupe. « Tout le monde suit ???? Oui oui ».

– Le reverse avis
C’est l’avis révolutionnaire et contradictoire. C’est celui qui est tout seul au milieu des autres, parfois virulent. Un peu comme un spasme existentiel de la prise de position. Attention, il peut s’agit d’un pic d’avis suiveur qui se rebelle que personne ne l’écoute. (Un peu comme un môme quoi). Dans les milieux aware, on le nomme la méluche.

– L’avis utilement contradictoire
L’avis qui restaure un semblant de lucidité dans une communauté qui semble l’avoir perdu. Genre Min ron nee c’est sympa, mais passer des cigares sous le robinet, c’est quand même stupide. Nommé par les partisans aveuglés l’acte blasphématoire.

– l’avis au prestige
Un avis vicieux, car il se détecte avec une fine connaissance du marketing de la chose. Il s’agit d’avis qui ne sont positif qu’en présence de produits chers et reconnus comme étant haut de gamme. Un peu la précieuse ridicule de l’avis.Exemple : l’havanoscope et les BHK. C’est un avis intellectuellement faible sous des dehors pétaradants et digne de l’animal de compagnie d’Era, mais au fond, c’est plutôt des avis de gens sans vraiment d’avis, alors on dit « si c’est cher et rare, alors c’est bon ». Equation marketing qui se vérifie plutôt bien au niveau des ventes, moins au niveau de la satisfaction individuelle. Dénote soit d’une névrose sociale avancée, soit d’une absence totale de profondeur. Nommé aussi spasme normopathe consumériste.

– l’avis pousse au crime
Un avis tellement dythirambique que personne n’ose contredire et que tout le monde s’empresse de corroborer par des avis du suiveur en glougloutant  sur les qualités merveilleuses de la chose. Ce pic d’euphorie collective à souvent un effet narcotique très prononcé avec des descentes bizarres : une gloire éphémére capable de traiter un cigare de bonne qualité comme le dernier mou du bulbe participant à une émission de télé-voyeur-alité. Exemple : les cigares Pitbull, meilleure chose du monde pendant 2 mois, puis condamnés au bûcher en 1 soirée.

– L’avis alternatif
L’anti-prestige. L’avis alternatif revient à prendre un produit sans vraies qualité et à lui en inventer ou à lui en trouver, par l’adjonction de procéder ésotériques (dans le cas des cigares, conservation en milieu à hygrométrie constate de 73,5% pendant 9 mois et 2 semaines, puis congélateur pendant 48:00 avant d’être mis à macérer dans une jarre avec des bouts de cédre d’amérique). Le côté geek du truc est souvent drôle, mais sa se vérifié assez rarement. A parfois un côté expérimental qui permet de découvrir des idées rafraichissante, et pas toujours moderne. Le cigare aussi à ses Geek. Moi je m’en fous, je roule en mac.

– L’avis fétishiste
Avis basé sur une parabole du sujet. Et souvent sur une invention. Très proche de l’avis alternatif, il est son effet secondaire, à savoir qu’il est essaimé partout. Tout est vu pa un prisme particulier. Un peu comme si il fallait n’avoir un avis sur l’art qu’en lisant des comic books.

– L’avis moderne
Ecrit en langage SMS où on ne sait plus si c’est du domaine de la faute ou de l’abbréviation. Généralement piquant et difficile à cerner. Sur un forum, permet de bons trolls bien velus.

– Le sans avis enthousiaste
Le pire, le plus retors et le plus moderne, aussi nommé « à la ricaine ». Everything is just wonderfull, Oh my god ! It is so Great ! It is the best thing of my entire life since 5 minutes. Une loghorée du superlaxatif, qui marque souvent plus la présence d’un intérêt économique, d’une volonté de « fit in » digne d’un American Psycho, ou d’une façon générale de cette abominable positive attitude pandémique nord américaine, qui permet aujourd’hui de s’extasier bruyament et à toute occasion de n’importe quoi. « I need to pee, isn’t that fuck’n GREEEEAAAAT ?????? ». Attention, peut avoir des propriétés urticantes.

– L’avis construit
Le plus recherché, le plus compliqué, et celui qui demande du temps et du travail. L’avis de ceux qui analysent et donne du temps. Souvent très humain, très beau et très agréable à consulter. Priceless. L’awesomeness de l’avis – j’en suis strictement incapable. Dans la blogosphére que je fréquente, je dirai l’avis à la Belge.

– L’avis shocking
L’avis contestataire mais argumenté et intelligent (eg. : Twangking). Le truc pour secouer les habitudes poussiéreuses, souvent plein d’humour et de bon sens. La combinaison avec des avis construits donne de bons résultat. (Parce que quand même, il fume des Camacho, comme Edmond, je vous en veux pas…Mais quand même…)

– Mon avis
C’est le mien, et je suis souvent d’accord avec moi. Essaye de maintenir l’équilibre entre l’avis construit, mais pas trop parce que c’est fatiguant, l’avis shocking, mais c’est pas toujours simple, et le reverse avis parce que c’est mon côté relou.

– L’avis de BHL
Se dit d’un avis disponible quelque soit le sujet, à condition qu’il serve les intérêt économique et l’égo de l’émetteur. Sa pertinence est vraiment, mais alors vraiment secondaire.

– L’avis de sa meuf
….Je déconne.

– L’avis d’un journaliste
Se dit d’un avis mal documenté mais généralement au ton putassier et provocateur afin de provoquer une audience. Idéalement doit s’accompagner de photos morbides et choquantes, et ne peut en aucun cas être autre chose que la révélation d’une supercherie d’ordre supérieure. Il est nécessaire de disposer d’une économie rémunérant l’audience de façon à séparer le coprs aguicheur de la chute délirante. Parfois on peut aussi demander aux gens de faire un SMS à 4,5 Euro pour savoir si un cigare est a base de tabac, envoyez « tabac » ou à base de miel, envoyez « miel ». Bonus : le cigare est laissé encore allumé au bord d’une centrale nucléaire par un millionnaire qui fait de l’évasion fiscale en suisse.

Bref, l’avis sur une cigare comme sur tout chose c’est hautement subjectif. Il y a tellement de facteurs différents que ce qui est le plus dur est souvent de savoir quel avis écouter. Et dans le cas du cigare, les question sont nombreuses, la première étant souvent de répondre à une question simple : pourquoi j’aime le cigare ?

Moi c’est pour le côté phallique plaisir. J’aime les plaisirs terriens, et qui dit plaisir terrien dit aussi partage. Je mets mes avis ici parce que je peux y dire ce que je veux sans heurter de susceptibilité, et surtout, me lit qui veut. Fair and square. Ce n’est pas un jugement, c’est plus un instantané de sensations, essayer de capter l’impression du moment. Pour le reste, il y a les experts et les spécialistes qui comme ceux du havanoscope s’auto-proclament à coup de promotion associative ou autre. Comme disait ma grand-mére : laissons les enfants s’amuser. Moi je fais ça égoistement pour mon plaisir; que je ne boude jamais.

Mais de ce monde du cigare, je retiens juste que malgré l’ensemble des experts qui peuplent ce monde, et les vente faramineuses, tous les ans disparaissent des cigares appréciés. Voilà le mal du cigare : la logique est financiére mais guére industrielle. Un bon cigare est un cigare qui se vend beaucoup C’est simple, voir simpiiste, c’est faux, mais c’est la réalité. 
Et c’est ainsi que disparaissent des catalogues des merveilles comme le Tainos, le punch RS 11,La gloria cubana pour n’en citer que quelques uns.  Et des trucs comme les montecristo continuent…Pourquoi ? Un grand mystére. Mais une chose est sûre, le plaisir n’a pas sa place dans ses décisions forcémment stratégiques d’entreprise.