Nicaragua

Pitbull – Mahestro

Un beau canonazo, créé par le pitbull himself (pour ceux qui ne connaissent pas, le pitbull est le truculent taulier de l’excellente civette art tabac, place de catalogne à Paris).

Un puro nicaragua, sans faute, c’est un hommage sa petite succession, avec un beau jeu de mots.

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Boite récupérée après un appel en urgence dans une soirée, comme a son habitude, le cigare pitbull est une démonstration de roulage :
Bien rempli, gras, homogéne, c’est un vrai plaisir.

A cru, le cigare est fruité et très floral, on sent qu’il y a de la jeunesse dans l’air. Je l’ai ouvert à l’emporte piéce et le tirage fut excellent – as usual j’ai envie de dire.

Bonne nouvelle – tout de go – les amateurs de la marque vont aimer ! On retrouve la signature du pit’ : du miel, légérement poivré, et il se fume très facilement.

Comme le carlito, en mon sens, c’est un cigare qui vieillira très bien voir excellemment bien. Il est déjà bien plus ordonné que ne l’étaient les jeunes carlito et muchacha.

Le module a tendance à assagir le mélange, et le premier tiers est léger, arômatique, et c’est plaisant. La puissance arrive progressivement, et les arômes se mettent en place. Clairement, même si c’est la même patte (et pourtant je ne suis ni fan de la ley ni de nicarao) qui est derriére, il y a un côté plus abouti que ses petits fréres.

J’adore ce côté simple, sobre et pourtant arômatique. Ca envoie du miel, de l’oléagineux et juste ce qu’il faut de puissance.

J’avais un peu peur de m’ennuyer sur ce gros module, au final, il a autant de tenu qu’un canonazo cubain, n’a pas un tirage cheminé et ça en fait un très bon cigare. J’aurai même aimé l’accompagner d’une eau de vie ou d’un single malt.  Ca demeure très digeste et agréable.  Et ca en ferait un excellent cigare pour une soirée entre potes fumeurs !

Un essai à faire amis fumeurs !

La minute du Vitologiste – Y’a pas que Davidoff dans la vie : Vega Fina Nicaragua Gran Toro

Vous connaissez cette nouvelle gamme ? Ben voici :

Un triptyque de nouveaux « VF » qui s’expatrie de Saint-Do, se maquille la bague et veux faire commes les concurrents copains. Une « création » qui apparaît tout de même comme un vulgaire copier-coller de la gamme Nicaragua de Davidoff… Double-bague dont une noir/argent ‘VF » et une orange « Nicaragua », déclinaison en 3 modules (short corona, robusto, gran toro) et même des capes aux tons rosados étrangement similaires. Comme pour ceux qui ne pouvaient s’offrir la rolex Davidoff se voyaient proposer la même mais avec tripe mouvement chinois à respectivement 4, 6 et 7 euros d’un côté contre les 10, 15 et 17 euros de l’autre. Bref, j’ai fumé ce cigare dépenaillé, sans les bagues.

Les capes varient donc, sur une constante un peu « rosado » du colorado pour les « short coronas » au colorado maduro pour les Toros et robustos. Bien lisses, peu défauts.

Bonne odeur de cacao typique du terroir, surtout au pied, et remplissage homogène. Le tirage n’est pas turbo.

Ensuite, je ne l’ai pas analysé plus que ça, je partage alors mes brèves impressions. Sympa à cru, pas trop brut, il augure d’un cigare nicaraguayen pas surpuissant. Tiens, ça me rapelle encore quelque chose… Le démarrage est fougueux et il lui faudra quelques bouffées pour se calmer. Ensuite, son rythme s’installe sur des tons de bois précieux et d’humus. Simple mais très agréable. Puissance oui, mais bel et bien modérée, véhiculée par un peu de muscade. Pas autant de rondeur comme son comparse Genévois mais un profil aromatique très similaire. L’évolution se fait maîtrisée par la puissance, pas vraiment complexe par les arômes qui restent forestiers puis terreux sur le final. Un peu jeune, on ressent des pics d’amertume par moment.

Pour 7 roros, ça se fignole plutôt bien. Meilleur qu’un CAO La Traviata que j’ai tendance à trouver trop « saucé » au caramel, sur les pas d’un bon Nicarao, je l’admets quand même bien conçu. C’est qu’ils ont a priori réussi leur coup ces cons !
On passe du mouvement suisse au mouvement japonnais. Pas le même prix, mais fonctionne presqu’aussi bien.

A essayer voire adopter pour les curieux – moi il faut encore que je confirme – à éviter pour ceux qui ont du mal avec le sol « ferreux » (dixit Volutes) du Nica, ce ne sera pas leur came.

Au final je suis assez en phase avec le CR du dernier Amateur de Couillons Cigares. Sans aller jusqu’aux quatre bagues (sur cinq), je lui donne bien trois et demi.

A votre service,
Le Vitologiste.