H.UPMANN – Magnum 46 et Hommage à la Muse

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Si il y a bien une notion qui contribue à l’appréciation d’un cigare c’est le moment. En dehors de toutes les qualités d’un cigare, il m’est souvent arriver de me rendre compte que le problème était le mauvais cigare au mauvais moment – sorti du problème de la buche qui nous guette tous.

Il est un établissement que j’apprécie de longue date, qui se nomme la Muse du Chai. Ce bar à vin sympathique de la rue Godot de Mauroy à Paris est de surcroit tenu par une amie.  Les choix de vin y sont sympathiques (le Croquignol de Mas Fabregous, un magnifique fitou…),  la cuisine simpl et de qualité et le gateau au chocolat reste simplement démoniaque, à condition d’avoir su d’abord résister aux St Marcellin de la mére richard. Le tout sur une ambiance Jazzique agréable, dans un lieu ou la maitresse de maison, Paule France, tient magnifiquement son rôle. Un endroit sobre et agréable, où j’aime trainasser quand j’ai le temps.

Et c’est dans ce lieu, non loin du Lotus et du Cigarium à Paris, qu’un jour je suis rentré avec mes courses du jour. L’établissement étant fermé, c’est en toute sympathie que j’ai bénéficié d’un lieu privilégié pour déguster une vitole qui trainait dans mes affaires : un magnum 46 de 2007.

La Magnum 46 fait parti des standards, mais c’est une vitole qui me surprend à chaque fois, et l’âge lui donne une belle rondeur. Et bien m’en a pris d’être avec des connaisseurs, dans un lieu chaleureux, entre amis d’avoir cette vitole dans mes affaires. Elle a accompagné magnifiquement un moment de convivialité, et nous a ouvert l’appétit et les sens pour un magnifique saucisson pistaché, un vin coup de coeur de la tauliére.

J’ai attaché peu d’attention aux tiers, mais tout a pris forme, et pendant quelques heures, un endroit s’est transformé en repére d’épicure.

Si vous y allez, vous découvrirez un endroit particulier, vous serez surpris amateur de cigare d’entendre Paule France vous parler de ses dégustations de chocolat chez Gérard Pére et Fils ou de l’allumage rituel. – Et sans insister, ce gateau au chocolat…

http://www.cityvox.fr/bars-et-cafes_paris/la-muse-du-chai_94503/Profil-Lieu
De la part de Frédéric.

H.UPMANN – Sir Winston ou la démonstration d’Oscar Wilde

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Une belle cape maduro, une construction quasi parfaite. Avec sa bague avant 2007 ici. Une des références en matiére de cigare, probablement un des plus reconnus. Le Sir Winston.

Depuis que je connais le Sir Winston, et il faut souhaiter à tous les débutants de le croiser rapidement, je n’ai jamais rencontré d’exemplaire mal construit ni bouché. La douceur de ce cigare est exceptionnelle au regard de ses qualités gustatives. Le démarrage est dans l’ambre, l’épice et le miel avec cet équilibre propre à Hupmann. Dès les premières bouffées, on comprend que c’est un grand cigare. Le second tiers apporte généralement une évolution herbacée et terreuse. Une multitude de saveurs différentes apparaissent, et c’est une réelle explosion. Beaucoup de fumeurs y trouveront des saveurs différentes et pourtant ils auront probablement raison. Le divin est un modéle d’efficacité et de complexité maitrisée.

Au dernier tiers, le cigare reste de haut vol et le terme de purin est bel et bien inapproprié. Le dernier tiers est aussi gourmand que les précédents. Malgrè sa taille, ce cigare se fume à s’en bruler les doigts, le dernier tiers apporte de la puissance, du torréfié, tout en restant étonnament complexe.

Vous l’aurez compris, le Sir Winston est dans mes favoris. Un cigare haut de gamme, une démonstration du savoir faire cubain. 
On est dans le beau, le grand et le bon.

« J’ai des goûts simples : je me contente du meilleur. «