Roméo & Julieta

Romeo & Juliette – Exhibicion n°4 vintage

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Suite à une soirée pluvieuse dans la tanière germaine, mon emporte-piéceur de torpedo, aka la tornade de la porte de saint cloud essayant de survivre comme moi après une dure journée de labeur à un sales pitch en environnement tropical – tous ceux pointant plus de 3 chiffre à la balance me comprennent – pointa une boite de cigares et me dit un lumineux : « Ca mon Fred, ça, c’est bon. »

J’étais un peu dubitatif car les derniers que j’avais fumé était – soit, très jeune – très…Dispensables ?

J’avais jeté mon choix sur un torpedo, une EL Cuaba, et pascalou, la tornade achetait quelques pièces.

Passons une soirée exécrable au cours de laquelle on a finalement réussi à me faire sortir deux foix ma cb pour fumer un cigare sous la pluie en écoutant les sornettes de vendeurs de produits de luxe, mais pas suffisamment aisés pour poser un parasol supplémentaire ou un chauffage d’extèrieur et dégouté par un cigare trop humide qui m’a laissé aucune avis si ce n’est celle de coller au claque au pré pubère en lui demandant pour quels gogos il nous prenait, nous mirent le cap vers le Cubana.

Nous sommes arrivé comme des petite chattes humides en mal de plaisir au cubana et dans l’entre nous avons pu retrouvé l’homme qui questionne sans écouter les réponses et deux gars bien sympas, Là pascal a pris les choses en main :

– Déjà il est allé chercher le guacamole, élément nécessaire à toute dégustation et quelques beignets de calamars réchauffés au « crohonde » ce qui fait que quand tu crois prendre une bouchée, le calamar quite sa garniture pour venir te fouetter la gueule comme une domina est-allemande de 140Kg.

– Ensuite, nous avons pris un cocktail au litre, parce que nous sommes des paresseux. Ca me gonfle de me lever tous les 1/4 d’heures pour aller chercher un mojito suce-glaçon, alors autant prendre ce qui est au litre : le tropical. Bref, il y a tellement de bonnes choses dedans que je résume l’expérience à : un tang rhum. (Qui se souvient du tang ? De cette époque bénie ou avec les libertés on pouvait bouffer, fumer, se goinfrer de machinphénol et ou les pipes ne donnait pas le cancer de la gorge ?)

Consolé, Pascal m’a offert un R&J, comme un baton de sucre candy (encore un truc que les enfants d’aujourd’hui ne connaitrons pas pour leur éviter un cancer de l’orteil gauche et des maladies neurologiques). J’avoue que le coeur y était de rigoler avec les anciens et nouveaux copains, mais pas trop de fumer les éponges du drugstore, la soirée était venue à bout de mon envie de cigare.

Ce n’est que la fois suivante ou j’ai enfin découvert ce que je décrirai comme le vrai « short churchill ». In fine, c’est une beau module, sombre, lisse, tendu, consistant, qui sent bon le cuir et le tabac et les épices à cru.

Suave, un côté fondu et fin, très proche des sensation délivrées par le churchill de la même maison, qui est un peu mon monte 2 des jours de disette. Très agréable, très doux, beaucoup de rondeur. Il évolue très facilement vers le cuir et se fume très simplement. J’aime ses arôme simples, très typés r&j, un côté fondu, boisé, poivré, légérement sucré. Ce cigare a un côté valeur sure, et c’est un chouette cadeau du copain.

Je l’ai apprécié ouvert à l’emporte piéce (converti par l’ami Emmanuel).

En même temps, « seulement » 3 occasions auront été nécéssaires pour apprécer ce cigare. Ce qui me fait dire plus que jamais que le cigare, en dehors de sa technicité, c’est un instant. Et quand cet instant c’est avec des potes, c’est encore mieux.

R&J – Roméo N°3 Tubos, et la shortification

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Pousse au vice notoire, le fait d’avoir proche de soi un fumeur de cigare qui aime aussi la parlotte.

C’est ainsi que fréquentant depuis quelques mois les pavés à milf que sont les champs dans cette bonne vieille Paris, il se peut que je passe débaucher l’ami Emmanuel pour shortifier après une dure journée de labeur. Ce néologisme, issu du premier consumé de la sorte, décrit simplement le fait de s’en glisser un petit dans le buffet en papotant, le tout en profitant de la terrasse du bar – restaurant situé juste après le drugstore qui faute de nous faire houspiller par les clients nous a semblé être « cigar friendly ».

Pour Shortifier ce soir là, Emmanuel a choisi des roméo N°3 Tubos. Je n’ai rien contre, vu que je ne connais foutrement rien à tous ces petits modules. Mais je fais confiance au nouvel homme de l’art. Après avoir écumé quelques tubes, nous en trouvons deux sympas. J’avoue que je trouve toujours ces petits modules d’apparence frustrante.

Après avoir essuyé une peu de germaniité (pour ceux qui ne suivent pas, c’est une étape – bien que désagréable – obligatoire à une shortification) nous prenons la direction de la sortie, on trouve deux chaises, deux coupes de champagne rosé et on s’attaque aux petits roméo.

De prime abord, je dois qu’au nez, on reconnait immédiatement la patte R&J. Boisé, poivré, légèrement suave. Je suis assez surpris des arômes de ce petit gars. Ca me semble plus prometteur que le short, et l’allumage confirme. C’est pas le grand cigare dont on va éjaculer des lignes entières de jouissance olfactive, mais par consensus, pour une soirée, une coupe et une discussion entre copain, il est franchement honnête. Pas excessif de puissance (bien vu la taille), un peu de rondeur, du goût.

Ca calmera pas les grosses faims, ça mettra eventuellement en appêtit. En tous les cas, on fume du roméo, ça envoie un boisé poivré tout du long, le combusation fut nickel chrome, le tirage juste et les arômes présents. Le tout a un prix très léger. J’y reviendrai avec plaisir un de ces quatres. Et la combinaison avec un Taittinger Rosé était bien belle.