Navarre – Robusto Aramits

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Oyé, oyé ! J’ai enfin fumé français. Enfin mon second navarre, mais la première rencontre avec le navarre de première génération m’avait dérouté de ce terroir si proche et si peu crédible.

D’abord, je trouve ce cigare bien fait. Ferme, lisse, pas de nervures, mais il dégage peu d’odeur. D’apparence, je trouve la bague rouge pas heureuse mais le cigare semble bien fait, avec un côté vieille france (genre  « la france c’est le produit de luxe »). Bref, il ressemble un peu à un concept surrané du cigare pour la bague et le nom.

A cru, il dégage des arômes discrets, boisés principalement.

Il est arrivé en fin de session, mais pas trop mal j’ai envie de dire. Déjà, à l’allumage, la finesse des arômes m’a surprise : c’est du bois précieux, quasiment ambré. Cependant, le tirage m’a semble un peu court. C’est fin, mais ça manque de matière, c’est une fuma délicate. Pour preuve, la cendre qui tombe très facilement.

J’ai trouvé l’arôme très intéressant, marqué par un bois précieux, de l’ambre et très fondu.

Malheureusement, les tiers évoluant, cet arôme se fond très mal avec le gain de puissance et le goût de la nicotine, qui se combinent en un arrière goût qui fait penser à une moisissure. Sur le total, deux beaux dégazages, et un peu écoeuré. L’arôme est surprenant, voir fin, mais sur la durée, il m’a écoeuré – mais là on est dans le registre du personnel.

Sur le fond, j’ai fumé un cigare bien fait, quoi que très loin de la qualité de fabrication d’un nicaragua (combustion pas toujours heureuse, cendre trop légére, tirage un peu étroit) et dont les arômes au premier tiers m’intéressent, mais qui évoluent mal pour moi.

Bref, c’est une expérience à tenter, et une agréable surprise. Indéniable qu’il s’agit d’un vrai cigare, qui plaira ou pas, mais qui a des qualités.

Je reste quand même très agréablement surpris par le premier tiers, extrêmement agréable et savorique.

Tatuaje – Cojonu 2006

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Ah quel kiffe ce torpedo, bien roulé, avec ce côté « vieux machin » tatuaje, entre une bague simpliste aux couleurs passées et le torpedo (moi j’adore – mais j’avais oublié mon emporte piéce).

 

Je suis encore plus heureux d’en parler ce soir que je l’ai fait découvrir à un pote (c’est le bon terme après deux boutanches et une bonne rigolade) qui a aussi découvert un « truc grand » – et sa banqueroute future à peupler ses caves d’autres choses que de cubains.

 

Voilà on ne va pas faire l’analyse en 3 tiers pénible et scolaire : c’est du grand et du bon. C’est épicé, rond, un tirage quasi parfait, un module juste bien et hyper régulier.

C’est linéaire ?
Oui  – mais on s’en fout ! De la linéarité comme celle là, on en voudrait tous les jours par demi-roue et en dutty free.

Ce n’est pas ultra fort ?
Oui – mais on s’en fout ! Le cigare, c’est une histoire de goûts, d’arômes, si je veux un arrache moi la gueule, je peux en fumer n’importe quand. Un cigare avec des arômes ciselés comme celui là, c’est autre chose. Epicé, boisé, légérement terreux, et so mellow.

 

De l’allumage à la fin, aucun défaut. Du goût, et de la qualité : la combustion est parfaite, aucun dégazage, aucune amertume, aucun piquant. Tout est bon.

Marié à un simple Taittinger brut avec lequel il a produit un accord magnifique, les deux se fondant magistralement, ce Tatauje est la digne représentation de ce que le nicaragua sait faire : du beau, bon, et surtout du régulier. A l’heure ou les boites de cubains se remplissent de cigares bouchés, ou de vitoles dont la longueur ou les arômes sont péniblement qualifés de corrects, ce cigare est une monumentale claque dans la gueule. Un brûle doigt.

Une heure de pied, et surtout après la plénitude. Cette sensation légére du bon moment, il laisse la bouche épicée mais pas séche.

A acheter d’urgence, par boite. Si vous n’aimez pas, je les reprends !