Cumpay – Pyramide

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Ce pet’ cigare de beuh qualité commit par signé la fille spirituelle de Rocky Fucking Patel Maya Selva est un parfait raté exemple de ce que le business nicaragua peut produiire comme infâme daube singularité cigaristique.

Sur la forme, le cigare est tient à la classe du fumeur de cigare ce que la vuvuzella est au dandy des temps modernes : un accessoires carrément dispensable. J’aime pas, mais pas du tout. On dirait un cigare roulé par un stagiaire du red light d’Amsterdam, entre deux pre-rolled de white widow.

Passons cette bague de merde qui semble plastifié et qui demande un peu d’attention pour être retirée sans écater le cigare.

A cru, c’est surprenant après le pipeau – je cite :

« En langage indien de la tribu « Tawakha » qui habitait sur ce terroir, « cumpay » désignait la feuille de tabac roulée. Les cigares Cumpay sont la dernière création de Maya Selva. Elle en fit le lancement en 1999. Un cigare singulier, dit-elle, pour au moins trois raisons: « Les trois terroirs du Nicaragua entrent dans sa composition: Jalapa et son sol d’argile le plus fin qui donne la cape et la sous-cape, Estelí avec son sable volcanique et le Pacifique avec ses terres riches, granitique et volcanique. »

Quand on lit ça, c’est une invitation au voyage, on s’attend à une fusion de saveurs, une combinaison d’épice, de terre, enrobé de rondeur.

On s’attend à un BFGC – Big Fucking Good Cigare (copyright déposé VOLUTES)
Il y a de la promesse de vente, du poétique, une espéce de science de l’apport du sol dans l’arôme de la plante, et …

……MERDE QUOI !!!!!!

A cru, ça envoi du végétal. Pas désagréable, mais aussi que de se faire vendre un trip  à Maurice et d’arriver à Morlaix.

Morlaix c’est une commune du Finistére,de 15 000 habitants où on se fait principalement chier. Désolé pour les Morlaisiens et Mord les siennes, Morlaix y’a rien à y faire. D’ailleurs c’est au cours d’un week end là bas que j’ai découvert les vertues dépressives de l’ennui.

Bref : je l’allume et là il ne se passe rien. Mais rien. Rien Rien Rien Rien Rien….Comme une vieux vynil de la môme rayé. Je ne le regrette pas, mais je suis content de pouvoir décourvrir Pekin Express. et qu’un pote me téléphone. J’ai même remarqué que quand Bigard essaye de dire ricard, il y a un « BIP » qui censure. Faut dire si je m’emmerde avec ce truc et à quel point je suis incapable de fixer mon attention dessus.

Bizarrement, il n’y a aucun défaut qui donne envie d’arrêter : c’est doux, pas piquant, pas asséchant, fondu. Mais c’est chiant. Mais c’est une forme non dérangeant. Il est chiant mais non intrusif. C’est tellement chiant que tu peux le fumer en l’oublian ! 

C’est pas la cleveland bitch de l’année celui là. Mais il est d’une linéarité légendaire. Même la puissance n’évolue pas. Un peu comme si il y avait un niveau dans le chiant. C’est le chiant soit, mais le chiant de luxe. Le cigare qui n’a rien à dire par choix. La classe ultime de la chiantitude. Drôle comme du Kev Adams, intéressant comme du Cyprinien, intelligent comme du Franck Dubosc, rafraichissant comme un vynil de Nana Mouskouri et surprenant comme les blagues de mon voisin.

Tout comme Marguerite Duras a mérité la haine de Desproges, ce cigare a mérité mon éloge.

Je m’a bien régalé.

Bref, je zappe.

Zino Platinum – Z-Class 546 P

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Devant ce nom qui fait penser à un prototype d’arme bactériologique (les génies du marketing semblent converger vers le marché du cigare), j’étais trés circonspect : déjà le dernier en date – Robusto Nicaragua – de la marque m’a fait mal (mal roulé, arômes brouillons, puissance mal maitrisée et prix) et l’avant dernier – Davidoff 2000 – ne m’a laissé que le souvenir de l’avoir fumé. Pour moi Davidoff, n’en pensent certains, c’est la définition de la marque overrated qui survi grâce au fantôme du dom perignon, dont les derniers exemplaires s’arrachent à prix d’or entre nouveaux riches pour fumer de la poussiére. 
L’allure est passable, la qualité de roulage n’est toujours pas là, et est assez similaire au Robusto Nicaragua : pas hyper régulier, nervuré, cape un peu réche. Déjà je trouve que pour un produit visant le luxe, on est loin du compte sur la forme. Je connais des cigares qui pour la moitié du prix sont visuellement superbes. On est quand même sur un module hybride entre le belicoso et le gorda (cepo de 46) mais on est à 12,5 $ soit une dizaine d’euros, soit les gammes de prix des corona gorda cubains.
Le tirage est excellent, malgrè la laideur du roulage, et les arômes à cru sont terreux et poivrés. Globalement, ça m’a fait penser à du Camacho en plus fin qui aurait commis un enfant à Don Pepin.
L’allumage, c’est un peu comme se faire plaquer sous la douche par un troisiéme ligne des all blacks : c’est brutal et ça grattouille.
Le démarrage pique. Mais il pique grave. Et pourtant je suis pas avocat.

J’ai continué, et après 1 ou 2 centimétres, mon palais céde (comme quoi l’image de la douche est toujours valable) et s’habitue. C’est essentiellement poivré et piquant, avec un fond terreux.Au début je le croyais dominicain et je n’y ai pas cru. Après m’être renseigné c’est un blend Nicaragua / Honduras avec un wrapper Péruvien. El condor passa.

Comme quoi avec mon impression de Don Pepin qui couche avec un Camachoooooo je suis pas passé bien loin !  Le premier tiers passe, et je m’ennuie ferme. Globalement, j’ai l’impression d’être un fumeur de Marlboro qui s’est fait dépanner d’une gauloise brune : je suis à des année lumiéres de ce que j’aime dans le cigare. Aucune finesse d’arôme, du brutos, clairement la target c’est pas le mec qui porte une casquette en cuir avec un chihuahua.

Pour moi qui ne suit pas fumeur de cigarette, c’est trop brutal, mon palais n’est pas en teflon. J’ai fait l’essai d’un verre de vin moelleux pour m’adoucir le palais, le Zino a déglingué le pinuche . A côté de ça la combustion est superbe. Hyper réguliére, cendre compacte. Mais qu’on s’en bat les steaks quand c’est pas bon !

Très honnêtement, même le dégazage n’y change pas grand chose. Pour moi il y a un excès de puissance qui rend l’ensemble confus. Certe la combustion est bonne, le volume de fumé est agréable, le tirage nickel, mais la rétro olfaction me laisse une morne plaine à la place des sinus et un arriére goût de tabac brun désagréable.  Et je ne l’ai même pas ouvert large. Je n’ose imaginer la béne de gravier qui attend celui qui lui fait la coupe robusto. 

Au final je suis même content qu’il n’évolue pas, plus de puissance et je l’aurai abandonné. 

Finalement j’ai envie de dire : ça change. Mais c’est un peu comme quand on oublie d’aller voter et qu’on se réveille un matin avec le FN qui est en tête aux européennes. On se dit que finalement avoir le choix c’est bien et que laisser les autres choisir, ça ne donne pas que des bonnes surprises et que si on veut diversité et liberté, faut aussi savoir se bouger un peu le cul dans la vie et ne pas laisser que les embrigadés prendre les urnes d’assaut.

D’un autre côté, ce cigare fait fuir tous les nuisibles volants et écrase même l’odeur de l’encens. Il faut lui reconnaitre ce côté rouleau compresseur sensoriel et pratique.
Mais bon, le côté 12,5 $ pour se faire violer la bouche, ça a un petit côté ass-to-mouth qui ne convient pas, alors je passe !
Bizzzz