Tainos

El Rey Del Mundo – Tainos

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La marque du mégalomane frére de Ramon Allones, une marque particuliére, que je n’avais en outre pas abordé depuis longtemps.  Dans cette marque se trouvait un de mes churchills favoris, le Tainos, vitole à la presse discrête qui me semble pourtant impressionnante de constance et qualité.

La journée est belle, je me suis initié aujourd’hui aux cartes magic the gathering avec le fiston, avec des gens éminements sympathiques. Ces pans de la culture geek que j’adore sont présents  : ouverture, passion, envie communicative. Souvent d’ailleurs et comme Gilles Mony me l’a dit un soir, je suis un geek du cigare moi même.

Cependant, après la frustration d’avoir perdu 5 parties d’affilées, je me suis décidé à entâmer la lecture d’un comic book méconnu et qui est pourtant une magnifique idée : red son. Où la vision d’un monde ou Superman serait un enfant du peuple en union soviétique ou comment etre un surhomme dans une société qui se veut égalitaire et communiste.

Bref, confortablement vautré installé dans un canapé au soleil, j’ai décidé de m’accorder un petit moment plaisir avec un Tainos qui traine dans ma cave depuis longtemps avec quelques comparses. La bague d’El Rey et l’allure du cigare sont sympathiques, et je trouve qu’il a l’allure de ses arômes. Et c’est en cela qu’El Rey est un peu à part car depuis quelques temps, entre beaucoup de cohiba et d’hoyo, j’était dans des arômes boisés et épicés.

Le Tainos que je tiens est mature, il a bien vieilli. Il est souple et bien équilibré, d’une belle cape avec un peu de fleur dessus. J’ai d’ailleurs peur qu’il soit passé, et je l’allume rapidement.

C’est crémeux, et immédiatement torréfié, c’est El Rey del mundo. Une saveur suave, dans le torréfié, la noisette et un peu de végétal, voir de l’oléagineux. Le tirage est excellent, la fumée est ample, grasse, ronde. Il me fait penser à une tartine de pain grillé beurrée dans un café le matin, à l’ancienne. Un côté sophistiqué dans ses saveurs, et aussi très france.

Le temps passe malheureusement très vite, et le cigare évolue vers des notes de pain grillé, très présentes, et un registre d’amande, quasiment de la noix de macadamia (ce qui fera peut être sourire la suisse 🙂 ). La puissance reste modérée, c’est un cigare qui déroule, un sans faute.

Le dernier tiers est un bonheur, de la puissance, du grillé, un peu de poivré. Je l’ai fumé à m’en bruler les doigts, et pour le dernier tiers, je me suis tellement régalé que j’ai un peu chauffé la bête d’ailleurs.

Je suis très déçu de me dire que j’ai en cave des exemplaire condamnés à ne pas être remplacé, mais si d’aventure vous croisez ce cigare dans votre civette, tentez l’expérience, vous pourriez être séduits.