Por Larranaga

La minute du Vitologiste – Comment surfer sur la vibe – Por Larrañaga Secretos Edición Regional España

M. Volutes est généreux : non content de pratiquer avec ses potes l’open-humidor, l’open-cellar, l’open-house, l’open-mouth (pas de mauvais jeux de mots svp !), …  – tout sauf l’Open-Montecristo. Ce dernier pratique également l’open-blog. Merci pour l’encart, bises

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Dans le monde des fous de la vitole, il y a des cigares qui font le buzz, plus hype que le bâton de fumée commun. Vous vous rappelez peut-être de « La Escepcion », réédtion exclusivement italienne d’une marque cubaine disparue. Vénéré par certains, ou détesté par d’autres, ce Panetela a fait parler, à tel point que par on ne sait quel miracle il est toujours dsponible, cher, et se décline désormais en jarre. Bon, moi je l’ai adoré – fin épicé et singulier – mais ce n’est pas le propos.

Le Por Larrañaga Secretos fait partie de ces must-have du moment. Pourquoi ? Parce que pour une fois exclusivité ne rime pas forcément avec découvert autorisé. Le Minutos vous en coûteras 3,85 euros pièce ce qui amène la boîte de 25 à moins de cent boules. Du coup, Habanos a bien prévu son coup, 8000 boîtes produites, du jamais vu chez les éditions régoniales. A se demander, mais je ne m’en plains point, la réalité de l’exclusivté car si territoriale certes, certaines vitoles de chez Bolivar, SLR ou Cuaba par exemple sont bien moins produites chaque année.

Por Larrañaga. Une marque très appréciée de l’amateur éclairé, déjà hype par sa méconnaissance du fumeur de bague, et encore plus par le simple fait que la majorité de sa gamme est constituée d’éditions régoniales. Jusque là trois vitoles au catalogue cubain classique pour déjà treize ER depuis 2006. Habanos a enfin compris le potentiel de la liga PL comme je me plaît à la décrire et envisage une édition La Casa Del Habano pour 2014 (comprenez 2015) avec le Picadores, en Hermoso No.4. Les fan de pâtissier, d’empyréumatique et d’épices légères seront ravis.

Mais revenons-en à notre short. Loin de moi l’envie ou la capacité de mon hôte Volutes à digresser avec sa verve si délicieusement grivoise ; tentons simplement de comprendre « what is all the fuss about this cigar » ?!

Le prix on le sait, la « rareté » en toute relativité, et le cigare lui-même ? J’ai eu la chance en tout début de commercialisation de le découvrir au hasard d’un boxsplit* (*partage de boîte) auquel j’ai participé. Cinq de reçus, deux de fumés pour, trois d’offerts – un pote, un coup de coeur, re-des-potes. Re-un de reçu et refumé. Puis un passeur manifesté, un boîte dans le courrier, re-deux de fumés, re-deux d’offerts. C’est aussi ça le cigare, plus on en sème plus il en pousse.

Tous emboîtés en juillet 2013, c’est à point dans leur neuvième mois qu’ils ont tous été dégusté. Cape fauve toujours admirablement posée, lisse et luisante, une belle régularité dans la production. L’odeur qui s’en dégage, et encore d’avantage dans la boîte, l’est tout autant. Musquée, chocolatée, une pâtisserie bien fraîche. Les corps sont bien rond et les roulages toujours au poil, je n’ai pas encore expérimenté de tirage cubain ou de bûches.
Pour ceux qui le connaissent, je ferais l’analogie avec une des fameuses autres ER de la marque, l’Encantos – tant en terme d’aspect que d’arômes – un Lonsdale dont je tends à penser que la liga a été quasi-intégralement reprise.
A cru tous les symptômes d’un bon jeunot, fougueux et expressif de céréales (malt), chocolat et herbe fraîche. Le fumage offre un mélange typique de noisettes et d’épices au démarrage. Puis lors du final plus corsé et puissant, de la réglisse, du cuir et du cacao. Plusieurs dégazages sont nécessaires pour tempérer une fougue qui persiste toujours.

Sur tous ceux fumé il y en a un qui est sorti du lot, comme s’il avait fait un bond dans le temps, et a apporté cette rondeur qui vous fait fumer le machin jusqu’aux cloques sur les lèvres. L’âge en fera alors très certainement un cigare plus rond durant le divin, un peu désordonné pour le moment.

Bref, point overrated, mais encore bien jeune sachez-le, si vous avez sous la main un passeur, tendez-lui le billet vert, vous ne serez pas déçus 😉 .

Le Vitologiste.

Por Larranaga – Belicosos Extra ER Asia Pacifico

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Ca fait longtemps que j’en avais envie, même si je concéde avoir fait de molles recherches, et quoi de plus beau que de se le faire offrir quand on ne s’y attend pas ?

Bref, placé depuis 2 semaines dans ma cave de consommation, c’est une belle piéce, odorante de cuir, sobre (j’y peux rien j’adore la bague PL, simple, sobre, et tellement en phase avec le cigare)) dans un format que tous les fumeurs appprécient : le belicoso. Autant dire qu’il me fait envie.  

D’une part, la marque est largement sous estimée, même si ces dernières années, elle semble être étrangement structurée avec une pléthore d’éditions régionales et une production courante qui reste sur des modules communs, même si elle y attire les éloges des amateurs.

D’autre part tous les amateurs de Por Larranaga doivent imaginer ce que serait la marque sur un module digne de son rang – passez moi l’expression mais c’est aussi ce que j’en pense, aussi sympathique soit le petit corona, ce n’est pas le module le plus propice à des évolutions arômatiques où a une fuma plus longue.
Et souvent, il est constatable que sur les autres marques cubaines, les références sur les saveurs sont à minima les robusto, quand pas les double coronas. 

Ce module, je l’aborde donc plein d’attentes et de curiosité; sachant que l’ER Robusto Allemande m’avait largement séduite. 

L’allumage est magnifique : un tirage excellent, un volume de fumé conséquent et très agréable. Les premières notes font penser à un pain d’épices. Un mélange patissier et épicé, très flateur, très agréable, et très rond. Sur le premier tiers, le cigare est gourmand, les notes sont riches, denses. Epices, boisé, torréfié, et très patissier. Voilà un bout qui tient ses promesses !

L’évolution s’accentue vers du miel plus présent, et plus de puissance, sans jamais être agressif où définir clairement l’élément apportant la puissance. Je trouve le cigare particulièrement équilibré et fondu. Et pour ainsi dire, séduit, le temps n’a pas vraiment compté, et vite, l’analyse laisse place au plaisir et je l’ai fumé à m’en bruler les doigts.

Clairement un grand cigare!