El Rey del mundo

El Rey Del Mundo – Lonsdale

Unknown

Encore une production arrêtée, qui prouve que le marketing du cigare est la fonction inverse d’abercrombie : les petits gros ont le vent en poupe, et les grands sveltes se font remercier.

Alors quand je tombe sur ce cigare dont la production est arrêtée, je mets de côté mes à priori sur les vintages et je tente.

Malheureusement, le cigare est un peu dur au toucher (tous le sont d’ailleurs) et ne sent rien. La cape est rêche, et à cru, les arômes sont légérement herbacés…Aïe, ça part mal…J’ai une impression de cigare passé.

Les premières bouffées sont très typées El Rey Del Mundo(torréfié, herbacé) mais très étroites, c’est très léger. Ca n’est pas désagréable, mais c’est décevant : volume de fumée insuffisant, arômes restreints. Ca ressemble à un début de discussion dans une soirée d’amis d’amis : on se parle doucement et poliment sans vraiment y prendre du plaisir

S’en suit un cigare hyper linéaire, ou petit à petit le torréfié prend le pas sur l’herbacé, mais le volume de fumé devient plus conséquent, et malgré un côté simpliste, il remplit son office. La puissance augmente aussi légérement, mais on reste dans un registre « easy smoking ». Pas de grandes évolutions aromatiques, pas de finesse. Un peu de longueur soit, mais c’est trop simpliste pour être suffisant.
Comme la dite soirée finalement : on finit par s’habituer à la situation, et c’est sympathique, sans devenir un moment d’orgasme social profond. 

Bizarrement, ce cigare ne m’a pas du tout transporté, et je reste sur une petite déception et pas d’envie d’y retourner.
Et c’est un peu comme ceux dans ses soirées qu’on promet de rappeller et qu’on ne rappelle jamais, trop polis pour dire qu’on en a pas envie.

El Rey Del Mundo – Petit Campania

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El Rey del Mundo est une marque particuliére, capable de produire des cigares remarquables – le Tainos, et qui présente une palette végétale et torréfiée souvent fine et des vitoles souvent équilibrées, douces et très aromatiques.

Ce petit campania m’a séduit déjà par le module, un petit pyramide bien qu’il fasse partie des ER/EL qui bien souvent tiennent plus du marketing que du cigare d’exception.

Otée le côté Edition Regionale, le cigare est beau, avec une belle cape chocolat grasse, qui sent bon le cuir. Le toucher est souple.

A cru, il est légérement boisé / végétal et annonce un tirage très correct.

Le démarrage ….Me fait penser à un La Gloria Cubana  : doux, pas asséchant, très végétal. Après quelques belles bouffées, j’ai le plaisir de constater qu’il a un excellent tirage, avec un bon volume de mache très agréable. La fumée n’est pas du tout asséchante, et les arômes se précisent. boisés, végétaux, et une pointe légérement sucrée sur la fin.

Le cigare est un peu complexe à fumer car il n’aime pas la vitesse, il chauffe relativement facilement. Le second tiers s’annonce comme une bonheur, avec des note torréfiées qui apparaissent, quasiment caramelisé. Pour un petit module, c’est une belle évolution. Et malgrè la légéreté, la cendre est compacte, de bonne tenue, la combustion sans faille.

J’aime le fait qu’il reste doux. C’est même quelque chose que j’apprécie dans un cigare : sa capacité à être très savoureux, sans pour autant être une débauche de puissance.

Mais c’est la fin du sceond tiers qui sera la plus surprenante. Une superbe évolution, qui améne un torréfié soutenu et quasiment des notes de réglisse – Et c’est délicieux ! Un brûle doigt en somme. Je vais le finir avec plaisir, sans ennui, avec peut être le seul reproche qu je pourrais lui faire : il est trop court.

C’est un beau et bon cigare que signe El Rey Del Mundo, et que je vous encourage à découvrir cette année.