Trinidad

Trinidad – Robusto Extra; Siglo VI Killer

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Un combat intéressant, ce cigare m’inspirant l’idée suivante : et si le siglo VI était produit par une marque que j’apprécie plus ?

Voilà qui est fait ! Ce canonazo made in Trinidad, une marque que j’adore, dont la plupart des cigares que j’ai fumé m’ont toujours laissé la meileure des impressions.

Comme la plupart des trinidad, ce gros joufflu est beau. Lisse, tendu, cape grasse, bague sobre. J’adore. Ca donne envie, ça ouvre l’appêtit ! Une bele odeur végétale se dégage du cigare, il reste idéal au toucher. Bref, une belle pièce, dont la réalisation n’a rien à envier à un Siglo VI d’ailleurs.

Ce module a une particularité dans la gamme trinidad actuelle : c’est le seul à être long et de cepo large. Comparé à soit les robustos, soit les reyes, fundadores ou coloniales. Et cela fait qu’il pose ses questions : est-ce que la finesse et l’onctuosité des petits cepos va survivre à ce module ? Est-ce que cette marque donc aucun cigare ne m’a franchement déçu va se développer dans cette taille ? Est ce que kirikou s’est tapé la sorcière ? Est-ce que si Averell Dalton était mon con ils arrêterait de se faire mettre en prison par un gringalet déguisé en cow boy avec son petit foulard ? Est ce que tintin était asexué ? Est-ce que Batman fait du SM ?????? 

Je vois déjà arriver l’argument clef : « Oui mais c’est cher ». Ok on est au dessus des 15 euros, mais on est loin du prix du Siglo VI. Comparons ce qui est comparable, la seule bêtise marketing fut de le nommer Robusto Extra. Parce qu’effectivement un robusto à ce prix là , c’est à l’honnêteté ce que l’oeuvre de BHL est à l’intelligence : une insulte. (Qui a remarqué que je n’aime pas BHL ????). La seule chose bonne chez BHL, c’est sa meuf. Et encore, ça tend vers zéro plus elle parle et plus elle nécessite de se faire retendre. 

L’allumage est un bon grand moment : une fumée riche, de l’onctuosité, un herbacé léger et un torréfié agréable. Ce cigare me donne l’impression d’un café créme en terrasse un matin à la campagne. C’est un démarrage séducteur, un peu comme quand une masseuse commence son euvre, que les effluves d’huile chatouillent nos narines pendant que sa main gauche…Bref : ça (me) plait ! (Le cigare, mais j’aime bien les massages)

Le démarrage de ce cigare est a effectué en territoire protégé, loin des lourds, loin des musicologues, loin des débats théoriques stériles, loins des débat politiques, loin des gens : j’ai trouvé un cigare pour mysanthrope. Ca tombe bien, ça me tente certains jours, de haïr profondémment mon prochain, ce gnou attachant, souvent inculte, si pas ignare – mais ça c’est réservé a économite, évolution directe du sodomite, pratique toujours sympa quand on l’inflige aux autres, moins quand on en récolte le jus. 

Bref, seul et avec un Buck (dommage qu’il ne soit plus là pour écrire sur le monde, comme Céline) dans les mains, je prends un pied grave avec ce cigare. Je me fous de ses tiers et de sa linéarité, je me gave d’effluves légéres et abondantes herbacées, de moka, d’oléagineux, de brioché.  Ce cigare déroule un plaisir indolent, là où le Siglo VI m’a toujours fait l’impression d’une beauté froide.

J’avoue que j’ai arrété l’analyse pour profiter;  d’un bon et grand cigare dont je ne peux qu’inciter chacun à s’en procurer et à essayer. 

Trinidad – Robusto T

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Trinidad est une marque un peu particuliére dans le cigare cubain à mon avis. Toujours un peu coincée entre des cigares largements plébiscités par les amateurs et une marque qui reste un peu à l’ombre de Cohiba, et à laquelle on reproche souvent injustement le prix des vitoles, par comparaison. Bref, un peu de lumiére sur une marque à l’avenir un peu ombragé, qui pourtant produit des cigares avec une vrie typicité et un vrai style.

Parmis les modules de cette marque, il y a évidemment le bonbon reyes et le fundadores, deux cigares forts appréciables, et au milieu se trouve un robusto, le Robusto T. Je dois reconnaitre que j’aime le marketing trinidad. Je trouve les cigares toujours impeccablement roulés, fermes, de belle couleur et la bague actuelle est relativement discréte et élégante (et ça change des double ou triple bagues). Après tout, le plaisir des yeux est aussi important que l’odorat ou le goût.

Celui là est vraiment splendide. Ouvrir la boite c’est un peu comme ouvrir une boite de bonbon. Ca donne envie de fumer, ca sent déjà « le cubain », légérement le cuir.

Le tirage est rarement mauvais, et c’est une condition trinidad : hormis des vintages (donc un cas à part), je n’ai jamais rencontré de buche dans des trinidads « frais », et toujours un tirage juste, qui me permet de profiter au mieux du cigare.

Le robusto ne déroge pas à la règle : le démarrage est déjà très végétal et torréfié, et après quelques bouffées, le cigare est très crémeux : une fumée lourde, abondante, et parfumée. Mais un registre fin, plus doux qu’évident, ce n’est pas le viol des papilles qu’il faut espérer, mais plutôt une lente séduction. C’est un cigare relativement technique au sens où il faut trouver un rythme juste pour le fumer.

Peu à peu un torréfié très fin va venir s’installer, et le cigare est patissier : c’est une madeleine de proust. Des arômes de café, un boisé léger, un peu poivré, avec une puissance croissante, qui laisse des notes de caramel.

La puissance est présente. Ce n’est pas un partagas ou un bolivar, mais il y a de la présence et de la finesse. J’en profite pour faire sa promotion accompagné d’un Isle of Jura / bourbon cask, dont le côté fruité non tourbé et les touches de caramel en fin de bouche se marient bien avec ce cigare.

La fin se développe sur du cuir, un torréfié plus simple, mais de belle notes de réglisses, et il reste agréable.

J’apprècie ce cigare, qui est un vrai cigare de dégustation, qui demande du temps et de l’attention, et sur le fait qu’il est fin avec une puissance modéré, sans manquer de pêche – quoi que certains pourront le trouver un peu lent : les fans de trinidad devraient trouver avec ce cigare un module intéréssant, les fans de puissance seront déçus.