Upmann

H.Upmann – Half Corona

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Voilà un petit moment que je me suis établi en bas des champs élysés, non loin du drugstore ou s’active du mercredi au dimanche le sympathique Emmanuel, avec lequel il m’arrive de shortifier, c’est à dire fumer en fin de journée un p’tit bazar (référence belge que j’adore) sans chichis autour d’un café – c’est connu la caféine, le soir, c’est mieux.

Bref semaine dernière je passe au drugstore comme étape prè-cubana café, et j’y retrouve Julien et nous filons se faire ouvrir le coffre par Emmanuel, récent dégermainisé joyeux, ou nous savions de source fiable que vivaient quelques boites de half corona. Je ne suis quand même pas fan de ces petits machins et pour compenser au passage, je me suis prise une boite de Montecristo (Et pour qui connait mon goût prononcé pour Montecristo devine que c’est une bête d’idée).

Ma foi, rejoins par le sieur Pascal et un nouveau membre, nous avons filé à la terrasse d’un troquet derrière le drugstore, chauffée, ou nous avons collectivement fumé ce half corona.

J’avoue que je ne vois pas pourquoi en faire 3 tiers, mais c’est honnête. Les arômes sont présents, ça sent bien le cubain, et ça fait fuir le paquet de trentenaire célibataire – qui fument des clopes au cyanure de façon frénétique mais c’est vrai que la tabac cubain, ça pue. A vrai dire, ça fait fuir tout le monde. Encore, ce serait des anti-tabacs, on pourrait comprendre, mais des drogués de la clope qui s’indignent de l’odeur du tabac, ça sonne un peu faux et un peu con.

Sinon, les arôme sont en place, on sent bien la patte Upmann, ça envoi de suite, pas de prise de température, trop petit, pas de temps à perdre ! Je l’ai accompagné de chocolat, et l’accord n’était pas mauvais. Peut être même flatteur, la rondeur du chocolat a masqué l’amertume que certains autres ont ressenti.

Ce petit bout est un excellent cigare d’apéro, un bon moment entre copains. Seul, je lui trouve relativement peu d’intérêt, mais c’est aussi que je n’aime pas fumer « pressé ». Un revue positive de ce petit cigare.

H.Upmann – Magnum 50

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Un cigare si l’en est magnifique, fut le défunt Magnum 50, édition limitée de 2005. quel bonheur de voir en 2008 sortir ce magnum 50 en édition classique.

Il faut dire qu’il a une gueule d’aristo, avec un cepo de 50, et ses 16 centimètres. Il est beau, voir magnifique, imposant, lisse, tendu, délicieusement souple. Et ceux qui avaient pu se coller dans les papilles l’édition limitée savent que l’on parlait là d’un grand cigare. Cette édition est donc la promesse d’un grand cigare rendu public, d’un moment d’exception en édition illimitée.

Vox populi s’éléve cependant pour montrer sa déception, ce magnum 50 semble être distant de l’EL. Voir pire, il serait quelconque. D’aucun disent qu’il ne s’agit pas du même et qu’il est une grande déception. En même temps j’ai appris à me méfier de ces avis où il suffit que quelques leader d’opinion disent c’est merveilleux pour que la cohorte de suivante acclame pour la réclamation de faveurs.

En scrutant les vitrine de la civette, je me suis rendu compte qu’il me restait celui là. Je ne le connais pas, je ne l’ai pas gouté. Et ce  qui ne gâche rien, c’est une vieille boite. Le civetier me dit que c’est le meilleur Upmann et qu’il ne comprend pas pourquoi les gens n’en achétent pas plus.

Dirait Coluche, « Ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison. ». Je prends la poignée de mag 50 de sa boite de 2008 et je me décide à me fatiguer la machoire avec ce barreau. Rien que posé sur le présentoir, il est beau. Il n’y a rien à dire. Ca fait envie.

Bizarrement il ne sent pas. Il dégage très peu d’arômes à cru, et il est quand même très souple, ce qui sur un module de ce cepo là m’a invariablement laissé penser que je venais de signer un bis repetita d’Edmundo. (Un cigare montecristo déstiné aux gens qui n’apprècient pas le cigare)

Je ne vais pas en faire une longue complainte, mais je voudrais surtout remercier un pote de m’avoir téléphoné pendant que je fumais, l’ennui fut relatif.

Ce cigare a des qualités savoriques proches du néant. Il est trop doux, le tirage est bien celui d’un edmundo, trop large, trop ample et le cigare pas assez rempli. Les saveurs sont tellement discrêtes qu’il n’y a que la linéarité.

Autant j’aurai compris ce cigare dans la gamme Montecristo, autant chez Upmann, ça fait tâche. Quant à la civette, et bien son avis lui appartient.

Soyons abrupte : ce cigare est cher, il n’est pas particuliérement bon, et si il croise votre route, pour quelques euros de plus, préférez le Sir Winston, ou pour quelques euros de moins, préférez le Magnum 46. Rien à tempérer, à ce prix là, c’est une escroquerie  – on est mais alors à des années lumières de l’EL 2005, donc c’est de la pure récupération marketing.

A vendre, Magnum 50 H.Upmann, Jamais servis, Neuf, sous emballage. A négocier.