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Partagas – Churchill de Luxe et le miroir aux alouettes

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Un cigare « vintage », considéré il y a quelques années au même niveau que le lusitanias dans la gamme ou que les classiques du Julietta N°2 (Romeo y Julieta, Sir Winston).

C’est aujourd’hui un beau churchill, maduro chocolat, avec une allure de vieux cigare, une cape soyeuse, et légérement grasse. De visu, c’est donc un « beau vintage », qui a un touché encore souple, ce qui laisse penser que ce ne sera pas une bûche. Dans l’ensemble j’ai une impression de cigare bien réalisée, mais vieux.

Au nez, il dégage des arômes légers, mais on reste très éloignés des odeurs de fauve que peuvent dégager les cigares frais ou jeune, c’est ténu. J’ai décidé de le décapiter, et à cru, je lui trouve peu d’arômes, c’est très légèrement boisé.

Après un toastage en bonne et due forme, les premières bouffées ont peu d’arômes, c’est poussiéreux, terreux et très timidement ont perçoit la note Partagas au fond à droite.

Le premiers tiers est linéairement chiant, et il le restera : malheureusement il est passé. Pas la peine d’insister, et je suis tellement déçu que je n’ai pas envie de poursuire l’expérience. J’ai arrêté de cigare à la moitié, car la seule évolution notable est de la poussiére plus puissante.

J’en profite pour m’insurger contre cette forme d’intellectualisation du cigare qui est de faire vieillir. Je ne suis pas systèmatiquement pour. Il y a de nombreux cigares qui sont excellents frais, et qui en vieillissant ne gagnent rien et passe. De la même façon que tous les vins n’ont pas une propriété de garde infinie ou similaire, tous les cigares ne sont pas meilleurs 3 ans, 5 ans ou 10 ans plus tard.

Déjà, apprenons à nous méfier de ceux conserver par les autre : à l’achat, et c’est le cas depuis peu avec certaines marques, il arrive que les civettes trouvent par ‘miracle’ des vieilles boites. Autant dire que nous ne savons rien de la conservation de ces cigares, si la conservation fut réguliére, si l’humidité fut raisonnable voir basse, les variations climatiques, ou si ils ont transité par divers endroits de stockages pour finir par être « retrouvés ».

Moralité, j’assiste autout de moi à une hécatombe de bûches et de cigares pas terribles. N’oublions pas qu’acheter vieux, c’est faire le pari que la personne a su faire vieillir. Et ce n’est pas simple. Nous sommes nombreux tous les jours à nous poser encore des questions sur une conservation optimale, sur l’hygrométrie, sa relativité et force est de constater que malgrè toutes mes recherches, il y a peu ou pas de vérité absolue et beaucoup de solutions semblent fonctionner; et beaucoup d’avis contradictoires existent.

Un cigare jeune, c’est aussi bon, un cigare frais a un fruité que n’aura jamais un cigare vieux. Ne faisons pas de cigares mal conservés des priviléges de fumeurs. Il y a plus de risques aujourd’hui à acheter du Trinidad de 1999 qu’un Trinidad de 2011; et pas obligatoirement plus de plaisir à la clef.