H.Upmann – Robusto EL 2012

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H.Upmann, c’est probablement une des marque que j’affectionne le plus. J’apprécie la palette fruits sec, miel et épices, et la plupart de la gamme présente des qualités de vieillissement remarquables. Du Sir Winston, probablement mon cigare favori au n°2, j’aime la gamme, et sa qualité.

Et pourtant, je suis un déçu du Magnum 50 dans la production régulière et bien que le half co soit un quick fuck cigaristique pas désagréable, ce n’est pas vraiment une vitole d’exception non plus.

J’étais un peu intringué par le fait qu’il sorte une EL que j’avais décliné chez Art Tabac. Voilà maintenant l’essai est réalisé.

Le cigare n’est pas beau, c’est un peu rustique et souple, je me dis qu’au moins je n’aurai pas de problème de tirage et je décide de passer à l’emporte pièce. Le tirage est effectivement bon mais à cru, pas grand chose à distinguer. A ce stade pour dire les choses, j’ai l’impression d’avoir un sous No 2 en main, en plus cher.

A cru, je suis déçu. Pour une EL la qualité de fabrication n’est pas fantastique. L’allumage confirme cela par un piquant immédiat très désagréable. Je dégaze immédiatement pendant 10 secondes et pour moi ça démarre mal. J’aime que les première bouffées soient douces et aromatiques et je me retrouve à boire un verre d’eau pour calmer le piquant du cigare.

Bref, je continue, et là, sans surprise, c’est du upmann, du miel, du fruit sec, de l’épice mais plus simpliste que ce que délivre un Sir Winston. C’est plutôt rustique et dans le niveau du No 2, mais sans le jus. Le remplissage mou se confirme par une cendre pas très compacte et très légére. qui tombe vite – de l’ordre du premier centimètre.

Passé un premier tier très correct, mais un peu entendu, un peu de puissance commence à poindre. La combustion par en peu en biais, et l’amertume pointe le bout de son nez à la moitié du cigare. Sans être désagréable, il est un peu asséchant. En revanche, un beau volume de fumée, une combustion odorante et les bouffées sont copieuses.

La combustion est mauvaise. Le foyer n’est pas régulier, le cigare dégage de l’amertume est un second dégazage remttra un peu d’ordre, laissant s’exprimer des arôme torréfiés. Au début du dernier tiers, des notes de réglisse et de cuir font leur apparition, La fin de ce cigare est sympathique, avec un peu de puissance et des arômes rustiques; mais là encore, en deça de ce qu’un No 2 peut faire.

Au final, même fan d’Upmann, je dirais de ce cigare qu’il est dispensable, notamment du fait que le No 2 sera plus rassasiant, plus franc et surtout moins brouillon. Est-ce qu’il mérite quelques mois de plus ? Peut être – après tout les Upmann vieillissent généralement bien et dans le bon sens. Je vérifierai cela dans quelques mois. Mauvais point me concernant sur la qualité générale du cigare, qui est vraiment là encore en deça de ce qu’Upmann peut produire.

Montecristo – Montecristo Especial et ça fera nonante-trois !

Montecristo-Especial

Par un chouette Vendredi, je me suis fait débaucher par un pote. Ou plutôt il est passé se débaucher à domicile.

Après un chouette petit bru baché, un Jurançon magnifique, et nous sommes parti déjeuner sympathique dans une bonne petite adresse (Les petits plats à saint maur).

Ce sympatoche petit restaurant à la terrasse cigar friendly quand il fait beau n’est pas une grande table, mais plutôt un bistrot à pinuche, une gargotte un brin embourgeoisée des plus agréables. La cuisine n’est pas élaborée, mais efficace et roborative.

Nous décidâme de faire un repas léger et frugal, avec une planche de charcuterie, suivie d’andouillettes, le tout saucé avec un gigondas superbe. Ce fut l’occasion d’offrir un verre et de rencontrer un homme de 93 ans, gai comme un pinson, et de boire un verre avec lui en se disant qu’on se souhaite tous ça. Un peu de tripaille (C’est mal mais que la vraie andouillette est bonne !) plus tard c’était l’heure de se dandiner jusque la sortie repus, ou malgrè le froid nous décidions d’aller rendre visite à la Civette du Parc chercher un p’tit bazar à se jeter.

Contrairement à certains avis durs, dont le mien à mon arrivée, le patron est un homme un peu rugueux, mais qui dans le contact franc et viril est éminement sympathique. Evidemment, il se fout de l’avis des clubs – on se demande pourquoi – et recharge ses stocks en fonction de ses goûts – Et c’est déjà pas mal de vendre des cigares que l’on connait ! Je lui reconnais d’ailleur le bon goûtd’avoir arrêté les mag 50 Upmann.

Pour l’après midi, il nous propose des Upman EL Robusto (que je prends pour l’essai, guère convaincu par l’aspect du cigare), et des vieux Montecristo Especiales. Autant dire qu’avec Montecristo, je ne sais plus vraiment quoi en penser. Ca va du très bon (les marvillas) au vraiment insipide (N°2, edmundo), mais c’est aussi léger. Après un repas un peu chargé, je doute d’un timoré Montecristo pour me fournir du plaisir de fuma…Mais pourquoi pas..Chose faite, j’embarque le reste de belicoso Sancho Panza (j’y reviendrai bientôt), je paye, il nous offre des allumettes à cigare et roule ma poule.

C’est confortablement installé dans le bibliothéque fumoir que nous dégustons ces especiales. Déjà, c’est un format élégant, long et fin, un palma larga, ave une petite perilla. Il sont relativement neutre avec une odeur boisée. A cru, dans les deux cas, le tirage est bon.

Nous avons choisi de l’accompagner initialement avec un rhum Arcane de l’Ile Maurice, mais qui s’avère vite trop sucré, et nous lui préférons un Admiral Rodney de Sainte lucie.

Le cigare est très bon sur le démarrage, mais c’est Montecristo : l’odeur de la combustion est plus présente que les saveurs en bouche. J’ai pas grand chose à en dire : il est tellement boisé, terreux et léger qu’il laisse parfaitement sa place au rhum, sans le perturber et il se déroule. Il ne se passe pas grand chose. C’est un montecristo quoi. C’est un peu court en bouche, simpliste, mais c’est propre. On en dansera pas la caramagnolle sur un comptoir, mais comme cigare d’après midi en refaisant le monde ça passe.

Je ne sais pas vraiment quoi en penser car il ne m’a pas déplu, mais il ne m’a pas charmé. C’est très rare comme impression, il me laisse indifférent.