Nawak

Vega Robaina – Unicos, la radioactivité strike back

Vega Robaina Unicos, cadeau d’Eric dit le shumacher de la garrigue, le faster des go fasts andorran, dit aussi bouge ton cul de la voie du milieu.

Le king de la manette (ndlr : raccourci sudiste désignant un demi-tour, image issue de ‘tirer la manette’) est aussi un assidu lecteur (oui ça semble exister) de ce blog, et avec un autre Ludo dit patte folle, dit le poinçonneur du pas de la cas, dit l’homme qui marchait avec ses bras, sont deux lecteurs que j’ai rencontré un peu au hasard de la vraie vie.

Heureusement ils sont sympathiques, j’aurai été gêné (quoique…) qu’un odieux connard me lise.

D’ailleurs je ne me relis jamais – je me sentirai obliger d’inviter le dit connard à visiter d’autres lectures, comme Martine aime la bite ou encore petit ours brun découvre la sexualité ou le blog  de Ker Mc Gwalch. (Uniquement à lire si la précision suisse sur le minutage du fumage à un intérêt, ou pour les contre plongées flashées au bord du lavabo).

Je suis odieux de vulgarité parfois, mais c’est un peu comme être excessif de la liberté d’expression : c’est jouissif.

Il est précisément important de comprendre que j’aime le parler viril, comme le dirait Lugan mais probablement avec une autre classe ; que je n’ai pas. Qu’il m’excuse de cet emprunt.

Les avis mous, la gentillesse débordante c’est le début du fascisme intellectuel. Il ne faut plus penser mais subir et accepter pour que tout le monde vive un nouvele âge reminiscent – Avec la fucking bague de skippy.

Il est végétal dès les premières bouffées, généreux opulent et crémeux. J’adore le module. Jusqu’aux premier centimétres il est d’une douceur rare, mais d’un seul coup il se fait plus corsé et plus torréfié.

Les esprits sensibles devraient s’arrêter là.

On ne s’insurge plus et de ce silence n’émerge que des idées extrêmes, des poseurs de bombe, des tueurs d’enfants – Ou la encore le bel esprit s’émeut 2 jours avant qu’on tue un lion avant de retourner se battre sur les équipes de foot. 

Le monde est un noble à la cours du roi louis XII. Bien qu’il soit noble, il préférait le maquillage à la douche, et quoi qu’on en pense ou dise, l’absence de débat ou de possibilité de donner des avis sur des sujets aussi ridicules pour l’humanité que le cigare prouve un niveau descendant. Le paraitre est supérieur en tout point à l’être.

La réalité de tout ça est que le bien-pensant marche en meute comme les hyènes. Elles ricanent de leurs pseudo bon mots, souvent écrits avec des fautes dans un style ampoulé et à la légèreté d’un haltère dans un club de body building. Ils ne pensent pas ; l’effort est impossible. Ils corrigent ; ils annotent ; ils mégottent. – Pire ils jugent. Juger sans réfléchir ; c’est bien là la vraie signature de l’insignifiance.

Avec ses copines les hyènes, ils se jettent sur toutes les idées pour les massacrer d’une bonne morale.

Ils la vomissent comme un ivrogne après une bouteille de mauvais antigel.

                C’est alors que s’ouvre un monde d’empyreumatique, teinté de végétal, quelques notes de poivre, une fin Wagnerienne, pire qu’un orgasme féminin. C’est quasi violent, c’est le stanley kubrik du cigare. Brutal mais tout en suggestion et en arômes.

                Les esprits sensibles sont partis – et tant mieux !

Des hyènes d’un tel creux et d’une telle capacité à se répéter qu’on en croirait que le monde fonctionne bien. Chaque mot étant l’excuse du précèdent, comme un grand disclaimer voué à dire qu’il est important de ne surtout pas penser et exprimer, il qu’il faut de tout pour faire un monde.

Et puis encore pire sur des réseaux sociaux, où finalement paraitre est la seule option. Etre est compliqué, même si le cigare avec ses petites feuilles est finalement un grand liant. 

Alors on like ou on ferme sa gueule. Adieu la joute verbale, adieu la virilité, voilà venu le monde selon Martin Bouygues, ces putains d’enfant de la télé.  

Eux ne critiquent pas par peur du procès commercial, ils ont fait le tour de force d’en faire un courant de pensée. Ne réfléchis pas – surtout pas.

Moi je vous crache mon Bukowsky a la tronche, vous le méritez. Il y a des femmes moches, des gens cons, des poivrots, des gros qui se branlent devant du porno, des pauvres qui font des crédits pour payer leurs impots, des racistes, des antisémites, des djihadistes. L’industrie du cul, derrière les armes est une des plus rentables. 

Tous les jours des filles se font sodomiser pour que des hommes mariés se finissent au kleenex pendant que leur femme dort seule bourrée de ses pilules magiques pour dormir et pour maigrir, des homosexuels se font tabasser juste pour le principe d’être, des  enfants sont abandonnés, si pas violés. Et pourquoi tout ça se produit ? Parce que la nature humaine n’est pas la tolérance, n’est pas l’acceptation. Parce que notre monde vénère l’argent et se fout du reste. Tout est à vendre, et surtout vos culs bandes de bitch.

Wake up, vous n’étes pas des guerriers de la tolérance, vous êtes juste les couilles molles qui subissent et la liberté d’expression que vous galvaudez à chaque fois que votre claque merde s’entrouvre, c’est juste votre excuse pour fermer les yeux et jouir de votre petit confort. 

Alors comme c’est un droit que ces gens m’octroient, j’ai décidé de ne pas vous aimer et de vous le dire.

 Avec agressivité et virulence, parce que j’aime ça. J’aime choquer, et comme disait une grande femme inconnue, à quoi servirait l’art s’il ne choquait pas, c’est pareil pour l’expression? Précisément, il faut choquer pour inviter à la réflexion, plutôt que de s’assoir sur le rivage et de peindre la mer.

Alors allez récupérer vos burnes dans le tiroir du haut ou demandez la clef à maman, et ayez des avis – qui sait vous pourriez changer les choses. 

Arrêtez de faire les sissy soumises à la saillie. 

Arrêtez deux secondes quand vous écrivez de vous faire passer pour ce héraut de la justice et la morale que vous ne serez jamais, arrêtez vos leçons d’exemplarité. 

On s’en tamponne. Pire même ; ça nous diverti autant qu’une discussion philosophique avec Franck Dubosc.

Au terme de cette saillie que j’ai adoré écrire, je suppose que tu me détestes si tu te sens concerné. Te voilà face au même diktat. 

Je t’explose au visage mon refus de ne pas juger, ne pas avoir d’idée et de pouvoir m’exprimer d’une violence aussi forte que tu te donnes le droit de savoir comment il faut penser et s’exprimer. C’est con comme l’omerta, le silence et la bonne pensée sont toujours à l’origine du laissé faire des pires maux.

                J’ai adoré ce cigare – Merci Eric, il est encore probablement meilleur parce qu’offert et c’est là rasasié, comme si je l’avais fumé en compagnie d’un mec que j’apprécie qu’il m’adoucit.

                Là à priori on est plus qu’entre couilles et j’espére que vous avez bien rigolé. Ou qu’à défaut vous vous êtes bardés. (Vraiment le sud….)

Pour la note optimiste et non vindicative ; Ludo ; Eric ; vous êtes deux mecs qui êtes venu me dire que vous aimiez ce blog, et ça m’a touché. Déjà parce que vous êtes des mecs de qualité, d’une simplicité agréable et de bon goût. J’ai été ému de me faire offrir ce Vega Robaina et ce Ramon Allones 8-9-8 (your ass is mine bitch). Je  n’ai pas su quoi dire, ce qui est signe d’émotion chez moi. Merci pour la rencontre, merci pour les encouragements.

San Luis Rey – Andorre, l’acharnement et la folie

La section Sud de poignée de cigares, un corse marseillais qui boit des apéros et des Raffineries du gard; voilà un panel idéal pour une virée à Andorre. On a beau vieillir, si on se consterne de notre physique tous les jours, il n’est pas faux que la gente masculine a de grosses difficultés a maturer. Bref nous sommes partis en road trip, laissant ces petites feuilles roulées nous unir dans l’antre du cigare pas cher : Andorre.

C’est là qu’un s’est décidé de tordre le coup a mes préjugés sur San Luis Rey. Moi je ne sais pas ce que c’est le bon San Luis Rey. Même quand j’achête un Cab; les seuls que je fume sont bouchés. Quand j’achéte à la piéce, ils sont fades. Et pourtant je passe mon temps à entendre des gens me dire que c’est un des meilleurs cigare du monde (Churchill Vintage) ou une tuerie (SLR A).

J’ai passé mon trajet (3:00) avec un SLR Serie A vintage, qui était bien mais sans plus (Sinon il n’aurait pas duré trois heures…). Des arômes légèrement épicés et mielleux, mais vraiment sans plus. C’est bien le problème des vintages et des femmes : a force d’attendre ce n’est plus nécessairement au top.

Andorre, c’est deux endroits, le Pas de la Case, une espèce de cité HLM conçue par un daltonien cubiste où vont et viennent comme un lapin dans sa lapine des hordes de groseilles habités de la fièvre acheteuse, déambulant avec des cartons de Ricard détaxé. Là ça met dans le vif du sujet : difficile de dire que tu viens faire du tourisme culturel.

Le premier magasin, je ne m’en souviens pas : j’étais dans la retenue. Petit échoppe (Clément ?) avec un choix assez classique; principalement cubain. Le second je m’en souviens mieux tant il m’est rarement arrivé dans ma vie de voir un vendeur, jeune de surcroit, avoir aussi peur d’avoir des clients. Bref, on ne peut rien toucher, on l’agace, il se bouffe les ongles a s’en faire un moignon et j’aime pas. Je suis un gars idiot, mais l’idée de lâcher du blé à un mec antipathique m’agace – et pour ça, on a inventé les banquiers et les assureurs. Si si les mecs qui font les kékés avec notre pognon. L’Everest du mauvais goût.

En quittant le Pas de la Cas, direction Andorre la Vieille, ou après moult manettes, on fini par arriver dans un hôtel sordide, où on s’attend a voir sortir l’inspecteur Laverdure dans son imperméable fripé tellement il est resté dans son jus. C’est un quatre étoiles. Le sens local de l’étoile n’aura jamais été aussi fort.

Les sacs jetés, on file au cigar shop d’Andorre la Vieille. Un mur de cigare, une bibliothèque du cigare. D’un point de vue agencement, c’est beau. Un bel endroit.

Là encore, l’accueil n’est pas mauvais. Il est juste a chier. Mais vraiment. Heureux de trouver des Romeo Reserva, le vendeur m’a coupé le plaisir et l’envie comme une claque sur les couilles pendant une érection matinale. Ils n’ouvrent pas les boites. Faut acheter à l’aveugle. Et pourquoi laisser un enfant choisir aussi ?

Heureusement qu’avec mes comparses je fume un heureux Cuaba EL 2008, le pyramide de la marque, échec commercial remarquable, comme tout bon cigare qui se respecte. L’autre m’a tellement gâché mon moment que ca en devient un running gag. C’est la démonstration des gens qui n’ont pas besoin de clients, un mec finira par acheter.

Finalement direction Monsieur Armengol; et là j’ai rencontré le dude du cigare Andorran. Le mec il est au niveau ultime de la décontraction du gland, une gentillesse énorme, une simplicité au diapason, et on peut ouvrir, tâter, peloter. Dommage que l’endroit soit exigu, mais il s’en dégage un charme authentique plaisant. Alors ça fait plaisir d’y acheter. C’est un bonheur de voir Eric Shumacher béat devant ses nouvelles acquisitions.

La suite, hormis un passage médiocre a la casa del habano, où là bon, le vendeur a un petit côté truculent, mais qui indique aussi que tant d’hommes dans un endroit exigu, lui, ca ne l’excite pas du tout.

C’est avec un souvenir ému que je repense à cette visite du Davidoff local après avoir vidé quelques quilles en entamant la marseillaise dans un joli petit magasin, ou une âme charitable décida de les débarrasser de leurs brindilles, – ce qui avec du recul était une tentative de séduction désespérée de la vendeuse.

C’est là que nous avons acheté des Camacho pour les sacrifier, les maltraiter et leur infliger le traitement qu’ils méritent tous – et encore nous ne disposions pas de pelle. Ca fait du bien de temps à autre de pouvoir dire que oui, certains ne comprendront jamais rien au cigare, fumerons de la merde. On en a dépiauté un à table. Des miettes et de la tripe courte. La bague était plus longue que le filler…C’est tout dire.

Et il était temps de rentrer avant que la polie locale n’arrête un de nos petit membre pour exhibition, plein de rires et de cigares et de bon moments passés entre parfois inconnus et passionnés. Merci les amigos et enfoirés des sud de la France pour ce Week End. Vous buvez comme des bitchs. Bises.

Je suis désolé, SLR j’aime toujours pas.