Romeo & Juliette

Roméo & Juliette – Short Churchill

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Il faisait beau, je savais que j’avais un déjeuner, pas nécessairement beaucoup de temps.

J’ai attrapé ce Short Churchill, subside d’une boite acheté l’année où le module est sorti sur le marché français. J’aime bien sa gueule rondouillarde, mais trop de bagouzes. J’avais un déjeuner aussi passionnant qu’excitant sur l’avenir des hedges funds avec un polytechnicien.

J’ai longtemps hésité entre ça et une scarification du testicule gauche, mais plus de place et plus le temps. 

Bref j’en ai profité pour aller sur une terrasse bien agréable d’un restaurant sympatoche que je décris comme un des rares commerçant de Paris à être souriant avec tous les clients. C’est un petit moment sympa nommé OResto, boulevard gouvion saint cyr. Une petite vidéo en dira plus long : http://www.restovisio.com/restaurant/oresto-308.htm.

C’est simple, efficace, et un service souriant pas avare de mots sympas qui n’hésite pas à offrir le café ou comme plus récemment un verre de mersault en fin de repas.

Malgré le Film X qui tournait en boucle à mes côtés (« l’europe c’est terminé », « l’avenir c’est le brésil », et bla bla bla bla….), j’ai passé un bon moment pour le déjeuner, et surtout j’ai trouvé le moment propice à allumer mon cigare.

« Tiens tu fumes le cigare ? Ca ne va pas avec le personnage ! »
« Ca va avec quoi ? »
« C’est bling bling le cigare, ça fait salopard capitaliste. »

Bref, passons, de toutes façons les clichés j’en ai quelques uns, donc…

Et j’ai allumé ce gros joufflu, tout herbacé et poivré, léger, qui m’a bien accompagné pour finir un pouilly fumé très correct quoi qu’un peu court. Et d’un seul coup, je me rends compte. Je suis en terrasse d’un restaurant, j’ai fait un bon repas, j’ai un de mes puros dans la main, et les filles sont belles. Le bonheur n’est pas loin.

Je n’ai finalement toujours pas d’avis sur ce cigare, que je trouve bon, mais un peu timoré, en tous cas je ne le perçois pas comme ces cigares qui accaparent l’attention et demande un peu de concentration. Pour moi, il se fume sans vraiment y penser, et représente parfaitement l’image que je me fais du cigare de printemps ou d’été.

Plus j’y pense plus je me dis que les compléments idéaux de ce cigare serait un hamac, une belle journée, l’homme sans qualité, et une boutanche de meursault. Un peu à son image ; nonchalant, quasi indolent.

C’est quand même dommage de trouver un cigare qui donne envie de s’occuper en le fumant. Pas mauvais, quoi que je l’ai vite abandonné sans vraiment chercher à aller au bout du dernier tiers.

A fumer à l’occasion – et ne pas oublier dans cette situation de se faire inviter.