Neneulogie

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Visite – Alsacothérapie, Vitologisme et cathédrale, Le Comptoir du Cigare

Il y a ces moments Céliniens de la vie où l’honnêteté est brutalité pour autrui.

Oui ça me broute de passer une soirée à diner avec un corps enseignant poussiéreux qui critiquent ses étudiants alors qu’ils n’ont pas remis leur cours d’actualité depuis 8 ans, qu’ils enseignent l’économie ou autre.
Ces profiteurs érudits déconnectés de la réalité du monde font de piétre compagnons de soupé, généralement dans un restaurant surfait et faussement guindé, et point l’idée de s’en jeter un bon de vin, ou une bonne de vitole, car c’est une démonstration forcémment crane de réussite sociale et de mépris.

Quand on chercher l’origine des préjugés et des cloisonnements sociaux, il faut comprendre que nos enfants sont en contact parfois plus de 8:00 par jour avec leurs enseignants. Et que certaines idées se transmettent.

Bref, l’envie de consacrer une soirée à faire une thérapie de groupe à des profs gauchistes poussiéreux m’ennuyait profondémment, et surtout que j’avais prévu d’aller voir mon buddy vitologiste.
J’ai donc réduit le moment à une cigarette avec le doyen, sur le parvis et quelques heures plus tards, de mon plus beau doigt j’envoyais le sms salvateur « on my way ». Enfin dans le train !

Faut dire que c’est pas comme si j’avais oublié de lui envoyer ses Eminencia depuis 5 mois.
Le vitologiste, c’est un mélange de jeunesse, de maturité, de passionné et de gentillesse. Avec cette petite réserve qui est là. Malgré sa propension à se faire accessoirement violer la bouche par des gros dominicains et de s’évertuer à le finir quel qu’en soit le goût. Chacun ses envies me direz vous, tant qu’il ne propose pas le partage et la pratique.

J’ai vu ses caves.
C’est la honte. C’est un entassement de passionné. C’est pas pléthoriqe et excessif, c’est un amas de vitole rare et difficiles à trouver. Quand on voit sa cave, son rangement quasi digne des meillleures habitudes en schleumanie, on voit qu’on ne parle pas à une fumeur de cigare, mais à un passionné de cigare. Il énumére ses vitoles comme une femme ses chaussures ou ses sacs à main.
En revanche, comme un autre, il a bien un humidaube. Identifié. J’en veux pour meilleure preuve qu’il y a du davidoff dedans. Ca c’est la honte.

Et là il me sort son Selecto Finos la Escepcion. Pas un grand souvenir, déjà la dernière vitole fumée avec un pote dans un club avant un petit conflit entre lui et le club, et pas une soirée mémorable. Je me rends compte d’ailleurs en discutant avec le Vitologiste que les occasions provoquées et évaluatrice d’un cigare m’ont rarement laissé un bon souvenir. D’ailleurs je n’y vais plus, ca m’ennuie. Ca n’a rien de fun, rien de spontané, et tout ce qui fait le cigare pour moi s’envole d’un coup. Donc j’avais annulé la boite commandée et j’en étais resté là.

Bonne idée, il déquille un petit riesling, sympathique, floral, fruité, un peu court et probablement bourré de levure aromatisée, mais le mariage se fait et je découvre un cigare avec un arôme très marqué de sous bois, légérement épicé. On dirait un montecristo qui a baisé avec punch. C’est linéaire, mais il y a aussi un côté oldschool sympathique. Et le moment aide. Et le riesling métabolise bien tout ça. Arôme, légerté et bonne humeur, c’est une belle fin d’après midi.

Cette pause faite, permet d’entrer dans le vif du sujet : une envie depuis longtemps de voir le vitologiste à l’oeuvre et de visiter le Comptoir du Cigare. Alors en route !

Se garant sur un emplacement réservé à d’autres voitures (NDLR : Bravo ! Votre anarchisme progresse, vous atteignez le niveau ‘3 ans et +’), nous arrivons au lieu dit. C’est mignon, dans une jolie rue et dans une belle ville. Il y a un côté vieille boutique de province sympathique. 
J’entre, et on se fait accueillir par deux charmants sourires de deux chatons. C’est sympa et ça fait plaisir – ça change du sourire en vacances annualisées de la civette du palais royal.

On descend dans le backroom de la civette pour découvrir le walkin, et le placard dans lequel le Vitologiste range ses accessoires.
Il est superbe, et plutôt qu’un description à la Balzac pour avocat sous prozac, voilà quelques photos. Vous remarquerez : le choix, la taille, et les différents terroirs. Comme dans un vrai club SM.

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Et là, miracle, il me sort un boite de Belicosos et mon chibre turgescent se mit à poindre à la vue qui me plait beaucoup. Putain qu’ils sont beaux. Gras, remplis, huileux, et ça schlingue le cuir et la moustache. La boite qui tue. Je résiste j’en prends 6. Après l’avoir fumé, j’ai acheté la boite.
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J’ai pris des Black Market, me disant que le Prensado m’avait plu, j’essaye les nouveaux Vegueros qui ont aussi une bonne tête.Et il me refile un gros barreau de chez Pleïade. Il connait bien mes goûts le Vitologiste.
La seule note qui entâche le moment c’est l’humidité excessive de certains cigares. C’est pas la peine d’imiter le Drugstore

Moment de se faire encaisser et là miracle, on peut fumer inside. Rhââââ….Le belicoso c’est un tuerie. Mais le belicoso en bonne compagnie dans un lieu agréable et du Billecart Salmon Rosé, à température dans une armoire là je dis : la providence est de ce monde. 

Taulier du lieu, c’est une belle équipe que tu as, et un magnifique lieu. Je ne peux qu’insister lourdement (je ne sais pas faire autrement) pour que tous les fumeurs de cigare aille voir l’effort d’un passionné et profitent du moment. Attention aux chatons, elles aiment Rocky Fucking Patel, c’est louche.  Et sans compter ce Dunhill que j’ai goûté – interdit – d’une seule bouffée qui a vrai dire a au moins eu le mérite de ne pas exciter le Vitologiste d’un viol buccal.

Après avoir découvert que j’avais vieilli, et quelques devises sympathique, j’ai découvert des chatons bien attendrissants et d’une gentillesse rare. En même temps en ce moment, quand j’écoute Beth Hart, tout le monde me devient sympathique.
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Est venu un moment ou j’aifailli devenir Rousseauiste en repenssant à cette phrase « Quand le cœur s’ouvre aux passions, il s’ouvre à l’ennui de la vie., grace à un quart d’heure échangé avec une moule.

Cher payée la pizza,  et surtout, dans un moment de silence rare. Voilà c’est fait. D’un autre côté, j’ai fait une rencontre rare. Celle dont on sort grandi : on se sent brillant, fort, mature et érudit.

Ceux qui me connaissent apprécieront suffisamment ma personne pour se rendre compte du sombre enfer social que fut ce quart d’heure.
Pour le coup, le lieu s’était transformé en club SM ou la dominatrice avait le charisme d’ne moule de bouchot et l’excitation proche d’une nocturne de Chopin.

M’enfin parait que le coeur des
femmes, blah blah blah…En même temps il doit apparemment exister des « hommes » avec lesquels on ne risque – et justement peut être – rien.

Bref. Sans vinaigre le miel n’aurait pas le goût du miel.

Il est l’heure d’aller se rincer le gosier à la rôteuse de l’est, histoire de terminer une douce soirée par une petite terrasse. J’ai choisi le balck market, bon….Bref. C’est pas merveilleux, mais de toutes façons, ça fait de la fumée et le Belicoso m’a mis la barre haute. 

J’en ai oublié mon train. Pas grave, la gare regorge d’hôtel où même un pute aguerrie ne voudrait pas faire de passe. Bref, pour quelques heures, ça suffira, tant que je peux m’allonger à mon grand âge.

On a fini paisiblement au bord de l’eau, à admirer la nuit et à deviser.
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Time to go ! il est minuit et putain ! On est même pas passés devant la cathédrale.
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Au titre de ces moments, au titre des enfoirés humains que le cigare a mis sur mon chemin, j’ai une volonté testamentaire qui me vient.
S’il devait m’arriver quelque chose, déjà je vous préviens que je prendrais très mal d’être enterré avec un non cubain – et que j’ai suffisamment un caractére de merde pour le convaincre que j’ai encore un truc à faire. Considérez ceci comme une frappe préventive.

Non si ça devait m’arriver, videz cette armoire, et chaque jour qui passe fumez-en un,  si avec un peu de chance d’ici là et avec l’absoltion je suis parti à l’étage à côté du Grand Patron, de un c’est un fumeur de havanes,et de deux, les volutes arriveront peut être – et tentez de me lacher quelques quilles de Vosne Romanée dans la caisse cloutée, on sait jamais…

La biz les filles.