Hoyo

Hoyo de Monterrey – Regalos EL 2007

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Un survivant d’une boite acquise lors de la sortie de l’EL que j’avais trouvé alors très linéaire et de peu d’intérêt au point de les laisser tranquille en cave pour les 5 années suivantes.

Fan de certains Hoyo, tout comme de certains Quai d’Orsay, je reconnais dans l’univers du cigare un goût pour des cigares plus doux, plus ronds, avec des arômes fins, sachant qu’il y a mécaniquement toujours un risque d’une certain linéarité et d’un moment mal choisi.

Depuis mes première rencontres cubaines, j’ai toujours apprécié la finesse d’un Hoyo, et sur certains modules, j’ai toujours regretté un manque de « kick » sur la fin de second tiers ou sur le purin.

En cela, les EL présentent toujours une particularité sur leur réalisation qui me fait toujours espérer un apport de puissance supplémentaire. Récemment je fus très déçu par l’EL 2011, qui est parfait en tous points (module, réalisation) sauf en goût.

Bref, le regalos. Comme d’habitude j’ai envie de dire, un beau cigare, sur un module raisonnable, proche du corona gorda.
A cru, il sent discrètement la terre et le cuir, sans exhaler une vraie odeur. Il est ferme, un belle cape sombre, légèrement grasse. avec l’âge les bagues sont un peu patinées, ce qui donne de la gueule à ce cigare.

A cru, il dégage du terreux en sus d’un boisé léger. J’avoue que le spectre du 2011 plane et..
…Pas du tout ! A l’allumage, c’est un hoyo : un boisé léger, légèrement épicé, rond, mais sans le brioché habituel. Une saveur plus sèche, mais intéressante, quoique très evanescente. Le tirage est correct, le volume de fumée est agréable. Le premier tiers ronronne, mais Je m’ennui ferme. Le brioché absent, il ne reste qu’une sensation courte de saveurs légéres. C’est mieux que le short pyramide, mais ce n’est pas l’extase non plus.

Il prend de la puissance dans le second tiers, qui tire dans le terreux et le poivré, qui obfusquent un peu les saveurs déjà légéres. Et ça continue gentiment j’ai envie d’écrire. Sans surprise, sans superlatif et …sans grand intérêt.

Le dernier tiers est finalement le plus sympa car il y a un peu de puissance, (du niveau strict d’un premier tiers de Muchacha), un peu de réglisse et de terreux, et il laisse des saveurs végétales en bouche. C’est la partie du cigare qui m’a fait la meilleure impression.

Je ne vais pas en faire des tonnes : je ne suis pas fan de ce module, et finalement, peut être que mon idée d’un Hoyo plus puissant n’est pas la bonne, car sans le côté patissier du Hoyo, cela s’avère franchement l’ennuie profond.

Fumé sur un café allongé, le café a masqué les saveurs au premier tiers et m’a fait opter pour un verre d’eau.

Un grand sensible, lent, et difficile à cerner.

Hoyo de Monterrey – Short Pyramides EL 2011

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Amateur de cigares légers et gouteux, j’aime bien hoyo, avec une affection particulière pour le Hoyo des Dieux et le double Corona.
J’avais donc fait l’acquisition d’une boite de celui-ci, qui a rejoint mes regalos sur lesquels je reviendrai plus tard.

D’apparence, c’est un module qui est bien pensé : il se fume facilement, un cepo correct (^^t pas trop gros), et le format torpedo / pyramide que j’aime beaucoup. Sur le cepo, je suis un peu girly je sais, mais après quelques brise machoires, vraiment je prend le critère en considération.

Comme certains éditions limitées, il présente un tabac, au moins pour la cape, ayant subi une fermentation / vieillissement prolongé de plusieurs années.

Dans mon imaginaire, j’ai cru que j’avais touché une marque que j’apprécie, dans un module inédit chez elle et que j’apprécie, avec une cape qui apporterait un gain de puissance à cette saveur parfois evanescente du Hoyo. Je me souviens même l’avoir trouvé en même temps qu’une belle boite de Gold Medal Bolivar – jour de chance ?

Le cigare a donc une cape soyeuse, mais sans gras particulier, avec ce grain propre aux tabac agés utilisés pour certains cigares, une teinte plus foncée, une texture légérement nervurée. Il dégage une forte odeur de cuir et  à cru non seulement il annonce un tirage excellent, mais il annonce aussi des notes végétales.

En faisant court, de l’allumage au dernier tiers, ce fut l’ennui et la déception. Voir aussi une forme de révélation, en écho au précédent Ramon Allones EL que je n’avais pas apprécié. Même si le tirage est excellent et que la fumée est présente, la cape apporter un terreux / poivré qui obfusque complétement les saveurs hoyo qui survivent péniblement dans une pointe végétale et un peu d’épice. La puissance est effectivement nettement supérieure à ce que fait hoyo d’habitude, mais c’est au sacrifice de ce qui fait pour moi la personnalité d’un Hoyo, à savoir une grande finesse arômatique. Là, il y a une rusticité désagréable. 

Au fur et à mesure, le terreux et le végétal vont partir dans des notes clairement sur l’empyreumatique, et on a vraiment l’impression là encore de fumer du tabac séché (ce qui est un comble). Ca tombe non plus dans le registre de saveur d’un cubain, mais quasiment dans le registre d’un vieux tabac brun. J’ai fait un retour à l’adolescence car j’ai retrouvé le goût (pas exactement identique, mais avec des similitudes) d’un tabac brun comme le Ajja.

Contrairement à la promesse annoncée, cette édition n’a pas grand chose d’un Hoyo, et d’ailleurs souffre du même mal que l’EL de Ramon Allones. Le produit est tellement accès sur la cape qu’elle écrase tout.

A noter en outre que sur le dernier tiers, j’ai rencontré des problèmes de combustion (en cratére).

Je vais laisser le reste de la boite vieillir, sans hâte de renouveller l’expérience, car si je souhaite un cigare rustique et puissant, je trouverai mieux équilibré et moins cher ailleurs.

Un cigare sans grand intérêt gustatif, et c’est dommage car le choix du module est excellent.