Articles par Volutes

Eroa – Gamme Eroa, les bonnes et les mauvaises surprises…Et le droit de révision

Hello boys and girls,

J’étais sympathiquement invité dans un club hier soir à l’inauguration d’un cigare hondurien, à savoir : La marque Eroa.

Alors ça c’est pas vrai du tout. J’ai un pote qui me tanne comme un gros lourd depuis des mois pour aller à des soirées. Ces soirées échangistes de la carte de visite et endimanchées, tout le monde sait que j’adore. J’adore me mater les weston en me tripotant les boutons de manchettes et faire des pseudo bons mots en se tapant sur les cuisses parce qu’on gagne du blé. Tout moi !

Bref, juste l’idée d’être déguisée en costume (j’en ai 2), rasé (pffff), propre, et de parler du néant avec des inconnus qui utilisent un biais passionnel pour parler business, ça me la laisse super molle. Et petite, mais ça c’est que mon eau chaude est en panne.

La teuf d’avant, c’était cubain à volonté et dessert de patissiére sous chef de michalak avec une sélection de vins thématiques, bref, des motifs suffisants pour faire abstraction et sourire en parlant du temps ou des misére de la politique de gauche dans les milieux qui n’ont pas de problèmes d’argents.

Sauf que là, j’ai ressenti comme une existence divine qui avait décidé de me punir : un cercle fermé dans le 16éme, des cigares honduras (noooonnnnnn pas Rocky Fucking Patel, j’ai pas mérité ça !!!!!!!) et pas de sélection de pinard.
Et merde ! Je me suis engagé à y aller. C’est mon pote, donc j’y vais. J’ai même nettoyé mon agenda pour y être.

Au final, je me suis retrouvé dans une soirée organisée par un mec hyper sympathique, qui a bien assumé le club d’affaire, avec humour et légéreté, et les potes et quelques passionnés aidant, j’ai réussi à ne rentrer qu’avec deux cartes visites et le sentiment d’aovir passé une bonne soirée. Michel, c’est son petit nom, est un mec sympa, accueillant et décomplexé, et ça soulage. Le fait que la famille Pitbull y soit, ça aide aussi à se dire qu’au final, je terminerai à la table des cancres qui pensent plus à maintenir le verre à niveau, à éviter l’économie, la politique et surtout à profiter de toute blague pourrie sans complexes.

D’ailleurs j’ai du me présenter. Bref, j’ai misérablement essayé d’expliquer que j’étais un phénoméne aléatoire après qu’un fabriquant de jouet m’ai surnommé algorithme, Michel m’a rattrapé le coup. Merci amigo.

Le moment mythique de l’apéritif, arrive et votre héro avait snippé les boites à l’accueil. Sachant que renifler m’a fait éternuer, j’ai décidé de faire le niais par anticipation : je me suis allumé un cigare.

Et oui ! Suffisait d’y penser ! Et cela m’a permis de voir tous mes interlocuteurs, bien plus éduqués et polis que moi me dire sans l’oser que le premier cigare était pas terrible.

Hormis le trucculent Cyril qui m’a tendu le sien pour que je goûte et c’est très très …Puissant.

C’est très poivré, très épicé, quaisment désordonné. C’est asséchant.  Je croix que le consensus rieur sur ce premier module était « ça arrache ».

Bref – c’est la fusion sexuelle d’un rocky patel et d’un camacho, sur lequel on aurait greffé un poivrier chinois. C’est franchement mauvais. C’est d’ailleurs tellement franc dans le mauvais qu’on se demande si c’est pas fait exprès. Même le toscano est plus distingué.

Après un diner sympathique, où j’ai quand même réussi à être attablé avec une personne qui m’a demander d’éteindre mon cigare parce ce qu’elle n’aime pas (ndlr : dans un club cigare…là c’est high score, ça mérite un Gérard du Nawak)

Ensuite, après un diner assez conséquent (risoto aux truffes, et suprêmes de pintades) et un médocain passable, on nous améne la piéce principale. J’avoue ne pas avoir tout compris aux explications du représentant de la marques, si ce n’est que c’est du corojo.

D’ailleurs, elle a eu bien raison cette charmante personne anti-cigares : il vaut mieux éteindre un cubain pour que collectivement on puisse allumer le toro de la gamme. Ca a un petit côté j’ai réussi à pricer l’intolérance !

Le Toro est un module forcémment plus imposant, plus clair, mais un peu mou j’ai trouvé. Ca ventile beaucoup, et la combustion chauffe le cigare. Pour le coup c’est un profil très différent : le cigare est léger, calé sur un arôme poivré et épicé. Là encore je n’ai pas eu le coeur de le finir, pas mon truc. Le remplissage étant léger, il y a des trous de combustion, et parfois même des surchauffes, j’ai vu des voisins de table avoir des combustions en biseau. – Mais eux ils ont adoré 🙂

Bref, ca peut bluffer un fumeur du dimanche ou une soirée mondaine, mais pas les fumeurs émeritent qui lisent ce blog avec l’avidité d’une allemande face à sa wurst.
J’avoue que de cette soirée, j’ai surtout retenu des choses :

L’idée est géniale, une oenologie thématique, Carole (fondatrice) est une passionnée hyper abordable,  et j’ai passé d’agréables moments à discuter vin avec elle, malgrè le cigare si je puis dire.
Pour les plus curieux d’entre vous, allez jeter un oeil et prenez contact, il y a des choses à apprendre là bas.
De toutes façons elle est hyper simple d’abord, elle aime le vin et elle fume le cigare. Rien que ça c’est suffisant à la rendre sympathique.

Art Tabac
Art tabac ne fera pas ce cigare. – Et à mon petit niveau, nous étions plutôt convergents sur le résultat de la dégustation, le Pit étant moins diplomatique que moi en abandonnant son cigare dans le cendrier.

Réviser
J’avais fait un précédent post beaucoup plus consensuel, et je reconnais que je me suis fait chier en le relisant.
C’est corrigé.

Vegueros – Mananitas au mois de Novembre

Une marque qui faisait des cigares sur des modules abordables aux bouches vierges et aux hommes à moustaches, Vegueros présentait historiquement des palma (respectivement le 1 et le 2) qui OBLIGATOIREMENT furent arrêtés.

Merci le génie marketing Habanos. (Où les, ils doivent être nobmreux pour faire autant de conneries)

J’en finis par croire que le fumeur moderne est un jeannot dont le seul rêve est de se faire déflorer la bouche par un chibre tabagique dont on se fout du blend et de la provenance. Le cigare devient du porno interracial – ndlr

Il n’y a rien de viril à se promener avec un truc gros et long enfoncé dans la bouche. Pas plus que rouler dans un 4×4 ne fait pousser un petit pénis ou que boire de l’alcool rend fort. Mais si besoin est, j’ai une amie qui a une profession particulière : http://www.leialexia.com/

Elle adore notamment les hommes qui ont du mal à en être vraiment. Mais je sens poindre la salope dans l’homme collant un chibre d’ébène dans son entre-lévre – et autant, dans ma grande humanité, l’aider à se révéler à ses dépends financiers.

Un chinois, statistiquement, je peux comprendre qu’il veuille une fois dans sa vie posséder un truc d’un diamètre et d’une longueur conséquente. Mais nous ??? On a pas tous des boutons de manchette à la place des burnes !

Cette pub étant faite de maniére pas très vendeuse, au dépend de votre porte monnaie et des votre amour propre (ou pas d’ailleurs), je précise que je ne touche pas d’argent pour cela.
Je reçoit juste des photos compromettantes de votre compromission. Et faites lui un bisou.
En attendant fébrilement dans le froid relatif de ce mois de Novembre, parce que nous avons rasé notre barbe – pour les moins dotés nos poils pubiens – de notre visage en solidarité de tous ces mecs qui souffrent de maladies dont on ne moquait pas avant qu’on nous accuse de le faire.
Je sais c’est réac, mais je déteste tous ces mouvements bien pensants et proprets qui demandent la gentillesse et la mansuétude un mois de votre vie, peu importe que vous soyez un enculé toute l’année. Déjà, c’est contre le concept de constance, et surtout cette espace de morale-washing conceptualisé, ça fait chier. L’éthique ou la morale, on en a ou pas. Pas occasionnellement. Mais si vous le faite sans être un connard dans l’année : merci.
Voilà, toute l’année, si quelqu’un vous explique souffrir d’une maladie dure et intime, si vous riez, vous êtes juste un gros connard. Ca fait chier à se dire, mais la lucidité est source de progrés.
Que ce soit le mois d’Octobre, ou le mois de Novembre. Avec ou sans poil. Un cancer ça n’est pas drôle, la stérilité, pas plus, la gyno non plus. Ça fait rire les cons, les mous du bulbe et parfois les fumeurs de pétards qui ont trop forcé. On peut rire de tout, peut être, mais pas au dépend des autres, et pas de leur malheur.
Mon cancer, je lui ris au nez, celui des autres, j’ai la gentillesse de lui foutre la paix et d’aider mon pote autre à penser à autre chose.

Bref.
Quid de ce petit machin pas cher d’une marque qui a trop souffert ?
Ben c’est pas mal ! C’est du vrai cubain, de la tripe longue. Le packaging a un côté café de supermarché avec la boite en métal et le celophane dedans, mais au final pour le souvenir que j’en ai on retrouve la patte Vegueros :
Légérement épicé, végétal, brioché, léger et agréable.
Y’a pas à dire en rapport qualité prix, on peut tortiller du cul :
– Ça sera meilleur dans 1 an, c’est un peu ‘vert’
– Ca envoi pas des masses d’arômes, on est pas chez Bolivar
Mais :
– C’est hyper typique cubain
– C’est un vrai bon cigare à fumer vite
– C’est pas bien cher

Alors pour une fois qu’un petit truc Cubain a des qualités, n’hésitons pas trop !
Biz les filles !
Et comme ça fait longtemps : Happy bitch slapping !