Cohiba

Cohiba – B.H.K 54

images (4)
Une belle soirée, de belles rencontres, une boutanche de mumm rosée dans la glace, et du rire. La scène est quasi parfaite pour essayer l’un des derniers de la marque cohiba :  le BHK 54.

Je sui en bonne compagnie dans une fumoir parisien bien connu, le Cubana, nous sommes en parfaite condition cigaristique, après un très bon Vega Robaina Famosos, et surtout du rire.

Il est magnifique. Lisse, tendu, un touché proche de la perfection, une teinte de cape splendide. Je manque de superlatif pour dire à quel point l’avoir en main est un moment agréable. Sur la forme, il affiche un niveau de gamme assez insolent. Son odeur est immédiatement douce, boisée, épicée, et collectivement nous avons passées les 15 minutes suivantes à le humer et le fumer à cru. A cru, il a un typicité Cohiba, un boisé épicé très fin, limite gourmand.

Je peux dire qu’à ce point paroxystique nos pucelles de 100 kils sont toutes émues à l’idée d’allumer ce barreau odorant plein de promesse. Devant la taille du cepo, nous optons pour un emporte piéce, le tirage est suffisant, la ventilation est bonne – ce qui est aussi une première pour moi, l’emporte piéce.

L’allumage se fait sans heurts, et la première boufée est cohibesque. La saveur si facilement identifiable du Cohiba est là, immédiatement, très ronde, très douce, et tous nous reconnaissons une saveur un cran au dessus du lot, plus affirmée, plus fine,, mais trop douce. Ce démarrage rend impatient d’une évolution de puissance et annonce une belle expérience.

‘Et pis c’est tout ‘. Pour parphraser Colette, au fur et à mesure de la combustion on passe de l’attente anxieuse du plaisir et de la révélation à un moment ou nous comprenons tous qu’il n’y a plus rien à attendre.

Le cigare en restera là, l’évolution tant attendue ne vient pas, et plus le temps passe, plus la déception monte. Un peu d’empyreumatique ça et là, mais limite vu le niveau de combustion, rien d’anormal ou d’exceptionnel non plus. Juste une longue ligne droite, ennuyeuse s’il en est; La saveur est agréable, mais manque nettement de puissance, et le temps se fait long.
La déception est assez présente, car la promesse du départ est forte.

Le ramage est loin de se rapporter au plumage, et c’est bien dommage. En tous cas, je dirais que c’est un cigare coincé quelque part entre le robusto éponyme (à mon avis, bien meilleur) et le Siglo VI (pour la linéartié et la douceur).

Probablement un cigare plus du matin, ou qui enchantera un débutant. A à moins de se le faire offrir, il est loin de mériter son prix et est clairement surévalué.

Cohiba – Génios, rhhaaaaa ça fait du bien

Tout de go, je ne vais pas parler de cette vitole, elle est insignifiante. Je vais parler de son prix : 21 €
Les avis divers sur le web:
CigarInspector : 4,5 Etoiles
CigarReview : 4.5 Etoiles
CubanLou’s : 9.5 sur 10
CigarAficionado : 92

Bizarrement, en lisant le forum P1P2C j’ai vu des avis de fumeurs. Des gens qui fument, au quotidien, de tous horizons. Et là l’avis est différent : le consensus va plutôt dans le sens de ce que j’ai ressenti. Un cigare pas terrible.

Voilà le travers indésirable du cigare, qui est le même des civettes parisiennes. Finalement, tout est bon, tout est excellent, tout est à se rouler dans l’herbe en gémissant au plaisir cubain. Et quand on rentre chez soi délesté et qu’on fume un Cohiba Génios, moi ça me donne envie de légaliser le taquet. La bonne vieille tarte dans la gueule, la soufflante, celle qui siffle et qui claque, celle qui rougit la joue du cuistre et du margoulin. J’en ai ma claque de ces EL, ER, éditions spéciales qui ne servent qu’à me faire les poches en me faisant fumer de piétres cigares. Ca me donne envie de foutre une claque au mec qui a pondu ce concept marketing en lui tirant l’oreille comme un môme chez les jésuites en lui demandant s’il n’a pas honte.

Bref, ça me fout les glandes.

Ce cigare est du vol, il est d’un arôme qui est à peine du niveau d’une entrèe de gamme Dominicaine, il est d’une linéarité proche de l’insulte au fumeur, seul le tirage m’a semble correct, mais qui peut bien en avoir à foutre d’avoir un bon tirage si rien d’intéressant n’en sort ? D’habitude, j’essaie de me contraindre à dire « je n’aime pas », aujourd’hui, j’ai surtout envie de dire « c’est un mauvais cigare ». Ce n’est pas moi qui n’aime pas, ce cigare est sans qualités.

Quand je lis les différentes revues, je ne sais pas comment font ces gens pour sentir tous ces arômes, cette évolutivité.. D’ailleurs d’une façon générale, à lire, souvent, tout est bon. Un peu comme si il importait plus d’être complaisant à l’annonceur que d’être honnête vis à vis du lecteur. Quel homme a pu trouver dans ce machin des notes de vanille, des notes de féves de cacao. Autant que les oenologues, les vitologues s’enferment dans une tour d’ivoir de « la note de « , que l’on trouve rarement et qui s’extasient devant tout et n’importe quoi, comme des mômes dans un magasin de jouet. C’est sans compter en plus sur cohiba qui vit sur son image haut de gamme, et pour vendre de telles bouses, cela signifie bien que le bling importe plus que la qualité. Cohiba semble aujourd’hui être plus intéressé par le fait de vendre chers des cigares – au final quelconques  -à quelques cuistres qui se le fument en se tapant sur les cuisses sans trop chercher à comprendre.

Passé la gueule de bois de s’être fait baiser de 21 € ce fut l’occasion de découvrir un whisky corse, le PM qui s’est avéré être bien meilleurs que ce cigare de $à$&@.

J’en ai acheté un supplémentaire, comme ça la prochaine fois, plutôt que de faire un doigt, je sortirai un Génios.

Comme disait Churchill, un homme qui aime tout et n’a pas d’ennemi est avant tout un homme qui n’a pas de convictions ou qui n’a jamais pris fait et cause pour quoi que ce soit. Il s’est trompé. Il a oublié « sauf son propre bénéfice financier ». Car c’est la seule finalité du machin infâme qui m’a gaché une heure de mon temps.

Ouf ça fait du bien !