Nawak

Billet ouvert – Du goût, de la douleur et du mainstream

Discussion qui a tout mon intérêt et qui fait un peu écho à la notation; que doit-on penser quand on émet un avis qui différe d’un consensus, positivement ou négativement, et que doit-on réciproquement penser des consensus ?

L’ami Traj-ik, a un peu initié le truc en me balaçant un vicieux « et le havanoscope ? ».

Ben rien le havanoscope amigo !. Je vois le havanoscope comme une bonne publication sur la forme (beau papier, belle impression, belles images), qui me permet de faire un peu de lecture papier sur le cigare qui se fait rare/rarement instructive; mais c’est tout. Pour moi les bagues du havanoscope, c’est un peu comme les articles politiques de la presse gratuite ou le 20H de TF1, ça se regarde comme un divertissement, il ne faut pas le prendre au sérieux. C’est un jugement facile et poussiéreux, plus basé sur le prestige que sur la qualité intrinséque, et pas toujours justifié. Je ne vais pas décortiquer le dernier volume, mais bof. Tous les ans c’est quasiment les mêmes cigares, et les même rengaines.

Si j’étais vraiment mégotteur je dirais que sa seule utilité  concrète c’est d’orienter les choix d’une clientéle captive afin d’anticiper les stocks.

De plus, s’il fallait vraiment faire une théorie compléte du jugement, ce serait une oeuvre psycho/socio/écono/philosopho/comptoirienne qu’il faudrait réaliser. Basiquement je reconnais plusieurs famille d’avis :

– L’avis éclairé
L’avis éclairé est celui que l’on nomme le bon conseil. il s’agit dans la plupart des cas d’un avis incitatif, donné gratuitement et qui n’a pas vocation à être moralisé. Typiquement, c’est quand je dis à un copain « vas y ma couille, fumes moi ça, c’est du bon ».  Si c’est pas le cas, on sera toujours pote et on en concluera que nos avis divergent sur un cigare, cependant, ils convergeront probablement vers la bouteille de tequila. C’est une forme d’invitation.

– L’avis péremptoire
L’avis péremptoire, c’est l’avis couperet. Celui qui émet l’avis se sens investi de l’impartialité et de l’omniscience, le propos est souvent très technique, et il note. C’est l’avis de l’égo. Vicieux, il peut parfois glisser une saveur confidentielle et hype, genre la pointe de curry traditionnel de Jaihpur au Rahjastan. On la détecte car c’est souvent aussi un moyen de parler d’un truc que le commun des mortels ne peut pas infirmer. Et comme il ne peut pas infirmer, ca veut dire que l’avis est juste. CQFD.

– l’avis poétique
C’est un  avis souvent onirique, comme une invitation à batifoler dans les jardinets  des arômes inconnus au bataillon du commun des mortels, dont à la fin on sort un peu couillon en se demandant ce qu’on a bien mérité pour ne pas avoir le droit de de percevoir la pointe de vanille du mexique (c’est toujours un truc hype et confidentiel) d’une gousse de 4,3 g qui elle même développe des notes de baies de goji ramassées tardivement et séchée par des femmes nues enduites d’ambre gris. Le problème c’est que moi j’aime pas les anchois.

– L’avis démonstratif
L’avis démonstratif, c’est l’avis qui te permet de savoir qui a fumé, comment, pourquoi, et la vie l’amour, la vâche. Généralement, il fini sur une note médiane ou un avis mitigé qui permet de donner son avis sans trop se mouiller. L’avis girly

– L’avis du suiveur
C’est l’avis qui vient en dernière position, quand tout le monde à dit « c’est mauvais », il dit « oui je confirme ». A noter que moins le producteur à produit d’avis indépendant à priori, plus il faut songer à ne pas en tenir compte. Disons que c’est un écho à la suivie du groupe. « Tout le monde suit ???? Oui oui ».

– Le reverse avis
C’est l’avis révolutionnaire et contradictoire. C’est celui qui est tout seul au milieu des autres, parfois virulent. Un peu comme un spasme existentiel de la prise de position. Attention, il peut s’agit d’un pic d’avis suiveur qui se rebelle que personne ne l’écoute. (Un peu comme un môme quoi). Dans les milieux aware, on le nomme la méluche.

– L’avis utilement contradictoire
L’avis qui restaure un semblant de lucidité dans une communauté qui semble l’avoir perdu. Genre Min ron nee c’est sympa, mais passer des cigares sous le robinet, c’est quand même stupide. Nommé par les partisans aveuglés l’acte blasphématoire.

– l’avis au prestige
Un avis vicieux, car il se détecte avec une fine connaissance du marketing de la chose. Il s’agit d’avis qui ne sont positif qu’en présence de produits chers et reconnus comme étant haut de gamme. Un peu la précieuse ridicule de l’avis.Exemple : l’havanoscope et les BHK. C’est un avis intellectuellement faible sous des dehors pétaradants et digne de l’animal de compagnie d’Era, mais au fond, c’est plutôt des avis de gens sans vraiment d’avis, alors on dit « si c’est cher et rare, alors c’est bon ». Equation marketing qui se vérifie plutôt bien au niveau des ventes, moins au niveau de la satisfaction individuelle. Dénote soit d’une névrose sociale avancée, soit d’une absence totale de profondeur. Nommé aussi spasme normopathe consumériste.

– l’avis pousse au crime
Un avis tellement dythirambique que personne n’ose contredire et que tout le monde s’empresse de corroborer par des avis du suiveur en glougloutant  sur les qualités merveilleuses de la chose. Ce pic d’euphorie collective à souvent un effet narcotique très prononcé avec des descentes bizarres : une gloire éphémére capable de traiter un cigare de bonne qualité comme le dernier mou du bulbe participant à une émission de télé-voyeur-alité. Exemple : les cigares Pitbull, meilleure chose du monde pendant 2 mois, puis condamnés au bûcher en 1 soirée.

– L’avis alternatif
L’anti-prestige. L’avis alternatif revient à prendre un produit sans vraies qualité et à lui en inventer ou à lui en trouver, par l’adjonction de procéder ésotériques (dans le cas des cigares, conservation en milieu à hygrométrie constate de 73,5% pendant 9 mois et 2 semaines, puis congélateur pendant 48:00 avant d’être mis à macérer dans une jarre avec des bouts de cédre d’amérique). Le côté geek du truc est souvent drôle, mais sa se vérifié assez rarement. A parfois un côté expérimental qui permet de découvrir des idées rafraichissante, et pas toujours moderne. Le cigare aussi à ses Geek. Moi je m’en fous, je roule en mac.

– L’avis fétishiste
Avis basé sur une parabole du sujet. Et souvent sur une invention. Très proche de l’avis alternatif, il est son effet secondaire, à savoir qu’il est essaimé partout. Tout est vu pa un prisme particulier. Un peu comme si il fallait n’avoir un avis sur l’art qu’en lisant des comic books.

– L’avis moderne
Ecrit en langage SMS où on ne sait plus si c’est du domaine de la faute ou de l’abbréviation. Généralement piquant et difficile à cerner. Sur un forum, permet de bons trolls bien velus.

– Le sans avis enthousiaste
Le pire, le plus retors et le plus moderne, aussi nommé « à la ricaine ». Everything is just wonderfull, Oh my god ! It is so Great ! It is the best thing of my entire life since 5 minutes. Une loghorée du superlaxatif, qui marque souvent plus la présence d’un intérêt économique, d’une volonté de « fit in » digne d’un American Psycho, ou d’une façon générale de cette abominable positive attitude pandémique nord américaine, qui permet aujourd’hui de s’extasier bruyament et à toute occasion de n’importe quoi. « I need to pee, isn’t that fuck’n GREEEEAAAAT ?????? ». Attention, peut avoir des propriétés urticantes.

– L’avis construit
Le plus recherché, le plus compliqué, et celui qui demande du temps et du travail. L’avis de ceux qui analysent et donne du temps. Souvent très humain, très beau et très agréable à consulter. Priceless. L’awesomeness de l’avis – j’en suis strictement incapable. Dans la blogosphére que je fréquente, je dirai l’avis à la Belge.

– L’avis shocking
L’avis contestataire mais argumenté et intelligent (eg. : Twangking). Le truc pour secouer les habitudes poussiéreuses, souvent plein d’humour et de bon sens. La combinaison avec des avis construits donne de bons résultat. (Parce que quand même, il fume des Camacho, comme Edmond, je vous en veux pas…Mais quand même…)

– Mon avis
C’est le mien, et je suis souvent d’accord avec moi. Essaye de maintenir l’équilibre entre l’avis construit, mais pas trop parce que c’est fatiguant, l’avis shocking, mais c’est pas toujours simple, et le reverse avis parce que c’est mon côté relou.

– L’avis de BHL
Se dit d’un avis disponible quelque soit le sujet, à condition qu’il serve les intérêt économique et l’égo de l’émetteur. Sa pertinence est vraiment, mais alors vraiment secondaire.

– L’avis de sa meuf
….Je déconne.

– L’avis d’un journaliste
Se dit d’un avis mal documenté mais généralement au ton putassier et provocateur afin de provoquer une audience. Idéalement doit s’accompagner de photos morbides et choquantes, et ne peut en aucun cas être autre chose que la révélation d’une supercherie d’ordre supérieure. Il est nécessaire de disposer d’une économie rémunérant l’audience de façon à séparer le coprs aguicheur de la chute délirante. Parfois on peut aussi demander aux gens de faire un SMS à 4,5 Euro pour savoir si un cigare est a base de tabac, envoyez « tabac » ou à base de miel, envoyez « miel ». Bonus : le cigare est laissé encore allumé au bord d’une centrale nucléaire par un millionnaire qui fait de l’évasion fiscale en suisse.

Bref, l’avis sur une cigare comme sur tout chose c’est hautement subjectif. Il y a tellement de facteurs différents que ce qui est le plus dur est souvent de savoir quel avis écouter. Et dans le cas du cigare, les question sont nombreuses, la première étant souvent de répondre à une question simple : pourquoi j’aime le cigare ?

Moi c’est pour le côté phallique plaisir. J’aime les plaisirs terriens, et qui dit plaisir terrien dit aussi partage. Je mets mes avis ici parce que je peux y dire ce que je veux sans heurter de susceptibilité, et surtout, me lit qui veut. Fair and square. Ce n’est pas un jugement, c’est plus un instantané de sensations, essayer de capter l’impression du moment. Pour le reste, il y a les experts et les spécialistes qui comme ceux du havanoscope s’auto-proclament à coup de promotion associative ou autre. Comme disait ma grand-mére : laissons les enfants s’amuser. Moi je fais ça égoistement pour mon plaisir; que je ne boude jamais.

Mais de ce monde du cigare, je retiens juste que malgré l’ensemble des experts qui peuplent ce monde, et les vente faramineuses, tous les ans disparaissent des cigares appréciés. Voilà le mal du cigare : la logique est financiére mais guére industrielle. Un bon cigare est un cigare qui se vend beaucoup C’est simple, voir simpiiste, c’est faux, mais c’est la réalité. 
Et c’est ainsi que disparaissent des catalogues des merveilles comme le Tainos, le punch RS 11,La gloria cubana pour n’en citer que quelques uns.  Et des trucs comme les montecristo continuent…Pourquoi ? Un grand mystére. Mais une chose est sûre, le plaisir n’a pas sa place dans ses décisions forcémment stratégiques d’entreprise.

Billet ouvert – De la notation

On m’a posé une question qui m’a fait m’en poser d’autres. Affliction courante des chasseurs de volutes et autres nomades de la réflexion, je ne maitriserai jamais l’art de la réponse simple, et au temps pour mes aspirations politiques.

Simplement pourquoi je ne note pas.

Implicitement, c’est vrai que quand je livre mes impressions sur un cigare, quoi qu’on en pense, quelle que soit la tournure de la phrase, c’est un jugement. Et en l’état un jugement de valeur.

Si j’avais le montage Descartiens, je dirais en pratique que oui, je devrais objectiver mon expérience de fumeur et être capable d’en déduire une note en divisant mon expérience en autant d’éléments que nécessaires, d’autant que bien souvent, je ratisse large, n’ayant pas le goût d’obfusquer tel ou tel facteur, dont le judéo-chrétien tabou prix du cigare.

ndlr : Oui je mets le facteur prix car il est un élément concrèt du cigare et que fumer une daube à 20 E; c’est pénible et qu’à force de faire le marketing du « le pognon, en parler c’est un  truc de pauvre » (concept marketing d’HEC et autres écoles qui font du marketing du luxe), on se fait mettre des cigares mauvais soit, mais en plus chers, ce qui a tendance chez moi à transformer la déception en déplaisir.

Maintenant, j’ai aussi un vue plus utopique et plus personnelle qui est juste résumable à : Fuck it !

Je passe mes journées dans un monde où tout est quantifié, statistisé, noté, « rated« , évalué…et ça me gonfle. En tant qu’être social, éduqué, vivant dans une société avec ses repéres et ses contraintes, je l’admets. En tant qu’individu, le monde des technocrates et des noteurs est un monde qui non seulement m’ennui mais qu’en plus je perçois de façon négative, car je ne crois pas à l’impartialité d’une façon générale. Moi, toi lecteur, lui opposant, eux d’une autre culture, chacun est partial et nous notons plus souvent un ressenti qu’une réalité, dont de toute façon le caractére axiomatique est franchement douteux. Sauf qu’aujourd’hui, avoir un avis, c’est polémiquer ou être partisan. Voir bientôt si je dis que les cigares cubains ne me plaisent plus, on me taxera de racisme et de propos discriminatoires.

La langue de bois dans le cigare, source normalement de plaisir complêtement superflue à la survie de l’humanité, ne sert à rien. Elle sert juste à ce que chaque année des producteurs peu scrupuleux déversent des demi-roues entières de cigare plus ou moins bien roulés, plus ou moins bien assemblés dans nos civettes, plus ou moins agréables.

Autant qu’en bon humain déçu du monde, comme on peut l’être à lire la presse, ça m’emmerde (ce n’est pas vulgaire, c’est l’expression la plus sincére du sentiment en intensité) de voir des gamins évalués de plus en plus tôt, de voir que le monde courre à sa faillite pour des notes de complaisance,  de voir le monde par la synthése comme si l’esprit de synthése était le meilleur concentré d’intelligence qu’est capable d’éjaculer un cerveau occiendal. Bref, si à ce niveau ça ne s’est pas encore perçu : le principe de tout noter, classifier, ordonner est un principe qui m’agace voir a tendance à me démanger. Et au simple motif qu’il est avant tout aujourd’hui liberticiden, et que cette vision du monde ne me fascine que dans un Terry Gilliam.

Donc en un, je dirai : je suis contre le principe même de la notation.

Je suis pour l’avis, et la nuance, voir le débat (et parfois avec le verbe haut), d’autant que c’est un sujet sans gravité réelle. Le soleil va se lever parce que j’ai fumé un mauvais Cohiba cher
– la belle affaire.
Je vais lui mettre un 2 et me fâcher tout rouge
– La belle affaire
…Sachant que déjà normalement, ici, je me fâche.

De deux, je trouve l’exercice périlleux, même si je vois certains avis relativement ojectifs (je pense par exemple à Thierry et ses cigares et son échelle) où dénués du côté comminatoire et pompeux de la note (Bouddhaenshort ou Edmond), j’avoue que quand j’essaye de les réconcilier, ça ne m’apporte guére plus d’informations que de lire leurs avis (qui en plus sont généralement plus savoureux qu’une simple valeur numérique). Disons que ça vérifie le côté finale de la note : elle n’engage que celui qui la produit.

Déguster un cigare, ce n’est pas résoudre un problème d’algébre ou répondre à un QCM sur la physique. La note est un espace de pont relationnel d’une infinité de paramètres abstraits et interdépendants vers une synthése d’éléments complétementobjectifs – et là même moi j’ai du mal à me comprendre.

La pire note que j’ai lu sur l’univers du cigare est celle qui reproduit les notations des agences. J’avais vu des notes genre BBB-. La note sert aussi parfois à cela, à donner cette forme de pouvoir un peu idiote au noteur. Genre, je sais comment sont notés les papiers sur les marchés, alors tu penses ! Noter un cigare, c’est piece of cake. Bref, un côté ridicule, et ce n’est pas non plus la démonstration d’une grande pureté intellectuelle que de copier le « travail » de ces baisers de la mort économique que sont les noteurs et travailleurs de la dette. A l’emporte piéce, quand je vois ça, je me dis plutôt qu’il mettra AAA à Cohiba et forcémment BBB ou moins à ce qui coûte moins cher, mais sans prendre le prix en considération – c’est sale. Bref, au prestige ?

C’est en plus un exercice périlleux que de trouver une échelle de notation valable, compréhensible de tous, partagée par tous et surtout référente. Parce que finalement, c’est un peu ça que signifie une note sur un cigare : un consensus sur ses qualités.

Sachant que tout fumeur m’accordera que le cigare est un moment ciomplexe, qui ne se résume pas qu’à fumer des tiers avec 1 bouffée par minute en rétro olfaction, ça devient une combinatoire quasi infinie, et que l’utilité de faire une simulation de monte carlo pour vérifier la validité de la note d’un cigare par la loi des grands nombres ça fait un peu con quand même.

Je garde de mes années aux beaux-arts un concept qui est le suivant : j’aime ou je n’aime pas, et j’essaye (et vu ma capacité à m’énerver tout seul, c’est pas simple) de ne pas généraliser.

A côté de cela, je ne machouille pas non plus mes branches pendant que ma douce fait sa girly empallée sur un kinsky, et j’aime pas les avis qui ménagent la chévre et le choux. J’abhorre le consensuel, la positive attitude, la complaisance, les ronds de jambe et les petites phrases. J’aime les avis posés, nets et détourés. J’aime le parler viril. Les burnes molles « happy happy joy joyfull », c’est pas ma tasse de thé. Ca me les broutes. Ca m’irrite. C’est comme ça, c’est mon côté ours, voir primaire. J’aime pas les précieuses, j’aime pas les discussions girly et j’aime pas les avis mous. Typiquement, je ne suis pas franchement d’accord avec twangking sur tous ses posts ou avec Erwann – Breizh vaincra, mais j’aime les cojones dans le ton. Dans le cigare malheureusement, tous n’est pas bon. Je crois au désaccord, bref je crois en la vertue d’une certaine entropie.

Soyons honnête, il reste 3 possibilités immédiates pour un cigare : bon, passable, mauvais. Le passable étant un supposé bon, mais dans le mauvais contexte.WTF ???? Les seuls fumeurs qui finissent les mauvais cigares sont les courageux qui bravent la torture au bénéfice d’une communauté qu’ils informent. Nul ne mérite d’être inconsciemment confronté au Cortés.

En outre, il existe suffisamment de vendus à la cause (comme des cigar afficionados) qui ont réolu le problème de la même façon que tous ceux qui notent et font du business : on ne tue pas la poule aux oeufs d’or. Donc note oui, mais 100% de ‘bonnes’ notes. Et là on se dit : à quoi ça sert ? A quoi ça sert sur une échelle de 0 à 100 de mettre 91 ou 92 à un cigare ? Quel niveau de stupidité habite celui qui a inventé l’échelle, je ne sais pas, mais probablement la même que celui qui a noté la grêce, l’italie, les pays de l’europe et les états unis – On m’informe qu’il avait aussi sévi sur l’argentine. Simplement, c’est l’histoire de nord américains qui font des sites et vendent de la pub. Mais qui sorti d’un fabricant de cigare va avoir un intérêt à payer un espace de pub sur ce site ? Personne (bon si, 3 pékins qui vendent des caves made in china ou des boutanches frelatées). Et comment écouler les stocks de cigare bundle frelatés si ils sont explicitement notés comme des cigares pourris ????? Quand la réalité économique frappe le journalisme cigaristique, cela donne des résultats finalement cons : le noteur se drappe dans sa dignité et donne une note dans le range des autres, mais jamais mauvaise (comme si tous les cigares étaient bons…) parce qu’on ne mort pas la main qui vous fait bouffer. Loi d’or économique anglo-saxonne.

Alors face à tout ça, extrapolons. Nous laissons faire ces noteurs qui ne mangent pas de grenouilles et dans 5 ans, on verra apparaitre le Cigar Default Swap. C’est simple. Selon une loi normale (au début, c’est plus simple, on changera quand ça sera parti en couille),  on supposera que chaque cigare peut être défectueux (bouché, mauvais, mal conservé) selon un taux de probabilité déduit de la dite loi normale, qu’on finira par évaluer avec un test de jarque barra qui sera faux et de toutes façons et on s’en fout,  et par paresse encore on dirait  pour la loi une moyenne à zéro et un écart type égal à 1. De ça, je vais produire une formule mathématiquement idiote – et qui conviendra à tout le monde parce que l’homme est fainéant  – disant que pour une somme plus faible que le prix d’un cigare, que tu payes, si jamais ton cigare est défecteux, tu me le donnes et je m’en débrouille, et moi je te trouve soit un cigare qui marche bien, soit je te rembourse (en gros je te rachéte ton cigare) parce que j’ai déterminé que dans le future ton cigare vaudra plus et ce de façon invariable et que l’argent coutera plus cher obligatoirement – la croissance est infinie, tous les fous et les économistes le savent. Et tout le monde pourra le faire. Ainsi, on aura vraiment la possiblité de trouver un cohiba pour plus de 10 000 EUR, avec pleins de gens qui diront ‘non non, c’est une infra bouse’ car ils auront compris que pire est la note, plus faible est le prix (une manipulation de marché). Je pourrais créer ainsi une banque du cigare, et sans être fumeur, je pourrais facilement spéculer et gagner de l’argent avec les cigares….Heu…Wait…Ah j’ai oublié : sans plaisir et sans morale – la perfection n’est pas de ce monde. Mais au moins, on saura noter les cigares avec une utilité relative. Et accessoirement, je dominerai enfin le monde.

Bref, non je ne note pas et le monde s’en porte bien:-)