Ramon Allones – Gladiator ER Andino

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Dure journée passée à arpenter les couloirs du salon des vignerons indépendants, à se faire instruire par des neneulogues, des blondes passables qui vantent la « buvabilité » de leur côté de provence frelaté et à se faire cracher des glaviots vineux de la part d’amateurs qui tentent de cracher et les nazes qui viennent se mettrent la tronche gratos – Moi j’en ai une paire et je sue sous les bras donc je bois et j’entends bien y prendre du plaisir.

Fuck la convenance et l’intellectualisation du plaisir – Supprimez Parker et Sucking, et allez apprendre le pinotage dans les petits borgognes bien ficelés… Tout ça je me le suis infligé pour découvrir quelques petites merveilles que j’ai acheté comme une femme pendant les soldes aux galeries lafayette : dans un état moite, poite et proche de l’hystérie.

Bref, journée épuisante et je me dis trouver du réconfort auprès d’un gladiateur. Il est beau et il sent bon le sable chaud. Veiné , tendu, je dirais même turgescent. Il dégage une bonne odeur de cèdre et de cuir, et il est bien roulé. C’est un scénario idéal pour un gonzo gay sm.

L’allumage est facile, et rapidement, les premières bouffées, bien que très typées Ramon Allones (cacao, végétal) améne un patissier agréable. Le tirage est excellent et il y a une superbe longueur. Une petite amertume apparait à la fin du premier tiers, corrigé par un dégazage de 20 secondes.

En le fumant je trouve qu’il représente le parfait équilibrage entre le Gigantes et le Specially Selected, Plus évoltif que le second et beaucoup plus rond, et moins gros pépère que le premier. Mince j’aime. Et là la magie de la spontanéité : il se marie à merveille sur un pinot. Un Saint Romain de chez Buisson dont le « ventre de lapin » et le pinotage et le fruité contraste sur le Ramon Allones, comme une framboise sur chocolat noir.

Le second tiers devient progressivement  plus viril, légérement poivré, et ça reste terriblement séduisant. Il finit de ronronner tranquillement, mais la fin devient de mon côté un peu asséchante et je le laisse s’éteindre, mais j’ai plus faim 🙂

En tous cas : Merci Mathieu ! (Qui n’est pas un saint)

4 Commentaires

Je l’ai adoré aussi, plus qu’un Gigantes et c’est pas peu dire.
Tu as définitivement le bon mot avec « turgescent », un bodybuilder ce Gladiator.
NB. Tu as oublié le miel, perso j’étais comme Winnie l’ourson la patte dans le pot !

Tous en choeur : MERCI MATTHIEU !!!

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De rien les mecs, c’est avec plaisir. Et pis un Gladiator ne peut que être lié aux films gonzo-gay :

Et Matthieu avec 2 T, c’est le saint. Donc tout le contraire de moi, avec un seul T 🙂

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Deux « T » ou les vertues du copier-coller… Thanks Mr. Volutes & Sorry Mat’ !!!

Et la référence cinématographique, excellent !

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Bah non, je suis juste catholique d’éducation…C’est aussi bête…

biz

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