Cigare

Cuaba – Pyramides Edition Limité 2008

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J’avais fumé ce cigare lors d’une soirée d’un club au drugstore, sous la pluie accompagné d’un cognac.
Ila pluie, le froid, le bruit et la surhumidifcation….Il ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable.
En même temps, ce n’est pas parce que la première fois qu’on touche une fille le chauffage est en panne, le voisin a mis la musique à fonds et le lit s’écroule qu’il faut accabler la pauvre d’être encore trop humide.
Je lui ai donc laissé une seconde chance – au cigare car finalemment Cuaba rejoins les Gloria Cubana, San Cristobal, ou encoe Vega Robaina : des marques de qualité dont on parle très (trop?) peu.

En retrouvant Emmanuel au drugstore, j’ai retenté en prenant une dizaine d’exemplaires fumés en sa compagnie sur la terrasse du drugstore, puisqu’il faisait beau et que nous n’avons pas grand chose à faire avant de partir au Cubana – Dieu que la vie est difficile…

J’en ai refumé plusieur depuis, tous relativement égaux en qualité de fabrication, combustion et saveur. Seul un exemplaire avait un tirage légérement serré et moins bon. Le remplissage est correct, le cigare est légérement souple, avec un côté rêche, du à la cape qui semble agée et très sombre.

J’ai fumé le dernier ce-jour de haute lutte avec un ennemi séculaire anglais qui me beuglait dans les oreilles de l’éteindre jusqu’à ce que je lui dise fuck off lui propose de l’initier.

Et enfin j’ai compris ce cigare. Tout comme j’apprécie la marque, bien que décriée pour la qualité souvent médiocre des boites, ce cigare est un cuaba en bonne et due forme :
il démarre viril sur des arômes de bois précieux et du torréfié, avec un côté bien plus rustique qu’ à l’habitude, un côté vieilli, légérement poussiéreux.

Je trouve le premier tiers assez affirmé, présent et avec une belle puissance ce qui est agréable mais ne le rend pas passe partout.
L’évolution des arômes se fait principalement dans du torréfié sur le second tiers, qui a du muscle.
Le dernier tiers est du lourd, de la bestiole, du poivre, du cuir, et je finis très rasasié par ce cigare.

L’analogie n’est pas forcémment heureuse mais il fait penser à un Camacho roulé à Cuba avec du tabac capable de délivrer autre chose que du poivre et de la terre.

Bref, un beau et bon module, racé, avec une personnalité, que je trouve un peu cher en comparaison d’autres pyramides.

Je suis désolé, mais je retourne au cata. La biz, et bonnes vacances !

La Flor Dominicana – Double Ligero Maduro

Une visite chez Art Tabac, un coup de téléphone, un « Oh si tu en trouves », et quelques jours plus tard, voilà une réunion occulte organisée autour d’un chibre dominicain d’ébéne, dont le côté chiant se perçoit immédiatement.

Allons directement au seul point positif du barza : il est bien roulé. C’est beau, avec une belle cape maduro bien grasse.

Au touché c’est mou, on se doute tous que le tirage va ventiler grave. Vu le morceau, on sent qu’il y a de l’économie polonaise sur le remplissage.

Ca sent le cuir, assez fort. L’odeur n’est pas désagréable, et vu le module, les blagues potaches sont légions, notamment le « ça sent le cuir et la moustache » (Oui on sait, inutile de commenter).  Dans la bouche on se sent vaguement inverti par ce module qui a un côté kéké. Globalement, on le sent mieux dans la main d’une personne qui a un trouble de la reconnaissance ou de l’autorité – éventuellement équipé d’un 4×4 viril. Vous comprendre après pourquoi il est nécessaire de le fumer seul et dans la bonne humeur et qu’une analyse scolaire de ce cigare peut mener à une mort certaine d’ennui.

Pour poursuivre dans le grivois, le mauvais goût, le phallique, le putassier et le pôtache, je crois que nous avions affaire à comme le précise mesuret.org, un taille 5 : rare, exceptionnellement gros, mais qui bande mou. – Il a fallu descendre à ce niveau pour survivre aux effluves du cigare et rester aware

Le premier tiers dure 1 heure. Les arômes sont boisés légérement, ça ventile tellement que ça fatigue, la fumée est légére, sans gras, sans profondeur, c’est evanescent. Ca se fume en discutant; sans plus. C’est du Don Horacio avec moins de goût.  Le module est trop large et trop long, c’est désagréable de tirer dessus. Les rires des poulettes qui s’installent au fond en dise long sur l’interprétation faite du fumeur de ce cigare. Non seulement on passe pour des kékés, mais en plus, on se fait chier grave. Heureusement qu’il nous reste un retardataire à chambrer et un revenant hispanisé qui améne le chorizo.

Oui. Pendant le premier tiers de ce vibro puro dominicana, on peut faire plein de chose. D’ailleurs, il sait parfaitement se faire oublier.

Le second tiers, une douce chaleur envahie votre corps, et vous vous rendez compte qu’avec le tirage, le cigare hyper-ventile et que l’hyper-ventilation…Ca fait bailler, et qu’à force de bailler…On veut dormir ! Et on en reprend pour 1 heure strictement identique au premier. A vrai dire, j’ai arrêté de chercher des arômes, ça et là des pointes torréfiées et un peu boisée, mais c’est tellement lâche et mou qu’on s’en fout. On fume quoi.

L’alliance avec le café est recommandé. Lequel ? On s’en fout. Un qui permet de rester éveillé et qui envoie une belle dose de caféine.

Le dernier tiers, je sais pas et je veux pas savoir. D’aucun m’on dit qu’il était aussi chiant, mais en plus mauvais, d’autres ont failli s’endormir vraiment. Je ne mets pas de photo, inutile de savoir le reconnaitre, et il n’en vaut pas la peine.

C’est cher, c’est trop gros, c’est mauvais, c’est chiant.
Mon premier Hollande du cigare de l’année 2013 !

Ce cigare mérite une chanson kitch et désuéte :