Cigare

Por Larranaga – Petit Corona

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Un petit corona, le « PL », est une des grandes surprises que réserve le cigare à son amateur.

Je ne suis pas historiquement fan des petits modules, et voilà l’exception qui confirme la règle. C’est un chouette petit cigare, qui se fume relativement rapidement, avec une jolie bague dorée. Por Larranaga, c’est aussi une marque particuliére, car en bas de la pyramide cubaine (en même temps qui met du montecristo en haut) mais pourtant d’une fabrique reconnue pour son savoir faire dans la production haut de gamme au fil du temps. C’est une belle démonstration d’une marque supportée par les amateurs de cigares et non par les classifications.

Ce marevas est un exemple de maestria, et pourtant il reste humble. Le prix n’est pas celui dythirambique des grandes marques, et la vitole de par son format n’est pas exactement exhubérante.

Seulement, ce cigare à une caractéristique des grands cigares : il est régulier et avec le temps, il bonifie, s’arrondi.

Une partie de mes « PL » sont issus d’un cab de 2006, et aujourd’hui, les fumer, c’est 30 minutes de bonheur.
De part son format, ce cigare a une puissance, mais surtout une rondeur. Le miel, les fruit secs et les épices, une belle gourmandise. Jamais asséchant, bien maitrisé, en djeuniste on dirait  : c’est une tuerie. Le rapport de saveurs entre la taille et le prix est tout simplement incroyable.

Si dans les petits formats il ne fallait en avoir qu’un, pour moi, ce serait celui-là.

Et résistez à la gourmandise, conservez les, ils pourraient bien vous faire une agréable surprise.

Cain – F 660 Straight

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Un beau cigare, massif, long et épais, d’allure maduro parfaite, ferme, bien plein. Il a une senteur animale, du foin, du cuir, de l’étable. Tout de go, avec son pied bagué de rouge, il a de la gueule et roule des mécaniques.

Je l’ai fumé en la compagnie agréable d’un ami,  et d’une autre amie : une bouteille de crocquignol, l’excellent vin de pays coteaux du salagou du Mas Fabregous, Un vin simple, sans fioriture, bien vinifié et qui nous a suivi depuis ma première tentative de gnocchi tomates / basilic / parmesan entiérement « fait main », bref, le « gnocchi da Freddo :.IMG_0430[1]

Merci de ne pas remarquer que je n’ai aucun talent pour la présentation

Nous avions envie d’un moment entre potes, après ce qui fut déclaré une « bonne bouffe », et de mouler paisiblement en extérieur.

En ouvrant ma cave « nouveautés », j’ai repéré ce Cain, qui m’a semblé, beau, gourmande et un parfait remplaçant de tiramisu pour ceux qui n’ont pas le palais sucré et une bonne petite bouteille à finir.

Nous avons donc décapité ces beaux cigares, et là première inquiétude : le tirage est très cubain, et je crains que cela soit du à un remplissage conséquent du cigare.

L’allumage confirme cela, même à la torche l’allumage prend du temps, et semble laborieux (pour tous les fumeurs).

Les premières bouffées arrivent, et le cigare semble lancé. La saveur est intéressante, une belle saveur de cuir, matinée d’épices, mais déroutante : à voir le though guy qu’est ce cigare, on s’attend à en prendre plein la gueule, et là c’est plutôt discrétion et douceur – je tiens à préciser que je documente rarement mes découvertes, au sens où je préfére me forger mon avis que d’être influencé. Le cigare est intéressant, le tirage devient plus régulier passé 1/2 cm, le cigare ronronne est se met en place. La puissance arrive doucement et on arrive rapidement à une belle mache, peut être un peu courte, mais sympathique.

Et malheureusement, cela s’arrêtera là. Ce cigare est intéressant par sa construction, mais il reste très linéaire, trop linéaire. Il y a quasiment le premier centimêtre et le reste du cigare. Autant que dans une discussion entre pote qui dure, ce cigare passe, mais il ne restera pas dans les annales. Deux dégazages semble faire revenir un peu de torréfié, mais cela reste volatile. Même le dernier tiers est stupéfiant de douceur, et les saveurs sont devenues réellement très courtes en bouche.

Autre point, Monsieur faisant sa taille, les machoires fatiguent un peu. Il n’est pas écoeurant, mais non plus très rassasiant, très loin de la sensation d’un gros module comme un Lusi.

Dans son registre, Nicaragua si je ne m’abuse, il lui manque un truc, soit une palette de saveurs plus large, soit plus d’évolution dans la puissance. En le comparant avec un « concurrent » direct, le Muchacha Pitbull, il semble un peu plus timoré et moins savoureux.

Il reste néanmoins un cigare extrêmement agréable, bien fait, mais trop long, je serai tenter de me replier vers le module inférieur, qui devrait délivrer plus de puissance  et durer moins longtemps.

Content d’avoir trouvé un cigare agréable, mais il reste au final un gros dur au coeur de bisounours.