Hoyo de Monterey – Epicure Especial

epicure especial

Une de mes marque favorites. J’aime Hoyo, que je trouve injustement évaluée – avec toute l’objectivité qui me caractérise.
Parmis cette marque, j’ai une affection toute particuliére pour le double corona et le Hoyo des Dieux.

Malheureusement pour le Hoyo des Dieux il est difficile à trouver, et la dernière fois que j’en ai demandé dans une civette on m’a rétorqué que « le havanoscope avait mis pas suffisamment de bagues » et que « nous n’étions pas là pour nous branler » (sic).
Ce qui fait que je conserve jalousement mes stocks, en attendant de trouver un remplaçant / une meilleure source – ou une civette compatissante.

Tout cette digression pour dire que tester un nouveau hoyo est pour moi un exercice périlleux, la dernière historique étant le short robusto, qui comme le savent certain de mes copains fumeurs a fini par me faire haïr le concept de short dans le cigare.

Heureusement cet Epicure Especial est joufflu et rembouré, et promet une belle heure contemplative. Il est ferme, de construction réguliére, nervuré, légérement gras, Il sent le végétal, avec une pointe de cuir. C’est une belle piéce, une belle oeuvre de torcedor.

A cru, il est bien né, je reconnais cette saveur Hoyo. Cet équilibre entre le boisé, le végétal et l’épicé. Plus de doute. L’allumage me le confirme, mais m’inquiéte un peu. Le tirage est en effet bien cubain, mais un peu trop, je crains qu’il soit bouché. Tout rentre dans l’ordre dans le premier centimétre de la vitole et le savoir faire Hoyo est bien présent. On est clairement dans les registres du double corona hoyo, sur un assemblage bien maitrisé et sur un cigare de très belle qualité. La mache est d’autant plus agréable que les saveurs sont douces et fines. C’est une vraie gourmandise.  En revanche, au vu de ses proportions, un gain de puissance serait bienvenu et justement !

D’un seul coup, la vitole prend de la puissance. Une vraie puissance. Et pour ceux qui connaissent Hoyo, c’est aussi un événement. C’est le reproche généralement fait aux hoyos : doux, arômatiques, mais il manque un « kick ». Et là pour imager, cet Epicure Especial a tout d’un grand, c’est un épicure N°2 livré avec les cojones qui se termine sur un grillé / torréfié très sympa.

Le dernier tiers peut mériter un dégazage, moi je l’ai fait car l’amertume était présente. Il n’en reste que j’ai passé un excellent moment en compagnie de ce bel objet que j’ai accompagné d’un cuba libre Anejo 7 ans. (Et c’est un beau et bon mariage)

Ce cigare m’a fait passé un bon moment, et j’ai bien l’intention de renouveller l’expérience de nombreuses fois.

Camacho – Corojo Nacionales

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D’aucun dirait « Attention, truc de mec en vue ». Il est sobre, foncé, un peu bad boy / gueule cassée. J’ai découvert Camacho en essayant de nouveaux terroirs (et j’avoue un brin de curiosité en regardant la saison 2 de SOA).

A cru, ça sent l’animal, le cuir. Clairement à cru, il fait rustique. Difficile d’envisager de la finesse., on s’attend à prendre une claque. A l’allumage, ça envoie. C’est terreux, poivré, rugueux, bref, on « fume viril ». Ames sensibles s’abstenir. Le tirage est important.

Je vais calmer de suite l’histoire : c’est très différent de tout ce que je connais, et trop. J’ai du mal à le finir, et sans snobisme de la vitole, ça manque vraiment de finesse pour moi. Une puissance trop brute, une palette aromatique trop légére. Du poivre, de la terre et de la force. Les dégazages n’ont rien changé. Je ne suis pas habtué à cette débauche de puissance.

J’y reviendrai, mais probablement plus un soir qu’une après midi.

Vous l’aurez compris, c’est une petit déception pour moi. Mauvaise pioche ? Peut être, problème de conservation ? Peut être. Dans l’ensemble je n’ai pas aimé. Mais je reconnais que bombardé dans un monde de cubains et de dominicains, c’est un ovni au niveau sensation. Pour ne pas rester sur une impression j’y reviendrai, et j’ai bien l’intention d’associer un ou deux amis à cette future dégustation pour voir si ce sont mes « habitudes cigaristiques » qui faussent mon jugement.

A sa décharge, déjà c’est très loin du registre de prix d’un cubain. On est quasiment sur un prix de casual smoke. D’autre part j’ai lu certains avis sur ce cigare faisant état de notes chocolatées / cacao amer – ce que je n’ai pas trouvé personnellement.

Et pour le fun ; le camacho boy :
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