Oliva – Serie V Torpedo

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Un puro du nicaragua, qui une fois de plus est de construction impeccable. Et je note vraiment que ces terroirs, dit alternatifs ou nouveaux, face à l’hégémonis de de la Havane ont une qualité de fabrication dont feraient bien de s’inspirer les cubains. Le cigare est magnifique, huileux, finement nervuré, tendu et très ferme. Moi qui apprècie le torpedo, ce Oliva est une « oeuvre d’art » cigaristique.

A cru, il sent le cuir, de façon très franche, et semble en avoir sous le capot, et après avoir incisé la tête de façon à avoir un peu plus de la moitié du cepo décapité, je sens clairement des notes douces et épicées.

Déception à l’allumage, il nécessite une coupe plus franche, plus grande, sinon le tirage est trop étroit. Les arômes démarrent sur de l’épicé légérement poivré, avec une bon shoot de nicotine. Ame sensible ou ventre vide s’abstenir : c’est fin mais c’est viril et court en bouche. Le premier tiers se déroule sans accroc, avec une fumée à mon goût trop légére, ce qui rend le cigare un peu court dans ses arômes mais il y a de la puissance. La cendre est légére et bien blanche, mais le tirage est plutôt cubain, ce qui fait que la persistence aromatique n’est pas au rendez-vous. Les saveurs bien qu’agréable sont courtes, et ne revanche, on sent bien la nicotine, ce qui le rend asséchant. Un verre d’eau gazeuse est le bienvenu avec ce cigare.

Au second tiers, la puissance va crescendo, clairement ça picote, sans être désagréable et les épices s’estompent au profit de notes plus dans le brioché,.Il dégage une belle puissance, agréable sans être écoeurante, mais c’est clairement pas une fumette matinale. La bête envoie du poivre, de la nicotine et de l’empyreumatique la combustion l’emmène tout doucement vers des notes plus animales et torréfiée. Ld dernier tiers se profil rapidement, au milieu du second tiers, le cigare se câle sur du torréfié qui finalement est plus en phase avec la puissance. La puissance continue pour moi de donner du corps à ce cigare, mais les arômes restent très court et il laisse principalement des notes de nicotine en bouche.

Le dernier tiers est principalement du cuir et du torréfié avec un tirage qui devient plus laborieux (Trop de nicotine ?), mais c’est rasasiant, voir étourdissant.  Mais la persistence aromatique est meilleure, avec des notes de miel et torréfié agréables.

Au final, j’ai trouvé ce cigare nettement meilleur dans sa seconde phase par un aspect puissance / arôme plus équilibré, le premier tiers est trop court pour moi sur les arômes. J’ai d’ailleurs eut beaucoup de mal à trouver une ligne éditoriale aux saveurs de cigare car trop courte sur la première moitié.

A retenter dans la gamme, un cepo plus faible, et de façon générale un module plus petit, il me laisse une impression mitigée, et surtout un divin qui se situe plus dans la dernière partie du second tiers et le dernier tiers. – Bref à la moitié.

 

Rocky Patel – The Edge, le retour et le fumoir magique

Si un terroir m’a surpris grâce à un cigare, c’est le honduras, avec le The Edge de Rocky Patel. Un nom de cigare particulier, pour une marque un peu américanisante qui s’est révélé être un excellent cigare léger, fabuleux pour le matin ou le brunch avec des saveurs basées sur l’amande, simple et efficace.

Généralement, je me procure ces vitoles chez Art Tabac, place de Catalogne à Paris, établissement de Cyril Pelletier, qui est aussi créateur de la marque Pitbull. 

J’aime dans cette civette la simplicité et la qualité de l’accueil, ainsi que la qualité des cigares. Contrairement à la plupart des civettes parisiennes, un peu guindées et en dehors de certains jeunes vendeurs agréables comme c’est le cas en ce moment au Drugstore le soir grâce à Al, l’ambiance Art Tabac est simple, agréable, sans chichi et pas obligatoirement pro-cubaine. On y trouve des trésors (ERDM Tainos , Trinidad Ingenios, Gigantes à l’unité), mais on trouve surtout une vraie diversité et du conseil.

N’étant pas de nature mondaine, voir pour certaines personnes au bord de la sociopathie (j’abhorre les foules, le bruit et le bling), j’ai profité d’un moment de faible affluence (milieu d’après-midi un lundi) pour m’essayer au fumoir. 

Le taulier sympa m’a rangé tous mes achats dans une boite, m’a tout posé dans le fumoir, donné à boire. Il m’a montré le dock Ipod, m’a dit de changer et de mettre ce que je voulais si ça me chante. Et que oui ça me chante, l’endroit vaut un Charles Lloyd, All my relations. Un bel album Jazz qui colle bien à l’ambiance feutrée de la pièce. l’endroit fait chaleureux, il y a un coupe choux à disposition et des allumettes. 

Et les fauteuils : Des canapés chesterfield parfaits. Confortablement vautré, la veste tombée, j’ai passé une petite heure à déguster un The Edge, en sirotant une boisson fraiche et en lisant, le tout bercé par une musique que j’ai choisi. Cherry on the cake, l’extracteur de fumée est très fonctionnel et bien que la pièce soit de petite dimension, je suis ressorti sans même sentir le tabac. Et ça c’est très appréciable.

Alors pour le coup quelques photos,

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Et en spéciale, votre hôte en pleine démonstration de ‘tchou tchou’ (les fans d’expressions boutchoulistiques me comprendront)

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Bref un bel endroit que je recommande chaudement et où je ne manquerai pas de trainer des potes / potesses.

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