Punch – Punch Royal ER Benelux 2009

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Passé ma triste « dégustation » de l’EL Ramon Allones, j’ai senti le besoin de me réconforter. Et là ouvrant ma cave, j’ai trouvé cet autre import de mon trip amsterdam : un Punch Royal ER Benelux de 2009.

Bon franchement, j’ai hésité. Après le fiasco du R.A, j’avais envie d’un « vrai » cubain. Et pourtant avec sa jolie cape sans nervure, son côté joufflu mais pas trop, je me suis lancé.

A cru, c’est le jumeau du Punch Punch. Le tirage est parfait en revanche, et je suis tellement content que je décide d’agrémenter ce « petit » cigare d’un mojito façon locale. A savoir un mojito à l’anejo 3 ans, dans une boule, plein de menthe et pas trop citronné. Bref, pour les sudistes, un mojito piscine, sobriquet donné par mon pote F.

A l’allumage, c’est un ouf de soulagement et de plaisir. Le volume de fumée est superbe, longue, ronde, et pleine de mâche. Et l’arôme, pas de doute c’est un Punch Pourquoi ? Parce que je suis diablement infoutu d’exprimer la saveur à laquelle me fait penser punch. Un forme de terreux surépicé, un peu végétal. Le premier tiers est un plaisir. C’est long, rond et fin. Comme un punch punch géant, plus gourmand.

Le seul hic, qui n’en fut pas vraiment un, et qu’arrivé au dernier tiers, j’étais toujours en train d’essayer de mettre des mots sur la saveur qui n’a guère évolué. C’est à dire très linéaire, quasiment sans évolution. Mais pas gênant, car il se fume très facilement, et le tirage et la combustion sont en tous points parfaits – et quoi qu’en pensent certains avis malveillants, le « mojito piscine » aussi.

Fumé jusqu’au bout, ou même le dernier tiers passe comme du beurre, et un avis très biaisé : il est sans commune mesure bien meilleur que le R.A précédent, mais sans le mojito, le soleil et ma douce pour me tenir le crachoir, sa linéarité m’aurait je pense dérangé. Le dernier tiers et d’une douceur rare, d’ailleurs j’ai l’impression de n’avoir ressenti aucun tiers. Peut être une petite augmentation de puissance, mais il reste très rond le bougre.

Est-ce que donc on peut le dire exceptionnel comme une E.R, un cigare atypique ? Non. Mais c’est un bon cubain, simple, franc et qui donne du plaisir, sur une ligne très punchique, et sans fioriture. J’ai en outre l’intuition que l’âge doit bien lui aller, plus de complexité avec ce tirage, ça serait parfait.

Pas mal du tout quand même 🙂

Ramon Allones – EL 2011

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J’avais profité d’un passage dans la magnifique civette d’Amsterdam, Hajenius, pour prendre quelques exemplaires du Ramon Allones Edition Limité 2011.

Un beau cigare, dont la cape sombre tranche avec une bague vintage blanche, et dont je me suis dit « Ramon Allones, c’est forcémment sympa ».

Et bien pour faire court, c’est non. Je m’attendais à un cigare fin, délicat, et avec des arômes précieux, un peu comme l’Eminencia.

Ce cigare est un rustre. Il a une cape un peu soyeuse, pas grasse pour deux sous, il se câle sur un registre terreux, qu’il ne quitte pas et une seconde ligne qui démarre sur du végétal et fini dans l’empyreumatique. Le tirage est bon, mais une puissance mal contrôlée rend l’affaire piquante et incite au dégazage fréquent. Deux en tout, longs, et qui n’améliore le résultat que de façon très éphémére.

J’ai aussi rencontré de serieux problèmes de combustion, dont des cratéres, et j’avoue que si il n’avait une longueur assez impressionnante j’aurai abandonné au début du dernier tier. Je n’ai pas pris énormément de plaisir avec cette EL, et décidément j’ai de plus en plus de mal à ne pas croire que la seule vocation de ces gammes et de les collectionner pour les revendre à prix d’or.

La nicotine est écrasante, et j’ai pas aimé l’expérience.
Un passage bref dans mes caves et qui ne se reproduira pas.