Ze Volutes Scoring Methodology

Idée comme une autre, voilà mes Saint Thomas du cigare, un moyen autre de faire le classement de ce que j’aime ou de ce qui m’a marqué dans mon année cigaristique.

L’Orgueil
La série Opus X. A trop en faire, on en arrive à un produit soit pas mauvais, mais qui cherche à dépasser des limites qui ne sont pas possibles, en l’occurrence, celle du tabac dominicain. Trop tout, compliqué à comprendre, trop trafiqué, trop de marketing. J’ai beau soutenir Fuente, je ne comprends pas l’utilité d’un Dominicain qui cherche à devenir un cubain. Un cigare qui pour se créer une image a oublié ses origines. Péché d’orgueil de monsieur Fuente ?

L’Avarice
La série BHK, qui me semble n’être là que pour vider les poches des amateurs en faisant croire au mirage de l’über cigare. Je n’arrive pas à me faire à cet élitisme du cigare, où sous prétexte d’un nom et d’un prix, on ne peut plus critiquer ou avoir d’avis. Pour acheter des B.H.K, oui j’ai des caissettes d’oursins dans les poches. (Surtout que de vous à moi, quite à s’ennuyer avec un cohiba, pour la moitié du prix, il y a le Siglo VI, qui est lui aussi très beau et très chiant et franchement pas si différent)

L’Envie
Le Siglo IV, un cigare qui est un de mes favoris du moment, bon à chaque occasion, régulier, force et arôme. Il a tout pour lui, le format (corona gorda) qui le rend élégant et bon pour toute occasion, crémeux, du goût, de la régularité. A chaque fois, beaucoup de plaisir.

La Colère
Les shorts en ER. Un foutage de gueule purement marketing qui vend cher des cigares complètement banals, comme l’Embajadores, un demi Imperiales au prix de l’Imperiales, ou encore le Short Robusto de Trinidad.

la Luxure
Sir winston power, le cigar le plus recherché par ma petite personne. Envoûtant, savoureux, long, riche. Accessoirement, peut servir de sex toy buccal à une incandescente rencontre dans un vernissage. Quoique pour le coup, ça coupe les envies de luxure de mon côté.

La Gourmandise
La gamme Tatuaje, et notamment les cojonus 2003 et 2006. C’est gourmand et surprenant, vraiment une belle surprise en 2012. Nicely done, Mr Johnson.

La Paresse
Le Siglo VI, une beauté froide qui me laisse souvent face au vide de l’ennui. Bref, un gros paresseux, pas désagréable, mais un peu vautré dans sa marque et qui ne fait pas d’efforts.

Hoyo de Monterrey – Regalos EL 2007

images (1)

Un survivant d’une boite acquise lors de la sortie de l’EL que j’avais trouvé alors très linéaire et de peu d’intérêt au point de les laisser tranquille en cave pour les 5 années suivantes.

Fan de certains Hoyo, tout comme de certains Quai d’Orsay, je reconnais dans l’univers du cigare un goût pour des cigares plus doux, plus ronds, avec des arômes fins, sachant qu’il y a mécaniquement toujours un risque d’une certain linéarité et d’un moment mal choisi.

Depuis mes première rencontres cubaines, j’ai toujours apprécié la finesse d’un Hoyo, et sur certains modules, j’ai toujours regretté un manque de « kick » sur la fin de second tiers ou sur le purin.

En cela, les EL présentent toujours une particularité sur leur réalisation qui me fait toujours espérer un apport de puissance supplémentaire. Récemment je fus très déçu par l’EL 2011, qui est parfait en tous points (module, réalisation) sauf en goût.

Bref, le regalos. Comme d’habitude j’ai envie de dire, un beau cigare, sur un module raisonnable, proche du corona gorda.
A cru, il sent discrètement la terre et le cuir, sans exhaler une vraie odeur. Il est ferme, un belle cape sombre, légèrement grasse. avec l’âge les bagues sont un peu patinées, ce qui donne de la gueule à ce cigare.

A cru, il dégage du terreux en sus d’un boisé léger. J’avoue que le spectre du 2011 plane et..
…Pas du tout ! A l’allumage, c’est un hoyo : un boisé léger, légèrement épicé, rond, mais sans le brioché habituel. Une saveur plus sèche, mais intéressante, quoique très evanescente. Le tirage est correct, le volume de fumée est agréable. Le premier tiers ronronne, mais Je m’ennui ferme. Le brioché absent, il ne reste qu’une sensation courte de saveurs légéres. C’est mieux que le short pyramide, mais ce n’est pas l’extase non plus.

Il prend de la puissance dans le second tiers, qui tire dans le terreux et le poivré, qui obfusquent un peu les saveurs déjà légéres. Et ça continue gentiment j’ai envie d’écrire. Sans surprise, sans superlatif et …sans grand intérêt.

Le dernier tiers est finalement le plus sympa car il y a un peu de puissance, (du niveau strict d’un premier tiers de Muchacha), un peu de réglisse et de terreux, et il laisse des saveurs végétales en bouche. C’est la partie du cigare qui m’a fait la meilleure impression.

Je ne vais pas en faire des tonnes : je ne suis pas fan de ce module, et finalement, peut être que mon idée d’un Hoyo plus puissant n’est pas la bonne, car sans le côté patissier du Hoyo, cela s’avère franchement l’ennuie profond.

Fumé sur un café allongé, le café a masqué les saveurs au premier tiers et m’a fait opter pour un verre d’eau.

Un grand sensible, lent, et difficile à cerner.