Montecristo – Maravilla

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En cette fin d’année chargée, le repos est enfin venu et j’ai choisi de m’offrir un moment d’exception avec un cigare d’exception. Autant dire que j’ai toussé, car ceux qui me connaissent savent que je ne partage pas le plaisir général de fumer du Montecristo, un registre souvent boisé / terreux, qui ne m’intéresse guère – et me décoit souvent.

Tous m’ont plus ou moins déçu ; le « monte 2 », l’edmundo, l’open, le petit edmundo. Le gran reserva, oui plus fin – mais quelle débauche de moyens pour trouver un cigare de qualité !

Ce maravilla est un cigare d’un autre temps. Un double robusto, à cape lisse, finement nervuré, bien rempli, avec une nette odeur de cuir et de boisé à cru. Le tirage à cru est cubain : ni ouvert, ni bouché, mais finalement sur ce cigare juste suffisant. C’est un superbe déboite mandibules, qui va prendre une bonne 1h30 à 2h à fumer.

A l’allumage c’est la surprise. Le cigare embaume l’atmosphère, la fumée à des notes oléagineuses et boisées, c’est l’extase pour les yeux, le nez et la bouche.

Ce cigare n’a pas de tiers, c’est une symphonie. Chaque bouffée amène un flot d’arômes très large et très fin. Je sais que je fume un Montecristo, mais la finesse est telle, que je suis ravi de trouver enfin un Monte qui m’enchante. La saveur est partagée entre un boisé très long, qui se termine sur des notes fongiques, et un terreux épicé. Au fur et à mesure de son évolution, les notes oléagineuses viennent s’ajouter et ajoute encore à un arôme riche.

Ce qui surprend plus que tout, c’est un côté crémeux indéfinissable. La fumée est une soie, douce, en volume suffisant, et les arômes ont une telle longueur.

Malgré une taille imposante, il se fume facilement, à s’en bruler les doigts avec une combustion parfaite.

Je vais conclure en disant que sur ma dizaine d’années de fumeur de cigare, ce cigare est le plus grand que j’ai fumé. Clin d’oeil du sort, c’est un Montecristo.

Comme dirait un pote « J’y pensais encore en m’endormant ».

Que dire de plus ? Que malheureusement, il est dur à trouver, voir introuvable, ce qui rend cette rencontre rare, et un moment d’exception, que je vous conseille aujourd’hui d’avoir à la Maison des Centraliens, actuellement le meilleur fumoir de Paris, et de laisser Nader, brillant barman du lieu, trouver l’accord à réaliser.

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