Montecristo – MC 520 EL 2012

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Depuis que je fume le cigare, Montecristo est de loin la marque que je comprends le moins (ainsi que l’engouement). Je trouve leur arôme boisé / terreux assez rudimentaire et pas particuliérment plaisant si pas banal. Peut être éventuellement le Gran Reserva, mais qui est quasiment un cigare « juste bon » vendu comme un objet exceptionnel.

L’année dernière, j’ai pu grace à un pote découvrir un module particulier (et stopé) de Montecristo : le Maravilla n°1. Je reconnais d’ailleurs que quand il me l’a sorti en me disant c’est un Montecristo, j’ai mis du temps à y croire et à goûter, mais j’ai en plus goûté là un des meilleurs cigares de ma jeune vie de fumeur de cigares.

Guess what ? Le MC 520 est le Maravilla N°3, un module plus petit, mais déjà un chouette brise machoire qui est parti avec tout le crédit que j’accorde à son ainé.

J’ai choisi quelques boites, le cigare est en lui même superbe : gras à souhait, une cape maduro chocolat tendue, superbement roulé et jusqu’à présent le tirage va de cubain à ouvert.

Le démarrage est fin et léger, en tous cas plus que sur le n°1, mais la richesse d’arôme est là : boisé, terreux, mais du chocolat et de la rondeur. Il se fume facilement et j’emprunte la formule à mon pote Pascal ; c’est un pain au chocolat chaud dans une boulangerie le matin.

Le second tiers n’a pas d’évolution marquée, si ce n’est qu’un tirage ouvert rend la piéce très crémeuse, avec de la mache et très agréable à fumer.

Mais le meilleur moment que j’ai passé avec ce Maravilla n°3, c’est le dernier tiers. Les notes deviennent olégineuses, la puissance est appréciable et je le trouve alors au top.

Pas très difficile de comprendre que ce Monte est une bonne surprise de début d’année et que c’est avec plaisir que je redécouvre une marque dont beaucoup d’exemplaires m’ont laissé froid.

Cohiba – Siglo I et le tideje des champions !

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Un petit machin offert par un pote d’une journée qui a durée une heure tellement elle fut simple et agréable.

L’invitation est sans équivoque « 10:30 – Café, croissant et Siglo I ». Sympathique non ?

Comme dans chaque vieil immeuble parisien, je passe l’épreuve de la concierge qui me voit passer et me demande qui je viens voir…Je suis toujours dubitatif devant ça…Et qu’est ce que ça peut te foutre ? C’est vrai quoi un peu marre de la parano ambiante, de se méfier de tout le monde et de vouloir toujours régir. J’étais partagé entre lui dire que je l’observe depuis 3 jours et que je suis gérontophile sodomite ou que j’étais un voleur spécialisé en immeubles aléatoires, mais je sens que mon pote va le payer longtemps, j’opte donc pour le laconique « un copain, bonne journée connasse madame ».

A l’arrivé j’ai eu l’honneur d’apprendre qu’il existe (vi vi) un championnat du monde de croissant (géniale comme idée) et que le boulanger en question est un participant. La machine nespresso est en marche, et les p’tits siglo sont avancés – ou du moins exfiltrés d’une cave trop pleine ou les cigares sont (copyright Antoine) « serrés comme des chinois ».

Bref, c’est petit, serré (un peu trop), mais ça sent bon le cigare cubain, c’est bien roulé, et c’est parti avec un coup de V-Cut trouvé sur ebay et allumé avec un coup de torche à créme brulée.

Sur 2 un bouché immédiatement, qui subira une scéance de torture au cure-dent pour retrouver un semblant de tirage. 
Le mien est bon, Ce petit cigare part sur de beaux arômes torréfiés et épicés, très marqués cohiba. C’est assez impressionnant de trouver un petit truc comme ça sans piquant, sans violence. Il se fume en allant, et se marie extrêmement bien avec le café, avec le kirsch (vi ça existe encore), et accesoirement la williamine- que je découvre par la même occasion n’étant buveur d’eau de vie.

Chose plus surprenante, ayant pris le petit déj tardivement arrive l’heure de l’apéro et nous passons à un petit champagne rosé de producteur et au foie gras. Et il tient bien aussi sur le champagne, quoi que le verdict tombe : ce n’est pas un cigare qui capte notre attention, et la fin est un peu serrée et le tirage devient désagréable. Mauvais point.

Au final, comme tout cigare fumé avec des potes dans de bonnes conditions, il a fait le job.

Mais franchement, j’était pas hyper concentré. Simplement, c’est un de ces moments qui me font apprécier le cigare.