Rocky Patel – The Edge

J’ai découvert ce cigare par hasard en essayant de m’initier à de nouveaux terroirs. Depuis très longtemps, j’étais uniquement orienté sur les cubains et les dominicains – et sur ces derniers, probablement parce que c’est ma marque « initiatrice » les Arturo Fuente.

C’est donc en un beau jour de mars qu’en franchissant la porte d’une bonne civette j’ai trouvé ce Edge, un robusto, terroir honduras, qui tient d’ailleurs plus du corona gorda que du robusto. Il me fut conseillé comme un cigare léger, du matin.

Rocky Patel The Edge

Comme vous pouvez le voir, c’est un cigare élégant, une jolie cape, très régulier, un beau gras. La baque fixée sur le pied est originale, et visuellement, je trouve ce cigare très réussi. La belle affaire dirons les amateurs ! Que vaut-il en tant que cigare ?

A cru tout d’abord, il dégage une odeur sucrée, gourmande, au toucher, il est ferme et semble bien rempli. J’ai utilisé une double lâme pour le décapiter et j’allume tous mes cigares à froid à la torche.

Le démarrage est déroutant de douceur et d’amande, légérement épicé. Le tirage est juste, le volume de fumée est appréciable, et le cigare est d’une douceur rare. C’est marquant et gourmand. Le premier tiers de ce cigare est un bonbon à l’amande, une peite pate d’amande faite cigare. Le second tiers offre un gain de puissance, très relatif, mais cependant agréable, Avec la puissance, l’amande toujours présente prend de l’amertume, ce qui n’est pas pour me déplaire. Attention, on demeure dans le très léger. Le dernier tiers devient plus poivré et terreux, tout en restant très agréable et jamais agressif.

Au final, c’est une belle découverte du terroir hondurien, c’est aussi une belle découverte de Rocky Patel. Un cigare  effectivement du matin, qui peut décevoir les amateurs de cigares puissants, et qui est quand même linéaire. Le registre de saveur reste simple (principalement amande et un peu d’épices) , mais pour moi efficace.

Du début à la fin, un tirage excellent et une combustion réguliére. Attention cependant à fumer plutôt lentement, la surchauffe arrive vite.

Comme vous l’avez compris, j’ai aimé, et ceux avec qui je l’ai partagé aussi. Amateurs de Quai d’orsay, ou de hoyo, peut être une expérience à tenter ici.

Notons aussi que son prix est des plus raisonnables pour la qualité de fabrication.

Montecristo – N°2

Torcedorcigar-Montecristo-No2

Le Montecristo N°2 est un beau cigare. De tous les exemplaires que j’ai eu, soit 4, ils se sont tous avérés biens construits, avec une cape grasse, bref, un cigare apétissant qui promet un beau moment de plaisir.

Mais voilà, ce cigare est plat, c’est l’ennui total.  D’une linéarité sans faille, du boisé terreux sans fun; le Montecristo N°2 est pour moi l’ennui fait cigare. Je peine à le fumer dès que je l’allume ou pire, je le fume en faisant autre chose, sans vraiment y penser.

Il est connu, je suis toujours surpris de lire des critiques quasi-élogieuses (j’ai déjà lu une mince comparaison au Sir Winston ).

Le boisé, ça me dérange. C’est vraiment trop linéaire et au prix du Montecristo, moi je m’attends à mieux, à une petite prise de risque sur les arômes, ou même à une petite diversification. 
Et tant dans le même module (torpedo) que dans la même gamme de prix , il y a bien plus intéressant et meilleur, et sans nécessairement chercher dans le cubain.(L’Ashton VSG, l’Upmann, le R&J)

Globalement vu les volumes de vente de Montecristo, je suppose que ça plait au plus grand nombre, et c’est tant mieux, je laisse volontiers ma part à d’autre  tant chaque tentative m’a laissé soit sur ma faim (cigare inachevé) soit sans satisfaction.

Bref, vous aurez compris : je n’aime pas.