Cigare

La Gloria Cubana – Médaille d’Or N°2

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La première fois que je livre mes impressions sur cette marque, généralement bien appréciée des amateurs et proposant quelques modules, ce n°2 est un beau panatella lonsdale, d’une longueur équivalente à un churchill avec un cepo plus fin.

Ces modules malheureusement se perdent, je ne sais pas vraiment pourquoi. D’un côté j’entends beaucoup l’argument marketing, avec une mode aux « petits gros » et de l’autre, des problèmes de régularité et de fabrications.

C’est pourtant des modules agréables, et qui ont le mérite de ne pas fatiguer la mâchoire, et pour ceux que j’ai récemment fumé, la construction est assez homogéne dans la boite.
Tout de go, ce cigare partage une certaine proximité avec un ERDM Tainos pour moi. A cru, même registre, fin, boisé. C’est un vrai cubain, léger et fin. il a une belle allure, avec sa bague un peu vieillie, sa cape nervurée et un touché très ferme.

L’allumage est équilibré, « pas si doux » qu’attendu, avec un registre végétal et torréfié. Je dois concéder que j’aime beaucoup, avec un tirage correct, il y a de la mâche et du plaisir de fumer. Le premier tiers passe rapidement et facilement, je fume souvent vite – d’aucun dira que c’est mal mais…

Le second tiers se cale sur une saveur assez complexe, végétale, torréfiée, ca donne l’impression de plonger le nez dans un maragogype. – Chose que je suis allé vérifier en faisant un bon maragogype à la bialetti des familles, et qui a surperbement accompagné la second partie de ce cigare.

Le dernier tiers n’est cependant pas très marqué, et ce cigare se fume sans peine jusqu’au bout, mais j’ai regretté qu’il n’y ait pas ce petit truc en plus à la fin, un finish avec un peu plus de panache.

Bref un stock que je degluti facilement, que je recommande sauf…qu’il est discontinué. Et dans l’histoire, je ne saurai jamais si j’ai mauvais goût, si la distribution standard des fumeurs a mauvais goût, si l’executive moyen du marketing de habanos a une dent particuliére sur les modules longs et fins, où si simplement il faut être plein de remerciement de pouvoir goûter une de ces cigares qui font dire « c’était mieux avant ».

– Edit –
A priori, on pourrait le dire longtemps, puisqu’il n’est pas certain qu’il soit discontinué – Edit- 
Moralité : ne pas croire tout ce qu’on vous raconte ! Na ! Et merci kodebusan !

Hoyo de Monterrey – Regalos EL 2007

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Un survivant d’une boite acquise lors de la sortie de l’EL que j’avais trouvé alors très linéaire et de peu d’intérêt au point de les laisser tranquille en cave pour les 5 années suivantes.

Fan de certains Hoyo, tout comme de certains Quai d’Orsay, je reconnais dans l’univers du cigare un goût pour des cigares plus doux, plus ronds, avec des arômes fins, sachant qu’il y a mécaniquement toujours un risque d’une certain linéarité et d’un moment mal choisi.

Depuis mes première rencontres cubaines, j’ai toujours apprécié la finesse d’un Hoyo, et sur certains modules, j’ai toujours regretté un manque de « kick » sur la fin de second tiers ou sur le purin.

En cela, les EL présentent toujours une particularité sur leur réalisation qui me fait toujours espérer un apport de puissance supplémentaire. Récemment je fus très déçu par l’EL 2011, qui est parfait en tous points (module, réalisation) sauf en goût.

Bref, le regalos. Comme d’habitude j’ai envie de dire, un beau cigare, sur un module raisonnable, proche du corona gorda.
A cru, il sent discrètement la terre et le cuir, sans exhaler une vraie odeur. Il est ferme, un belle cape sombre, légèrement grasse. avec l’âge les bagues sont un peu patinées, ce qui donne de la gueule à ce cigare.

A cru, il dégage du terreux en sus d’un boisé léger. J’avoue que le spectre du 2011 plane et..
…Pas du tout ! A l’allumage, c’est un hoyo : un boisé léger, légèrement épicé, rond, mais sans le brioché habituel. Une saveur plus sèche, mais intéressante, quoique très evanescente. Le tirage est correct, le volume de fumée est agréable. Le premier tiers ronronne, mais Je m’ennui ferme. Le brioché absent, il ne reste qu’une sensation courte de saveurs légéres. C’est mieux que le short pyramide, mais ce n’est pas l’extase non plus.

Il prend de la puissance dans le second tiers, qui tire dans le terreux et le poivré, qui obfusquent un peu les saveurs déjà légéres. Et ça continue gentiment j’ai envie d’écrire. Sans surprise, sans superlatif et …sans grand intérêt.

Le dernier tiers est finalement le plus sympa car il y a un peu de puissance, (du niveau strict d’un premier tiers de Muchacha), un peu de réglisse et de terreux, et il laisse des saveurs végétales en bouche. C’est la partie du cigare qui m’a fait la meilleure impression.

Je ne vais pas en faire des tonnes : je ne suis pas fan de ce module, et finalement, peut être que mon idée d’un Hoyo plus puissant n’est pas la bonne, car sans le côté patissier du Hoyo, cela s’avère franchement l’ennuie profond.

Fumé sur un café allongé, le café a masqué les saveurs au premier tiers et m’a fait opter pour un verre d’eau.

Un grand sensible, lent, et difficile à cerner.