Cigare

Cohiba – Génios, rhhaaaaa ça fait du bien

Tout de go, je ne vais pas parler de cette vitole, elle est insignifiante. Je vais parler de son prix : 21 €
Les avis divers sur le web:
CigarInspector : 4,5 Etoiles
CigarReview : 4.5 Etoiles
CubanLou’s : 9.5 sur 10
CigarAficionado : 92

Bizarrement, en lisant le forum P1P2C j’ai vu des avis de fumeurs. Des gens qui fument, au quotidien, de tous horizons. Et là l’avis est différent : le consensus va plutôt dans le sens de ce que j’ai ressenti. Un cigare pas terrible.

Voilà le travers indésirable du cigare, qui est le même des civettes parisiennes. Finalement, tout est bon, tout est excellent, tout est à se rouler dans l’herbe en gémissant au plaisir cubain. Et quand on rentre chez soi délesté et qu’on fume un Cohiba Génios, moi ça me donne envie de légaliser le taquet. La bonne vieille tarte dans la gueule, la soufflante, celle qui siffle et qui claque, celle qui rougit la joue du cuistre et du margoulin. J’en ai ma claque de ces EL, ER, éditions spéciales qui ne servent qu’à me faire les poches en me faisant fumer de piétres cigares. Ca me donne envie de foutre une claque au mec qui a pondu ce concept marketing en lui tirant l’oreille comme un môme chez les jésuites en lui demandant s’il n’a pas honte.

Bref, ça me fout les glandes.

Ce cigare est du vol, il est d’un arôme qui est à peine du niveau d’une entrèe de gamme Dominicaine, il est d’une linéarité proche de l’insulte au fumeur, seul le tirage m’a semble correct, mais qui peut bien en avoir à foutre d’avoir un bon tirage si rien d’intéressant n’en sort ? D’habitude, j’essaie de me contraindre à dire « je n’aime pas », aujourd’hui, j’ai surtout envie de dire « c’est un mauvais cigare ». Ce n’est pas moi qui n’aime pas, ce cigare est sans qualités.

Quand je lis les différentes revues, je ne sais pas comment font ces gens pour sentir tous ces arômes, cette évolutivité.. D’ailleurs d’une façon générale, à lire, souvent, tout est bon. Un peu comme si il importait plus d’être complaisant à l’annonceur que d’être honnête vis à vis du lecteur. Quel homme a pu trouver dans ce machin des notes de vanille, des notes de féves de cacao. Autant que les oenologues, les vitologues s’enferment dans une tour d’ivoir de « la note de « , que l’on trouve rarement et qui s’extasient devant tout et n’importe quoi, comme des mômes dans un magasin de jouet. C’est sans compter en plus sur cohiba qui vit sur son image haut de gamme, et pour vendre de telles bouses, cela signifie bien que le bling importe plus que la qualité. Cohiba semble aujourd’hui être plus intéressé par le fait de vendre chers des cigares – au final quelconques  -à quelques cuistres qui se le fument en se tapant sur les cuisses sans trop chercher à comprendre.

Passé la gueule de bois de s’être fait baiser de 21 € ce fut l’occasion de découvrir un whisky corse, le PM qui s’est avéré être bien meilleurs que ce cigare de $à$&@.

J’en ai acheté un supplémentaire, comme ça la prochaine fois, plutôt que de faire un doigt, je sortirai un Génios.

Comme disait Churchill, un homme qui aime tout et n’a pas d’ennemi est avant tout un homme qui n’a pas de convictions ou qui n’a jamais pris fait et cause pour quoi que ce soit. Il s’est trompé. Il a oublié « sauf son propre bénéfice financier ». Car c’est la seule finalité du machin infâme qui m’a gaché une heure de mon temps.

Ouf ça fait du bien !

Oliva – Serie V Torpedo

olivaV

Un puro du nicaragua, qui une fois de plus est de construction impeccable. Et je note vraiment que ces terroirs, dit alternatifs ou nouveaux, face à l’hégémonis de de la Havane ont une qualité de fabrication dont feraient bien de s’inspirer les cubains. Le cigare est magnifique, huileux, finement nervuré, tendu et très ferme. Moi qui apprècie le torpedo, ce Oliva est une « oeuvre d’art » cigaristique.

A cru, il sent le cuir, de façon très franche, et semble en avoir sous le capot, et après avoir incisé la tête de façon à avoir un peu plus de la moitié du cepo décapité, je sens clairement des notes douces et épicées.

Déception à l’allumage, il nécessite une coupe plus franche, plus grande, sinon le tirage est trop étroit. Les arômes démarrent sur de l’épicé légérement poivré, avec une bon shoot de nicotine. Ame sensible ou ventre vide s’abstenir : c’est fin mais c’est viril et court en bouche. Le premier tiers se déroule sans accroc, avec une fumée à mon goût trop légére, ce qui rend le cigare un peu court dans ses arômes mais il y a de la puissance. La cendre est légére et bien blanche, mais le tirage est plutôt cubain, ce qui fait que la persistence aromatique n’est pas au rendez-vous. Les saveurs bien qu’agréable sont courtes, et ne revanche, on sent bien la nicotine, ce qui le rend asséchant. Un verre d’eau gazeuse est le bienvenu avec ce cigare.

Au second tiers, la puissance va crescendo, clairement ça picote, sans être désagréable et les épices s’estompent au profit de notes plus dans le brioché,.Il dégage une belle puissance, agréable sans être écoeurante, mais c’est clairement pas une fumette matinale. La bête envoie du poivre, de la nicotine et de l’empyreumatique la combustion l’emmène tout doucement vers des notes plus animales et torréfiée. Ld dernier tiers se profil rapidement, au milieu du second tiers, le cigare se câle sur du torréfié qui finalement est plus en phase avec la puissance. La puissance continue pour moi de donner du corps à ce cigare, mais les arômes restent très court et il laisse principalement des notes de nicotine en bouche.

Le dernier tiers est principalement du cuir et du torréfié avec un tirage qui devient plus laborieux (Trop de nicotine ?), mais c’est rasasiant, voir étourdissant.  Mais la persistence aromatique est meilleure, avec des notes de miel et torréfié agréables.

Au final, j’ai trouvé ce cigare nettement meilleur dans sa seconde phase par un aspect puissance / arôme plus équilibré, le premier tiers est trop court pour moi sur les arômes. J’ai d’ailleurs eut beaucoup de mal à trouver une ligne éditoriale aux saveurs de cigare car trop courte sur la première moitié.

A retenter dans la gamme, un cepo plus faible, et de façon générale un module plus petit, il me laisse une impression mitigée, et surtout un divin qui se situe plus dans la dernière partie du second tiers et le dernier tiers. – Bref à la moitié.