Cigare

Por Larranaga – Belicosos Extra ER Asia Pacifico

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Ca fait longtemps que j’en avais envie, même si je concéde avoir fait de molles recherches, et quoi de plus beau que de se le faire offrir quand on ne s’y attend pas ?

Bref, placé depuis 2 semaines dans ma cave de consommation, c’est une belle piéce, odorante de cuir, sobre (j’y peux rien j’adore la bague PL, simple, sobre, et tellement en phase avec le cigare)) dans un format que tous les fumeurs appprécient : le belicoso. Autant dire qu’il me fait envie.  

D’une part, la marque est largement sous estimée, même si ces dernières années, elle semble être étrangement structurée avec une pléthore d’éditions régionales et une production courante qui reste sur des modules communs, même si elle y attire les éloges des amateurs.

D’autre part tous les amateurs de Por Larranaga doivent imaginer ce que serait la marque sur un module digne de son rang – passez moi l’expression mais c’est aussi ce que j’en pense, aussi sympathique soit le petit corona, ce n’est pas le module le plus propice à des évolutions arômatiques où a une fuma plus longue.
Et souvent, il est constatable que sur les autres marques cubaines, les références sur les saveurs sont à minima les robusto, quand pas les double coronas. 

Ce module, je l’aborde donc plein d’attentes et de curiosité; sachant que l’ER Robusto Allemande m’avait largement séduite. 

L’allumage est magnifique : un tirage excellent, un volume de fumé conséquent et très agréable. Les premières notes font penser à un pain d’épices. Un mélange patissier et épicé, très flateur, très agréable, et très rond. Sur le premier tiers, le cigare est gourmand, les notes sont riches, denses. Epices, boisé, torréfié, et très patissier. Voilà un bout qui tient ses promesses !

L’évolution s’accentue vers du miel plus présent, et plus de puissance, sans jamais être agressif où définir clairement l’élément apportant la puissance. Je trouve le cigare particulièrement équilibré et fondu. Et pour ainsi dire, séduit, le temps n’a pas vraiment compté, et vite, l’analyse laisse place au plaisir et je l’ai fumé à m’en bruler les doigts.

Clairement un grand cigare!

Vega Robaina – Petit Robusto ER Francia

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De passage chez Art Tabac, j ‘ai trouvé ce petit gros. Pas que j’en avais envie, j’aime pas les petits gros (dans le cigare, pour les gens ce sont les gros relous que j’aime pas), mais c’est l’attrait de la nouveauté. 

Physiquement que dire ? Petit, jouflu, comme un famosos trop court. Ca fait pataud – on dirait un doigt d’obèse adolescent nord américain (Euphémisme).

Vraiment je n’aime pas ces modules, qui incarnent l’inverse du cigare : à quoi bon fumer un cigare si on a pas le temps nécessaire ? Apparemment la réponse est dans le marché Français, vu que nous nous faisons toujours affubler des petits gros, ou des shorts trucs, ou des petits machins. 

A croire qu’on le mérite. Chez nous, pas d’inmensos, pas de valiosos, pas de balthazar. Non non. Pour nous c’est Fonseca et petits modules. Merci Habanos SA. Comme en plus les amateurs que je fréquent généralement ne manquent pas de se morfondre de la disparition de tous les cigares élégants, longs et fins, il est logique que nous soyons envahi de petits trucs boudinés. C’est narmol. Bref toujours est-il que si quelqu’un a une explication qui dépasse le concept de mass marketing, qui soit rationnelle, plausible, argumentée je serai ravi de l’écouter.  (Digression)

Oui. Size Matters. N’en déplaise à ceux qui sont shorts.(Emprunt)

Un cigare petit et gros, c’est comme une jolie femme qu vous baille son haleine du matin au visage (Emphase). C’est une insulte à la beauté et un motif de #claquedanstagueule. (Au moins ça les jeunes comprendront)

A cru pas grand chose, ne sort de Don Alejandro raccourci (Antonomase), et j’avoue qu’un si petit truc donne plus envie d’aller droit au but pour passer à autre chose.

A l’allumage, je le reconnais surprenant : il n’y a pas de puissance, c’est très mielleux, légérement boisé et torréfié. C’est un peu brouillon, mais bizarrement je me sens plus chez San Luis Rey que chez Vega Robaina. 

Finalement, ce cigare est un digne représentant du sacerdoce féminin : trompé sur la marchandise, trop petit, désordonné, mais pas nécessairement si désagréable. Ce qui permet de passer une soirée pas nécessairement désagréable, mais sans nécessairement finir par une love story ou à défaut un fuck friend.

C’est sur cette magnigique ellipse que j’arrive à la fin car difficile de vous parler d’évolution. Pas franchement désagréable, et au final, malgrè sa taille, relativement arômatique et sans débordement de force ou de jeunesse, défaut assez souvent présent dans les modules similaires. 

Ce cigare a cependant un truc franchement désagréable.
Ce cigare a son prix.
Ce cigare gaulé comme un tic tac, facturé le prix du caviar.
Ce cigare c’est 11,5 le (petit) bout – de devoir l’apprécier ??? (Anaphore et anacoluthe)

Et à ce prix là, on a même pas la longueur pour un massage de la prostate …. (Vulgarité gratuite)

On est au delà du foutage de gueule. C’est de l’épendage massif, de la massive anal intrusion. 

Minute !!!! Oh… Mais oui….Je me suis fait baiser par un petit gros !!!!!! (Magnifique hyperbole !)
J’ai passé un excellent moment  (Antiphrase)

(Edit, me suis trompé de petit gros pour la photo)
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