Cigares

Punch – Serie d’Oro n°2 EL 2013

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Un Punch format Pyramide, avec un Cepo qui ne fait pas penser à une opération douteuse dans une clinique esthétique, forcémment ça attire l’oeil. Avec les arômes épicés Punch, on ne peut s’attendre qu’à un bon cigare, arômatique, dans un format prisé par les amateurs.

Déjà, malgré sa jeunesse, il a un côté « vieux », un peu « gueule cassée » avec sa cape vieillie, et j’avoue être un peu déçu du remplissage : je le trouve un poil mou. Je crains le tirage cheminé d’ailleurs. Ca commence pas top.

Il sent principalement le cuir, qu’on retrouve sur ces EL avec une cape vieillie, et surtout à cru, on ne retrouve pas vraiment le côté frais du Punch Punch, fruité et épicé.
 
J’ai ouvert à l’emporte piéce, comme l’ami Pascal recommande de toujours ouvrir les torpedos. Je sais c’est potache, mais je me marre à chaque fois que je le vois un torpedo à la main demander un emporte piéce super sérieusement à quelqu’un. Plaisir simple.

Je l’ouvre faiblement, de peur de me retrouver avec une cheminée cubaine qui déclencherai l’alarme incendie, et j’allume. Ca se confirme : ca ventile.

Le premier centimètre confirme même tout : les problèmes de combustion, le tirage pas top.
Niveau arômes, il n’y a pas la richesse d’un RS 11 ou d’un Punch Punch, plutôt une version plus faible de l’arôme punch, et plus poivrée. Avec le tirage cheminé, ce n’est d’ailleurs pas très agréable, voir un peu asséchant.

La première impression que me donne ce cigare est simple : c’est brouillon. Mauvaise combustion, remplissage approximatif, et arômes brouillons.

Ca tombe bien, j’ai un Lynch Moussa qui n’attend que ça :-), et bizarrement, c’est une des premières fois qu’un Bordeau vient à la rescousse d’un cubain : le vin semble ordonner le cigare. La doucer médocaine qui vient assagir la fougue cubaine. Bizarrement, l’alliance fonctionne bien.

A 2cml (oui !) je dégaze, et là j’assiste au plus long dégazage prématuré de ma vie de fumeur de cigare. Impressionnant.

Verdict : il n’est pas brouillon, il n’est pas fini. Il le sera après un bonne année (et encore) de conservation, pour ceux qui peuvent conserver dans des conditions optimales et qui ont envie de prendre le pari.

J’ai envie de dire : encore une EL qui ne tient pas son rang.

Ce cigare, représente une vision que je trouve assez illogique de l’EL :
L’EL est censée représenter le top du cigare, des cigares roulés avec une attention particuliére ou du moins une philosophie opposée à la production courante. Aujourd’hui, on se retrouve avec du cigare patrimonial, il faut acheter la bague et la boite, et peu importe la qualité. On joue au petit collectionneur.
Ce cigare est décevant. En tant que fumeur, pas collectionneur ou amateur de rareté, juste en tant que mec lambda qui aime fumer le cigare, celui là n’a aucune qualité particuliére. Rien que ne puissent déjà m’offrir les cigares de production courante, qui en plus eux sont fumables immédiatement.

Faut pas jeter non plus le bébé avec l’eau du bain, on est loin des oeuvres d’art de Maya Selva ou d’un Rocky Patel, ça reste un cigare cubain de bonne facture, mais qui ne tient pas sa place. On attend plus, et me concernant c’est une déception.

Cependant, c’est peu évolutif, très brouillon et trés cher. (pour ce que c’est).

Edmundo Dantes – Conde 54

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Alors que ma soirée commençait mollement à la maison des centraliens, avec un double edmundo (je ne sais pas ce qui m’a pris….et je suis toujours sous le choc) et un fruit pressé, l’amertume de la dégradation lente mais certaine du lieu (sol sale, tables sales, bordel ambiant) risquent de faire basculer ma soirée d’un moment de détente d’exception à une nouvelle du grand Charles.

Mon vitologiste avec lequel j’avais convenu d’un rednez vous à 19:00 arriva à l’heure à 19:30, et après des retrouvailles, des présentations et un choix de cocktail pour le moins particulier, il m’ouvre sa boite aux trèsor.

J’en sors un flor de selva …..arf….Et là un joyaux ! Un Balmoral !!!! Dans la cave du vitologiste !!!!
Oui tu es démasqué, où alors tu attendais secrêtement l’ami des pinqouins, qui comme chacun sait n’aime pas le cigare (private inside joke)

Mais non il cache bien son jeu, et me pose, d’un geste papal un cigare bizarre sur la table.
Et là mes yeux s’allument, je laisse ce double edmundo à un convive qui l’appréciera plus que moi : le cendrier – et je me saisis de cette piéce.

Un sublimes, ultrat rempli, ultra tendu, qui sent bon le cuir et qui porte un drôle de nom : L’edmundo dantes (bref, montecristo au mexique), un édition régionale mexicaine de 2007, le conde 54. 

Une chose surprenante chez Montecristo, c’est que je n’aime que les très rares (Maravilla par ex) ou les délaissés (Especial n°2) mais rarement les mainstream (la gamme edmundo, la série ratée des open).

Et là c’est la plénitude à l’allumage. C’est fin, boisé on retrouve l’arôme de Montecristo, finement boisé, un peu végétal, et plus fruité avec plus de punch, plus de jus. En deux secondes, il propulse le double edmundo (dont la civette m’avait promis que j’allais me régaler….)

Ce qui est dingue c’est son remplissage, on dirait quasiment qu’il est ventripotent et que la cape va céder sous la pression de la poupée et pourtant le tirage est parfait. 

Et oui, ce conde 54 ets parti pour rejoindre le Maravilla au panthéon des grands cigares. Non seulement il est bon, mais il est suffisamment arômatique pour rester en bouche et ne pas se faire écraser par une boisson.

L’évolution se fait principalement dans des notes oléagineuses, très marquées, très agréables, et il me vient à l’esprit l’impression d’un grand San Cristobal. Ce qui par rapport à la palette arômatique standard de Montecristo est une très belle évolution. 
Malgrè tout on est chez Monte et la puissance reste faible, on est dans le suaves. 

Je n’ai pas pu me bruler les doigts, la cape a effectivement laché vers la fin du cigare du fait du remplissage, mais je suis resté sur ce cigare, tellement l’impression fut bonne.

Merci vitologiste !