Cigares

Punch – Sir John ER Allemania 2012

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Passé mon orgasme avec le RS 11, j’ai tenté et testé ce robusto – hermoso N°4 de la marque Punch. Punch me fait automatiquement penser à une saveur épicée, très arômatique. Je suis très amateur de ces cigares, qui pour moi délivrent toujours une grande qualité arômatique, tout en demeurant d’une puissance raisonnable.
Cet hermoso est beau, bien roulé, avec un remplissage correct, voir un peu ferme quand je le palpe. La cape a un côté vieillie et un peu nervurée, mais il a la gueule d’un bon Punch (un peu maduro, un peu grassouille et surtout diablement odorant de cuir et de réglisse ).
A l’allumage, les premières bouffées sont un peu légéres, sans vraie tenue, mais l’arôme Punch est là, avec une couche poivré qui arrive vite. On reste dans le registre de la marque,sans grande cérémonie, avec bizarrement plus de rusticité que les gorda qui m’ont tant plu ces derniers temps. La première pensée que j’ai eu c’est « un Punch honnête », quelques minutes plus tard c’est devenu « un Punch avec des poils ».
L’animal est velu, il dégage du jus et de la puissance. Ce n’est pas désagréable, mais j’ai trouvé que la puissance se confronte aux saveurs plus qu’elle ne les compléte. Toutefois, l’expérience n’est pas inintéressante.
Le seul défaut de cela est que la puissance rend le cigare linéaire, on perçoit peu les variations d’arôme et sur le dernier tiers, bien que délicieux, un dégazage est nécessaire pour calmer les ardeurs du sir.
Un avis assez mitigé, je ne sais pas quoi en penser, mais je reste sur une nette préférence du Punch Punch sur la gamme, ou sur un robusto Por Larranaga pour rester dans le même style.

Ramon Allones – Gladiator ER Andino

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Dure journée passée à arpenter les couloirs du salon des vignerons indépendants, à se faire instruire par des neneulogues, des blondes passables qui vantent la « buvabilité » de leur côté de provence frelaté et à se faire cracher des glaviots vineux de la part d’amateurs qui tentent de cracher et les nazes qui viennent se mettrent la tronche gratos – Moi j’en ai une paire et je sue sous les bras donc je bois et j’entends bien y prendre du plaisir.

Fuck la convenance et l’intellectualisation du plaisir – Supprimez Parker et Sucking, et allez apprendre le pinotage dans les petits borgognes bien ficelés… Tout ça je me le suis infligé pour découvrir quelques petites merveilles que j’ai acheté comme une femme pendant les soldes aux galeries lafayette : dans un état moite, poite et proche de l’hystérie.

Bref, journée épuisante et je me dis trouver du réconfort auprès d’un gladiateur. Il est beau et il sent bon le sable chaud. Veiné , tendu, je dirais même turgescent. Il dégage une bonne odeur de cèdre et de cuir, et il est bien roulé. C’est un scénario idéal pour un gonzo gay sm.

L’allumage est facile, et rapidement, les premières bouffées, bien que très typées Ramon Allones (cacao, végétal) améne un patissier agréable. Le tirage est excellent et il y a une superbe longueur. Une petite amertume apparait à la fin du premier tiers, corrigé par un dégazage de 20 secondes.

En le fumant je trouve qu’il représente le parfait équilibrage entre le Gigantes et le Specially Selected, Plus évoltif que le second et beaucoup plus rond, et moins gros pépère que le premier. Mince j’aime. Et là la magie de la spontanéité : il se marie à merveille sur un pinot. Un Saint Romain de chez Buisson dont le « ventre de lapin » et le pinotage et le fruité contraste sur le Ramon Allones, comme une framboise sur chocolat noir.

Le second tiers devient progressivement  plus viril, légérement poivré, et ça reste terriblement séduisant. Il finit de ronronner tranquillement, mais la fin devient de mon côté un peu asséchante et je le laisse s’éteindre, mais j’ai plus faim 🙂

En tous cas : Merci Mathieu ! (Qui n’est pas un saint)