Cubain

Hoyo de Monterrey – Hoyo des dieux

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Mon All Time, depuis que je fume le cigare, un de mes favoris, sous sous évalué, un superbe grand corona de Hoyo de Monterrey.

Et pourtant cette vitole est une des plus critiquées que je connaisse, chose que je ne comprends pas réellement. jusqu’à un nour cette civette maudit où le taulier m’a rétorqué « si je ne l’ai pas c’est que c’est de la daube ».

Bref, je finis aujourd’hui mon stock de hoyo des dieux, et cette vitole est un monstre savorique. Déjà le tirage est la définition même du cubain : biens qu’il soit serré et relativement bouché, il parvient à être agréable. Par rapport au module, cela permet d’avoir une puissance parfaitement maitrisé tout du long.

Le premier tiers est un festival aromatique, on passe du boisé au caramel, avec une belle persistence, le tout sans l’excès de douceur préjudiciable à la marque.Le premier tiers est une gourmandise du niveau d’un caramel beurre salé aromatisé aux herbes, marié à une combustion lente, sans faille.Le premier tiers de ce cigare est un des plus gourmands et apétissant que je connaisse

A l’approche du second tiers, se dévoilent des arômes plus boisés, le torréfié devient plus fort, et la vitole passe par une sympathique évolution, la puissance étant bien contrôlée par le tirage. A noter que le tabac (au bon sens du terme) est présent dans les notes.Il demeure cependant très savorique, et gourmand, l’évolution ne se bornant comme souvent à une prise de puissance. C’est un nirvana cigaristique pour ma petite personne, et sans plus voir le temps passer, le dernier tiers apparait.

Le dernier tiers est agréble, il éteint le cigare, il éteint l’envie, et laisse d’agréables notes torréfiées et de cuir. Il sert bien cette vitole et je le fume à m’en bruler les doigts.

Là où le double corona de la même marque fut un de mes premiers émois cigaristique, ce hoyo des dieux est un des choix insolites de ma passion de fumeur. Largement décrié par certains, à l’ombre de l’épicure et du double corona, il reste pour moi une belle valeur de la marque dans un module que j’apprécie.

Cependant il est aujourd’hui difficile à trouver à l’unité, et son tirage un peu particulier m’a valu quelques déconvenues. Cela reste cependant le lot de tout cubain, hormis certaines séries exceptionnelles. Dans le registre de cette marque, pour moi il est largement préférable à l’Epicure n°2 ou à l’Especial, déjà pour une puissance existant (ce qui n’est pas vraiment le cas du n°2) et bien maitrisée (pas comme le saut de l’Especial) et pour une palette de saveur gourmande et réguliére.

A son débit, une qualité pas toujours au rendez vous et des cabs ou boite à choisir avec précaution, car ce cigare d’expérience a une jeunesse difficile.

Partagas – Série E N°2

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Here comes the Duke. Un cigare partagas qui train depuis quelques mois dans ma cave et qui après déjeuner aujourd’hui me fait envie. La journée est belle, et affalée au soleil dans un canapé, les doigts de pieds en éventail, une légére brise, j’entreprend le maousse.

Il a une apparence très proche d’un gros D4, sans toutefois en avoir la finition. Il est relativement spartiate, la tête limite et surtout il me semble un peu souple au toucher et je crains le cigare mal rempli et/ou la cheminé. Pour le reste, c’est une belle pièce, sobre, et vraiment un D4 en plus gros.

D’ailleurs, il sent le cuir et le tabac, et à cru il est déjà très franc.

L’allumage est facile, la combustion démarre correctement. Le tirage est très correct, et pour un Partagas, les premières bouffées sont dans le bois précieux, très prononcé, et très doux. C’est assez surprenant. La nature reprendre ses droits après quelques bouffées, et la puissance arrive, poivrée j’ai trouvé, le cigare restant principalement dans le bois précieux. Relativisons, pour un Partagas, il reste quand même d’une puissance modérée.

La combustion est assez désordonnée, la cendre trop légère et le chalumeau permet de rattraper. Il chauffe vite et j’ai eu du mal à trouver un rythme pour le fumer.

Le gain de puissance du second tiers se poursuit, et le poivré et le grillé prennent leur place. Au début de la fin un dégazage s’est imposé, car trop de puissance et d’amertume. J’ai laissé la bête se reposer, j’y suis revenu mais ça ne m’a pas plus. Je ne connais donc pas le dernier tiers.

Au final, le bois précieux est agréable, mais le cigare reste dans ce registre et le poivré est parfois un peu désagréable. Ce n’est pas un mauvais cigare, mais à mon avis coincé entre le D4 plus racé et le 8-9-8 plus complexe.

En outre, c’est purement subjectif mais je n’aime pas les cigares mous et j’ai trouvé la combustion plus que passable.

A retenter, mais il ne remplacera pas le D4 dans ma cave.