Nawak

Nawak – Ce message peut sauver des vies.

Un trois couleurs.

Quand j’entends le nom d’un dessert asiatique qui se nomme comme ça, je repense à cette éternelle tranche napolitaine ou à l’orange glacée qui orne les menus gastro-monosodiumisés des restaurants « chinois » en France.

Cette sempiternelle gastrignomie, faite de nems, de riz au dés de jambon (qui peut croire qu’en chine il y a une plat fait comme celui là…) et de sauces glutanimineuse dont l’épaisseur n’a d’égale que la brillance, réchauffée traditionnellement au micro onde, servie après l’éternel « non » après le « vous prendrez l’apéritif ».

Bref, ça ne me dit rien, mais je sens mes larons experts et guoguenards devant mon incultisme des sciences occultes nimbant la cuisine sucrée asiatique. Entre les chinois qui vendent des sushis bouts de poisson posés sur des boulettes de riz et les vietnamiens qui tiennent des restaurant thaï, moi j’y perds mon mandarin de toutes façons.

C’est donc une petite rue du china town parisien, que je rentre au « pao tai tai », à ne pas confondre avec celui en face le « pao tai ».; les deux étant également bondés. A croire que les heureux propriétaires ont compris que seule la consonnance nous suffit, et sont également remplis.

Quand tu es dans le 13éme, tu peux te nommer comme tu veux, ça se remplit. Et comme nous sommes dans le quartier asiatique et les européens ont toujours la crasse élégance de ne pas distinguer les cultures, à partir du moment ou un asiatique est dans un restaurant asiatique – il est réputé de fait bon.

C’est certain qu’un restaurant français fréquenté par des allemands ou des anglais est un signe de reconnaissance que la cuisine y est européénne donc bonne…

C’est un peu le même raisonnement qui fait qu’à chaque fois qu’un requin atttaque un humain des pécheurs vont en tuer un en mer et reviennent faire acte de communication avec un superbe requin mort en disant « le coupable est mort ».  Autant dire que si une femme se fait violer à Saint denis par un asiatique, ce n’est pas en tuant un chinois sur les champs que « le coupable sera mort ».

En revanche, comme pour les squales, cela serait un moyen pratique de réduire une population de plus de 90% pour produire des poudres de perlimpinpin. Je n’arrive jamais à savoir si le con, c’est celui qui se baigne dans l’eau en se croyant invincible aux requins parce qu’il est en vacance, ou celui qui pêche n’importe quel poisson pour se rassurer, ou celui qui lit ça indifférent à la stupidité de la chaine, vérifiant une forme de cohérence de la diffusion d’information.

La « grande grande soupe » (ne pas confondre avec un truculent vilain d’un mauvais manga) est un restaurant qui a hésité entre bar à hotesse et kebab sordide, à l’ambiance verdâtre et des tables hello kitty ou droopy. Evidemment tout est made in china.

C’est dans cet endroit, d’un raffinement et d’une classe qui ne peut être mesurée (peut être par un économiste de standard et poor’s vu que le mec sait noter un état sans voir ses comptes en moins de deux jours; mais ce n’est qu’un travail dira-t-il), qu’est produit le « meilleur trois couleurs de paris ».

Ca fait peur – et ça fait chier aussi apparemment la matonne caissiére de l’endroit vu l’horaire tardif. Après une vision d’horreur j’ai choisi de ne pas assister à la confection, qui comme tout le monde le sait nécessite des trucs zarbs dans un tupperware crohondé.

Les trucs pré-cités ressemblent à des vers gélatineux multi-colores (il y a en fait plus de 3 couleurs; va comprendre …).

Quand on m’a tendu le verre, je me suis retrouvé face à une verrine géante, remplie de coco ultra sucrée et habitée par des vers de terres phosphorescents multicolorés, le tout savamment posé sur un lit de matière noirâtre filandrée.Yummi !!!!
Cet ecosystème paisible accueille  sans peine une paille en son ceint qui va nous aider à aspirer cette matière fluide.

Si le lait de coco bien que beaucoup trop glucosé n’est pas imbuvable, d’un seul coup un alien fait sa voie dans la paille et vient violer votre cavité buccale.

C’est là que les goûts et les couleurs font mauvais ménage : si la perspective de sucer un ver de terre ou tout autre vermiforme vous convient, c’est fait pour vous. Dans mon cas, j’aurai diné au Mac Donald, célébre pour ses anti-vomitifs qui ont permis à de longues soirées étudiantes de rester digne dans l’alcool; ça aurait pu fonctionner, mais là le réflexe est quasi immédiat.

Pour le reste, il faut noter la crachabilité de la chose, qui grace à sa forme, masse et matière, permet des exercices balistiques surprenants.

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Enfin,j’ai trouvé qu’il y avait juste trop de haricot rouge.

Nawak – La rolex, l’étonnement

« C’est une erreur journalistique. Comment peut-on reprocher à un président d’avoir une Rolex. Enfin… tout le monde a une Rolex. Si à cinquante ans, on n’a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie ! »

Derrière cette remarque hautement spirituelle, se cache un des tabous les plus drolatique de notre société.

La vie moderne devient un défilé de porteurs d’huîtres qui semblent être convaincu du précepte philosophique du vieillard brulé à l’UV dont les choix politiques sont ceux qui créditent son compte en banque.

Bref, l’huitre, ou l’oyster et autres monstruosité portable aux couleurs absentes ou tellement hideuses qu’elles semblent sanctionner celui qui n’a pas les moyens de la couvrir de diamant ou d’un métal ultra-précieux, montres copiées, imitées, et tout ce qu’on veut sont aujourd’hui la représentation de la réussite – ou du moins un des signaux.

Et quelle réussite ! C’est un peu comme la mode des cravates en soie peintes, ou des pantalons moules burnes, ou toute volonté de démontrer son niveau social : c’est laid. 

Voilà. A tous les acheteurs de rolex voici mon cri du coeur : épargnez nous les sempiternelles « je l’ai acheté pour la mécanique », « je l’ai acheté pour la performance »….

Personne de bon goût ne passe de telles sommes soit dans une montre d’une banalité affligeante, soit hideusement décorée d’un cadran vert prairie qui fait penser au chapeau d’un supporter irlandais, et encore pire d’un mi-bleu/mi-rouge (deux couleurs connues pour cohabiter de façon harmonieuse) sans compter de la banalité d’un noir morbide qui rend la chose informe.

Oui car l’odieux dans tout cela, c’est de réussir sous couvert d’une technicité irréel – et utile, tout le monde prévoit de plonger à 300 mètres, quel exploit que produise des beuchats pour 1/20ème – a s’offrir un repère évident. Qu’il est désagréable de se la faire secouer sous le nez, de la voir toujours dépasser de la manche, que forcémment le mec l’enlève – et parfois pose avec  !

STOP ! On a compris ! On se doute bien que vous n’avez aucun goût et que vous l’avez acheté comme signe évident d’une réussite sociale que vous voulez partager – ou plutôt afficher. Sauf que par politesse et retenue on ne le dit pas nécessairement.

Alors si vous rencontrez quelqu’un qui a autre chose qu’un repère social au poignet, juste : 
1 – Il peut s’agir d’un amateur de tocantes qui porte quelque chose qui n’est pas fait ni pour plaire aux autres, ni pour faire passer un message et donc il y a de fortes chances que votre truc ne lui plaise pas.
2 – Il peut s’agir d’une personne qui fait un autre usage de ses moyens et pas la peine de vous secouer la main sous son nez, il y a de fortes chances que ça ne l’intéresse pas.
3 – Achetez une swatch et passez la différence en cigares.