
Ah quel kiffe ce torpedo, bien roulé, avec ce côté « vieux machin » tatuaje, entre une bague simpliste aux couleurs passées et le torpedo (moi j’adore – mais j’avais oublié mon emporte piéce).
Je suis encore plus heureux d’en parler ce soir que je l’ai fait découvrir à un pote (c’est le bon terme après deux boutanches et une bonne rigolade) qui a aussi découvert un « truc grand » – et sa banqueroute future à peupler ses caves d’autres choses que de cubains.
Voilà on ne va pas faire l’analyse en 3 tiers pénible et scolaire : c’est du grand et du bon. C’est épicé, rond, un tirage quasi parfait, un module juste bien et hyper régulier.
C’est linéaire ?
Oui – mais on s’en fout ! De la linéarité comme celle là, on en voudrait tous les jours par demi-roue et en dutty free.
Ce n’est pas ultra fort ?
Oui – mais on s’en fout ! Le cigare, c’est une histoire de goûts, d’arômes, si je veux un arrache moi la gueule, je peux en fumer n’importe quand. Un cigare avec des arômes ciselés comme celui là, c’est autre chose. Epicé, boisé, légérement terreux, et so mellow.
De l’allumage à la fin, aucun défaut. Du goût, et de la qualité : la combustion est parfaite, aucun dégazage, aucune amertume, aucun piquant. Tout est bon.
Marié à un simple Taittinger brut avec lequel il a produit un accord magnifique, les deux se fondant magistralement, ce Tatauje est la digne représentation de ce que le nicaragua sait faire : du beau, bon, et surtout du régulier. A l’heure ou les boites de cubains se remplissent de cigares bouchés, ou de vitoles dont la longueur ou les arômes sont péniblement qualifés de corrects, ce cigare est une monumentale claque dans la gueule. Un brûle doigt.
Une heure de pied, et surtout après la plénitude. Cette sensation légére du bon moment, il laisse la bouche épicée mais pas séche.
A acheter d’urgence, par boite. Si vous n’aimez pas, je les reprends !
Ca discute…