Upmann – Magnum 48 Edition Limitée 2009

upmanm48
Une entorse au règlement, j’achéte mes cigares comme je suis : un grand impulsif. Il m’a plu, raison m’a dit « méfie toi du petit module » et passion m’a dit « fumes le! Il a l’air bien bon », j’ai écouté passion avec raison et j’ai acquis une piéce de cigare- ma foi comme toutes ces EL, qui m’ont l’air plus destiné à nous faire les poches qu’à nous ravir les papilles.

Ce cigare est beau, mais upmann m’a rarement déçu. Une belle cape maduro, grasse, quasi huileuse, il a l’air bien rempli et dégage une très forte odeur d’étable, animale.

Décapité, le tirage va être très cubain….Et malheureusement, je ne sais pas s’il est trop serré, mais il le tirage me semble un peu étroit. A cru, on retrouve ce boisé mielleux Upmannesque, qui a ravi tous les fans de Sir Winston ou de Magnum 46.

L’allumage est très soft, principalement parce que le tirage est étroit et les arômes Upmann se mettent en place immédiatement. Du miel, du bois précieux et une pointe d’épice, c’est une saveur que j’apprécie. Le début est très prometteur, agréable. Dommage que le tirage nécessite de s’hyperventiler.

Au fur et à mesure, une belle puissance s’installe, avec du poivre et du grillé, mais c »est trop rapide. J’aurai aimé un premier tiers plus doux et plus long.  Je le trouve un peu asséchant mais surprenant. Malgré sa taille, ce n’est pas un short smoke.Déjà il est suffisamment rempli et le tirage est suffisamment étroit pour que l’expérience dure aussi longtemps qu’un robusto, et il est puissant.

Un Upmann qui a du caractère, qui donne du plaisir.mais c’est un peu l’innocenti du cigare : une puissance pas très contrôlée. Difficile d’identifier des tiers tellement ça envoie du poivre. – la dernière fois que j’ai eu cette impression de poivre, c’était Don Pepin Blue Label.

C’est clairement un cigare typé, avec un parti pris sur la puissance. Maintenant le tirage, et le manque de contrôle sur la puissance rendent la vitole peu attrayante – fonction de son prix.

Je la déconseille fortement aux débutants et aux « âmes sensibles », j’y reviendrai – peut être. Pour les plus expérimentés, à tenter, mais je doute qu’il plaise à tout le monde.

Vegafina – By Seija 2011

vegafina

Ce robusto a une apparence singulière avec une cape granuleuse et tendue, c’est une belle pièce, baguée de noir, qui sent bon l’étable. Il est ferme, bien rempli et le tirage semble agréable.

A cru, il dégage de saveur très végétales, et laisse augurer beaucoup de douceur.

L’allumage est des plus agréable avec une saveur quasi florale, douce mais présente par le volume de fumée, surtout en rétro-olfaction.

La piéce évolue rapidement vers un boisé, légèrement floral, moins intéressant, mais bien maîtrisé. Au fil de l’eau, malheureusement, les arômes s’estompent pour laisser place à un boisé très léger et du terreux.

J’ai trouvé ce cigare très inégal, entre une première partie toute en douceur et en floral et le reste qui rend le cigare plus quelconque et moins savoureux.

J’ai identifié surtout deux tiers, je n’ai pas vraiment eu le courage d’aller plus loin, la seconde partie m’a vraiment décu. Je referai l’essai car un cigare n’est pas suffisant pour se forger un avis et les arômes du démarrage m’ont intrigué.

Globalement ce dominicain est un bon rapport qualité/prix, et dans cette gamme, il est préférable à un Pleïade en mon sens. Cependant il confirme que l’emballage ne fait pas tout et même sous une marque « signature », le ramage ne se rapporte pas vraiment au plumage.