Juan Lopez – Seleccion N°2

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Une belle matinée, qui commence par une super visit au marché couvert d’Adamville à St Maur, expèrience simple mais qui me met toujours d’excellente humeur. J’y ai croisé Aldo, mon super crémier, toujours prêt à faire découvrir des nouveautés aux enfants et aux adultes, la famille maraichére, qui s’affaire avec les filles et femmes de la famille dont la voix couvre bien des voix de mecs, et mon boucher, mec sain et sympa, qui comprend à voir mes tongues et mes lunettes de soleil que je suis venu chasser de la grillade.

Rentré, je me suis dit qu’il manquait quelque chose pour patienter tranquillement en s’occupant du barbecue – tâche notoirement masculine permettant surtout de se conserver égoistement du temps. Ce petit quelque chose m’a sauté aux yeux. Un beau corps maduro, un gras sympathique, un touché soyeux et une belle odeur d’étable et de cuir.

Un oublié de ma cave, il doit être là depuis facilement 4 ans, je ne me souvenais pas avoir fumé ce cigare. Et je ne sais pas si le temps a une responsabilité quelconque, mais ça se nomme avoir la main heureuse !

Après l’avoir décapité, à cru, j’ai senti une impressionante palette, franche, avec un tirage cubain. Et l’allumage est surprenant – comme souvent avec les cigares – car j’ai de l’ambre et du cuir qui arrive. Ce cigare est puissant et il s’affirme immédiatement en distillant du poivré en supplément. Mais pas une puissance irritante ou asséchante, une puissance bien maitrisée que se présente idéalement au second tiers ou l’empyreumatique se déploie et où le cigare évolue.

Comme tout bon cigare, le dernier tiers tient ses promesses, une belle puissance sans amertume, clairement dans le grillé et le cuir, avec des notes épicées qui arrivent en fin de course.

La combustion n’est pas la meilleure que j’ai rencontré, et ce cigare supporte mal la chauffe : il se fume avec patience et douceur. Gourmand pressé, vous risquez vite de vous retrouver avec un cigare chaud et désagréable.

Au final, un bien agréable robusto, méconnu, d’une marque (un peu comme Por Larranaga) peu mise en avant. 
Je ne sais pas comment j’ai pu l’oublier, on ne m’y reprendra plus !

Por Larranaga – Petit Corona

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Un petit corona, le « PL », est une des grandes surprises que réserve le cigare à son amateur.

Je ne suis pas historiquement fan des petits modules, et voilà l’exception qui confirme la règle. C’est un chouette petit cigare, qui se fume relativement rapidement, avec une jolie bague dorée. Por Larranaga, c’est aussi une marque particuliére, car en bas de la pyramide cubaine (en même temps qui met du montecristo en haut) mais pourtant d’une fabrique reconnue pour son savoir faire dans la production haut de gamme au fil du temps. C’est une belle démonstration d’une marque supportée par les amateurs de cigares et non par les classifications.

Ce marevas est un exemple de maestria, et pourtant il reste humble. Le prix n’est pas celui dythirambique des grandes marques, et la vitole de par son format n’est pas exactement exhubérante.

Seulement, ce cigare à une caractéristique des grands cigares : il est régulier et avec le temps, il bonifie, s’arrondi.

Une partie de mes « PL » sont issus d’un cab de 2006, et aujourd’hui, les fumer, c’est 30 minutes de bonheur.
De part son format, ce cigare a une puissance, mais surtout une rondeur. Le miel, les fruit secs et les épices, une belle gourmandise. Jamais asséchant, bien maitrisé, en djeuniste on dirait  : c’est une tuerie. Le rapport de saveurs entre la taille et le prix est tout simplement incroyable.

Si dans les petits formats il ne fallait en avoir qu’un, pour moi, ce serait celui-là.

Et résistez à la gourmandise, conservez les, ils pourraient bien vous faire une agréable surprise.