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Montecristo – Montecristo Especial et ça fera nonante-trois !

Montecristo-Especial

Par un chouette Vendredi, je me suis fait débaucher par un pote. Ou plutôt il est passé se débaucher à domicile.

Après un chouette petit bru baché, un Jurançon magnifique, et nous sommes parti déjeuner sympathique dans une bonne petite adresse (Les petits plats à saint maur).

Ce sympatoche petit restaurant à la terrasse cigar friendly quand il fait beau n’est pas une grande table, mais plutôt un bistrot à pinuche, une gargotte un brin embourgeoisée des plus agréables. La cuisine n’est pas élaborée, mais efficace et roborative.

Nous décidâme de faire un repas léger et frugal, avec une planche de charcuterie, suivie d’andouillettes, le tout saucé avec un gigondas superbe. Ce fut l’occasion d’offrir un verre et de rencontrer un homme de 93 ans, gai comme un pinson, et de boire un verre avec lui en se disant qu’on se souhaite tous ça. Un peu de tripaille (C’est mal mais que la vraie andouillette est bonne !) plus tard c’était l’heure de se dandiner jusque la sortie repus, ou malgrè le froid nous décidions d’aller rendre visite à la Civette du Parc chercher un p’tit bazar à se jeter.

Contrairement à certains avis durs, dont le mien à mon arrivée, le patron est un homme un peu rugueux, mais qui dans le contact franc et viril est éminement sympathique. Evidemment, il se fout de l’avis des clubs – on se demande pourquoi – et recharge ses stocks en fonction de ses goûts – Et c’est déjà pas mal de vendre des cigares que l’on connait ! Je lui reconnais d’ailleur le bon goûtd’avoir arrêté les mag 50 Upmann.

Pour l’après midi, il nous propose des Upman EL Robusto (que je prends pour l’essai, guère convaincu par l’aspect du cigare), et des vieux Montecristo Especiales. Autant dire qu’avec Montecristo, je ne sais plus vraiment quoi en penser. Ca va du très bon (les marvillas) au vraiment insipide (N°2, edmundo), mais c’est aussi léger. Après un repas un peu chargé, je doute d’un timoré Montecristo pour me fournir du plaisir de fuma…Mais pourquoi pas..Chose faite, j’embarque le reste de belicoso Sancho Panza (j’y reviendrai bientôt), je paye, il nous offre des allumettes à cigare et roule ma poule.

C’est confortablement installé dans le bibliothéque fumoir que nous dégustons ces especiales. Déjà, c’est un format élégant, long et fin, un palma larga, ave une petite perilla. Il sont relativement neutre avec une odeur boisée. A cru, dans les deux cas, le tirage est bon.

Nous avons choisi de l’accompagner initialement avec un rhum Arcane de l’Ile Maurice, mais qui s’avère vite trop sucré, et nous lui préférons un Admiral Rodney de Sainte lucie.

Le cigare est très bon sur le démarrage, mais c’est Montecristo : l’odeur de la combustion est plus présente que les saveurs en bouche. J’ai pas grand chose à en dire : il est tellement boisé, terreux et léger qu’il laisse parfaitement sa place au rhum, sans le perturber et il se déroule. Il ne se passe pas grand chose. C’est un montecristo quoi. C’est un peu court en bouche, simpliste, mais c’est propre. On en dansera pas la caramagnolle sur un comptoir, mais comme cigare d’après midi en refaisant le monde ça passe.

Je ne sais pas vraiment quoi en penser car il ne m’a pas déplu, mais il ne m’a pas charmé. C’est très rare comme impression, il me laisse indifférent.

Montecristo – Montecristo A

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Impressionnant. Quasiment majestueux. N’importe quel cigare à côté semble petit. 23 centimètres.

Une construction irréprochable, une odeur de suin, légère. Très appêtissant.

J’ai peur d’un tirage un peu étroit, ouverture à la guillotine. Le tirage semble bon, mais il me donne l’impression qu’il ne se fumera comme aucun des cigares que j’ai pu fumer jusque maintenant. Le notes sont terreuses, boisée, un registre Montecristo qui ne me plait guère, mais force est de reonnaitre que récemment les MC 520, Maravillas et Especiales m’ont permis de voir Montecristo « moins mal » que sous le jour Edmundo et N°2.

L’effet est surprenant à l’allumage, le tirage est simple, juste et les arômes sont déjà là. C’est doux, suave, boisé, légèrement terreux, avec une fumée légère, un peu courte.. C’est un démarrage indolent, avec une combustion très agréable, et une senteur boisée et oléagineuse qui me chatouille les narines. Le tirage est très particulier. On le sent bon mais la taille du cigare rend l’exercice compliqué car il faut entretenir le foyer, ne pas faire chauffer. Ce cigare me semble un peu sensible et technique, dans la verve d’un Fundadores.

J’avoue avoir l’impression de fumer un vitôle légère. 30 minutes après le démarrage, le cigare est toujours doux, léger, avec un arôme linéaire. Des pointes de noisette, cacao amer font leur apparition, mais la mâche est frustrante alors que les arômes sont présents. Amusé je constate qu’il me reste un bon churchill en taille à entamer.

C’es
t au bout de 45 minutes de fumage que  le cigare passe un palier. La mâche augmente, ce qui est appréciable, sans être non plus pleinement satisfaisante. La pièce embaume d’une fumée douce mélangeant la noisette, le bois précieux et la terre qui est vraiment plaisante. Avec plus de mâche le cigare devient bien plus intéressant, mais reste très doux, pas asséchant du tout.

Soyons honnête, ça fait 1H15 et je m’ennuie un peu :-)…Le cigare mythique, la taille, la finesse c’est bien, des notes d’empyreumatique ça et là, mais voilà quoi…Ca reste timoré ou du niveaund’un strip teaseuse en no touching : au bout d’un certain temps de la même chose sans évolution, l’excitation retombe 🙂

De guerre lasse, je décide de recouper doucement et d’ôter la cendre et de le laisser reposer 5 minutes. Et là, grand seigneur, monsieur envoie le cuir. Je me retrouve dans la main gauche avec un vitale de la taille d’un robusto qui démarre sur du cuir, du boisé, du brioché et des touches de noisettes. C’est très plaisant, et j’ai envie de dire : « ENFIN! » (Ca fait 1:30 quand même…Un peu longs les préliminaires…). Disons que je tiens dans la main un purin succulent de la taille d’un robuste et que ça fera le job, mais mon enthousiasme s’est un peu éteint.

Une demi-heure de boisé, terreux, torréfié, rond, avec un beau volume. C’est un beau final, mais ça arrive trop tard.

Je finis le cigare rassasié, mais rétrospectivement, je vais enlever la bague, l’aura, la marque, le côté exceptionnel de la piéce : c’est trop long (pour moi), et ça évolue peu sur les arômes, qui restent très doux et sur le même reigstre. L’évolution apporte plus de volume et plus de puissance et la combustion donne un peu d’empyreumatique, mais ça arrive tardivement, me concernant l’ennui était déjà installé, et les barbouzes m’a plus intéressé que le cigare in fine. 

Pour un fumeur débutant, ça sera dur à fumer : long, technique, il a un rythme que n’a aucun autre cigare.

Pour les fumeurs plus aguerris, un fumeur de longs modules pourra y trouver son compte. C’est un cigare complexe, fin, démesuré.

Quelle conclusion ? Je ne deviendrais pas un fan inconditionnel, mais c’est un cigare qu’il faut avoir approché dans la passion du cigare. Chose faite. Mais juste…Next please !