Articles par Volutes

Tatuaje – Cojonu 2006

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Ah quel kiffe ce torpedo, bien roulé, avec ce côté « vieux machin » tatuaje, entre une bague simpliste aux couleurs passées et le torpedo (moi j’adore – mais j’avais oublié mon emporte piéce).

 

Je suis encore plus heureux d’en parler ce soir que je l’ai fait découvrir à un pote (c’est le bon terme après deux boutanches et une bonne rigolade) qui a aussi découvert un « truc grand » – et sa banqueroute future à peupler ses caves d’autres choses que de cubains.

 

Voilà on ne va pas faire l’analyse en 3 tiers pénible et scolaire : c’est du grand et du bon. C’est épicé, rond, un tirage quasi parfait, un module juste bien et hyper régulier.

C’est linéaire ?
Oui  – mais on s’en fout ! De la linéarité comme celle là, on en voudrait tous les jours par demi-roue et en dutty free.

Ce n’est pas ultra fort ?
Oui – mais on s’en fout ! Le cigare, c’est une histoire de goûts, d’arômes, si je veux un arrache moi la gueule, je peux en fumer n’importe quand. Un cigare avec des arômes ciselés comme celui là, c’est autre chose. Epicé, boisé, légérement terreux, et so mellow.

 

De l’allumage à la fin, aucun défaut. Du goût, et de la qualité : la combustion est parfaite, aucun dégazage, aucune amertume, aucun piquant. Tout est bon.

Marié à un simple Taittinger brut avec lequel il a produit un accord magnifique, les deux se fondant magistralement, ce Tatauje est la digne représentation de ce que le nicaragua sait faire : du beau, bon, et surtout du régulier. A l’heure ou les boites de cubains se remplissent de cigares bouchés, ou de vitoles dont la longueur ou les arômes sont péniblement qualifés de corrects, ce cigare est une monumentale claque dans la gueule. Un brûle doigt.

Une heure de pied, et surtout après la plénitude. Cette sensation légére du bon moment, il laisse la bouche épicée mais pas séche.

A acheter d’urgence, par boite. Si vous n’aimez pas, je les reprends !

Cohiba – Corona Especiales

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Un beau palma, fin et élégant que j’ai découvert récemment sur les conseils d’un autre fumeur.

J’avoue qu’étant grand fan du Siglo IV et un peu ecoeuré par les brises machoires minuscules qui sortent en ce moment, à croire que le cigare devient un concours de grandes gueules à petits calibres, je trouve ces modules séduisants.

Un peu de finesse dans ce monde de brutes. Mais je deviens réactionnaire : un peu marre de cette mode débile des petits gros et autres short bidules; et de tous ces cigares qui en faisant mal au porte monnaie, donne plus l’impression d’avoir acheté des boules de geisha que des vitoles.

Il présente une belle cape, soyeuse, mais je dois dire que pour un Cohiba, je m’attendais à mieux en qualité de finition : un peu nervuré, pas vraiment tendu, et un peu mou. Sur l’ensemble, ils ont tous présenté un tirage léger, cubain, qui manque un peu d’ouverture à mon goût et les mêmes caractéristiques de roulage. D’aucun me dirait que ça dépend des boites, mais dans ces niveaux de gamme, ça me sembe toujours hallucinant de se dire que si on tombe sur une mauvaise boite « c’est le jeu ma bonne lucette ».  Ok qu’on puisse acheter 2/3 cigares pour se faire une idée..Mais de là à acheter 3 boites, c’est différent.

Le démarrage est très végétal, épicé, avec une typicité cohiba – moins crémeux et ronds que d’autres modules de la gamme. Il est bien dans l’esprit de la boutique, avec un démarrage plus rugueux que d’autres modules, probablement du fait de son cepo plus fin. Dans le désordre, il y a des notes végétales et de cèdre.

Très rapidement, le torréfié fait son apparition et rend cette vitole intéressante. Le tirage très cubain ainsi que palette me font penser à un hybride entre un Reyes et un Siglo IV. Et doucement, le végétal se fond avec le torréfié durant un second tiers très agréable. Ce qui rend l’expérience moins agréable est la construction : la cendre est légére, et parfois hazardeuse, mais rien de bien gênant pour un cigare, mais un peu plus quand on sait que c’est un cohiba censé représenter le haut du pavé Cubain et que l’on compare avec le soin qu’apporte des marques moins prestigieuses sur d’autres terroirs à leur fabrication.

Le cigare va evoluer sur un palette principalement torréfiée sur le dernier tiers, qui est très agréable, non dénué de puissance et qui laisse de belle notes en bouche.

Au final, un bon moment, un cigare très tea-time, pas extrêmement rassasiant, et suffisamment fin pour plaire à un amateur de cubain.
Je regrette vraiment une construction en deça de ce que Cohiba sait faire, si on compare ce module à la gamme Siglo ou même au simple Robusto, on est très loin du compte. Et ça joue car vu le tarif affiché (naturellement un tarif de Cohiba), c’est très décevant et surtout on trouvera mieux chez ERDM ou encore La Gloria Cubana.

Malgré ses qualités aromatiques, j’ai une impression très mitigée. Je ne peux m’empêcher d’être déçu pour un Cohiba et de trouver que la qualité de roulage est médiocre. Et la qualité d’un cigare est aussi visuelle, et ce plaisir est un peu absent. Un découverte que je suis content d’avoir faite mais de là à la renouveler…