Articles par Volutes

Rocky Patel – The Edge, le retour et le fumoir magique

Si un terroir m’a surpris grâce à un cigare, c’est le honduras, avec le The Edge de Rocky Patel. Un nom de cigare particulier, pour une marque un peu américanisante qui s’est révélé être un excellent cigare léger, fabuleux pour le matin ou le brunch avec des saveurs basées sur l’amande, simple et efficace.

Généralement, je me procure ces vitoles chez Art Tabac, place de Catalogne à Paris, établissement de Cyril Pelletier, qui est aussi créateur de la marque Pitbull. 

J’aime dans cette civette la simplicité et la qualité de l’accueil, ainsi que la qualité des cigares. Contrairement à la plupart des civettes parisiennes, un peu guindées et en dehors de certains jeunes vendeurs agréables comme c’est le cas en ce moment au Drugstore le soir grâce à Al, l’ambiance Art Tabac est simple, agréable, sans chichi et pas obligatoirement pro-cubaine. On y trouve des trésors (ERDM Tainos , Trinidad Ingenios, Gigantes à l’unité), mais on trouve surtout une vraie diversité et du conseil.

N’étant pas de nature mondaine, voir pour certaines personnes au bord de la sociopathie (j’abhorre les foules, le bruit et le bling), j’ai profité d’un moment de faible affluence (milieu d’après-midi un lundi) pour m’essayer au fumoir. 

Le taulier sympa m’a rangé tous mes achats dans une boite, m’a tout posé dans le fumoir, donné à boire. Il m’a montré le dock Ipod, m’a dit de changer et de mettre ce que je voulais si ça me chante. Et que oui ça me chante, l’endroit vaut un Charles Lloyd, All my relations. Un bel album Jazz qui colle bien à l’ambiance feutrée de la pièce. l’endroit fait chaleureux, il y a un coupe choux à disposition et des allumettes. 

Et les fauteuils : Des canapés chesterfield parfaits. Confortablement vautré, la veste tombée, j’ai passé une petite heure à déguster un The Edge, en sirotant une boisson fraiche et en lisant, le tout bercé par une musique que j’ai choisi. Cherry on the cake, l’extracteur de fumée est très fonctionnel et bien que la pièce soit de petite dimension, je suis ressorti sans même sentir le tabac. Et ça c’est très appréciable.

Alors pour le coup quelques photos,

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Et en spéciale, votre hôte en pleine démonstration de ‘tchou tchou’ (les fans d’expressions boutchoulistiques me comprendront)

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Bref un bel endroit que je recommande chaudement et où je ne manquerai pas de trainer des potes / potesses.

@+

Tatuaje – Gran Cojonu

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Amis du cigare discret, passes ton chemin ! Voilà un déboite machoire signé Pete Johnson. Un cigare aussi imposant (Cepo de 60, longueur d’un churchill) que beau : une superbe cape foncée, tendue, lisse, ferme. Son pied qui laisse la cape se finir sans coupe ajoute un peu de chien à une pièce qui n’en manque déjà pas. A noter d’ailleurs que le nicaragua n’en fini pas de me charmer avec ses pièces dodues et bien réalisées.

J’ai trouvé ces pièces au Drugstore des champs, où un charmant jeune vendeur officie avec le plus grand soin et la plus grande dévotion (Al). D’emblée, il donne envie, il met en appêtit. A côté, un partagas D4 fait demi corona , et il envoie le Libertador au module raisonnable. Bref,avoir du temps, une machoire d’acier, et probablement une bonne envie de fumer.

La bête à cru est faite de cuir et de terre, et le fuma crudo laisse passer des épices très marquée et une saveur douçâtre. Le bougre semble quand même promettre du lourd ! A cru, vu le cepo, j’ai peur que le tirage soit une cheminée, mais il n’en est rien. Il ventile correctement et sagement.

L’allumage est très discret, inutile de rappeler que les gros modules sont souvent doux, mais dès les premières bouffées, il y a ‘à manger et à boire’. Le volume de fumée est super agréable, et surtout juste, avec un épicé particulier qui n’a pas grand chose à voir avec le cubain. Beaucoup plus simple, mais diablement efficace et ample, Pour faire sourire certain, c’est un miel de citronnier qui me vient à l’esprit. Une épice suave, très longue en bouche et fine.  Il reste cependant en deça du Gran Cojonu 2003 que j’avais fumé, moins savorique.

La combustion est un modèle : une fumée légére et odorante, une cendre blanche immaculée, compacte et légére. la combustion est aussi esthétique que le cigare. Rapidement du torréfié vient se méler à la partie,  et au fil du temps, du terreux, mais cependant pas abondant, qui donne une saveur simple, rustique et longue en bouche;

Un seul regret : une grosse linéarité. J’ai trouvé les arômes vites mis en place, mais un peu invariant au long du cigare. La puissance évolue peu, mais à la fin du premier tiers, il y en a suffisamment, après tout la puissance n’est pas une mention obligatoire.

Une petite déception car il m’a moins emballé que son cousin, mais un très beau et bon cigare, peut être un peu rugueux pour un débutant, mais qui a une vraie personnalité et de très haute qualité !

Une marque que je vais continuer d’explorer et qui promet beaucoup de belles surprises !