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La minute du Vitologiste – Y’a pas que Davidoff dans la vie : Vega Fina Nicaragua Gran Toro

Vous connaissez cette nouvelle gamme ? Ben voici :

Un triptyque de nouveaux « VF » qui s’expatrie de Saint-Do, se maquille la bague et veux faire commes les concurrents copains. Une « création » qui apparaît tout de même comme un vulgaire copier-coller de la gamme Nicaragua de Davidoff… Double-bague dont une noir/argent ‘VF » et une orange « Nicaragua », déclinaison en 3 modules (short corona, robusto, gran toro) et même des capes aux tons rosados étrangement similaires. Comme pour ceux qui ne pouvaient s’offrir la rolex Davidoff se voyaient proposer la même mais avec tripe mouvement chinois à respectivement 4, 6 et 7 euros d’un côté contre les 10, 15 et 17 euros de l’autre. Bref, j’ai fumé ce cigare dépenaillé, sans les bagues.

Les capes varient donc, sur une constante un peu « rosado » du colorado pour les « short coronas » au colorado maduro pour les Toros et robustos. Bien lisses, peu défauts.

Bonne odeur de cacao typique du terroir, surtout au pied, et remplissage homogène. Le tirage n’est pas turbo.

Ensuite, je ne l’ai pas analysé plus que ça, je partage alors mes brèves impressions. Sympa à cru, pas trop brut, il augure d’un cigare nicaraguayen pas surpuissant. Tiens, ça me rapelle encore quelque chose… Le démarrage est fougueux et il lui faudra quelques bouffées pour se calmer. Ensuite, son rythme s’installe sur des tons de bois précieux et d’humus. Simple mais très agréable. Puissance oui, mais bel et bien modérée, véhiculée par un peu de muscade. Pas autant de rondeur comme son comparse Genévois mais un profil aromatique très similaire. L’évolution se fait maîtrisée par la puissance, pas vraiment complexe par les arômes qui restent forestiers puis terreux sur le final. Un peu jeune, on ressent des pics d’amertume par moment.

Pour 7 roros, ça se fignole plutôt bien. Meilleur qu’un CAO La Traviata que j’ai tendance à trouver trop « saucé » au caramel, sur les pas d’un bon Nicarao, je l’admets quand même bien conçu. C’est qu’ils ont a priori réussi leur coup ces cons !
On passe du mouvement suisse au mouvement japonnais. Pas le même prix, mais fonctionne presqu’aussi bien.

A essayer voire adopter pour les curieux – moi il faut encore que je confirme – à éviter pour ceux qui ont du mal avec le sol « ferreux » (dixit Volutes) du Nica, ce ne sera pas leur came.

Au final je suis assez en phase avec le CR du dernier Amateur de Couillons Cigares. Sans aller jusqu’aux quatre bagues (sur cinq), je lui donne bien trois et demi.

A votre service,
Le Vitologiste.

Cumpay – Pyramide

téléchargement (4)

Ce pet’ cigare de beuh qualité commit par signé la fille spirituelle de Rocky Fucking Patel Maya Selva est un parfait raté exemple de ce que le business nicaragua peut produiire comme infâme daube singularité cigaristique.

Sur la forme, le cigare est tient à la classe du fumeur de cigare ce que la vuvuzella est au dandy des temps modernes : un accessoires carrément dispensable. J’aime pas, mais pas du tout. On dirait un cigare roulé par un stagiaire du red light d’Amsterdam, entre deux pre-rolled de white widow.

Passons cette bague de merde qui semble plastifié et qui demande un peu d’attention pour être retirée sans écater le cigare.

A cru, c’est surprenant après le pipeau – je cite :

« En langage indien de la tribu « Tawakha » qui habitait sur ce terroir, « cumpay » désignait la feuille de tabac roulée. Les cigares Cumpay sont la dernière création de Maya Selva. Elle en fit le lancement en 1999. Un cigare singulier, dit-elle, pour au moins trois raisons: « Les trois terroirs du Nicaragua entrent dans sa composition: Jalapa et son sol d’argile le plus fin qui donne la cape et la sous-cape, Estelí avec son sable volcanique et le Pacifique avec ses terres riches, granitique et volcanique. »

Quand on lit ça, c’est une invitation au voyage, on s’attend à une fusion de saveurs, une combinaison d’épice, de terre, enrobé de rondeur.

On s’attend à un BFGC – Big Fucking Good Cigare (copyright déposé VOLUTES)
Il y a de la promesse de vente, du poétique, une espéce de science de l’apport du sol dans l’arôme de la plante, et …

……MERDE QUOI !!!!!!

A cru, ça envoi du végétal. Pas désagréable, mais aussi que de se faire vendre un trip  à Maurice et d’arriver à Morlaix.

Morlaix c’est une commune du Finistére,de 15 000 habitants où on se fait principalement chier. Désolé pour les Morlaisiens et Mord les siennes, Morlaix y’a rien à y faire. D’ailleurs c’est au cours d’un week end là bas que j’ai découvert les vertues dépressives de l’ennui.

Bref : je l’allume et là il ne se passe rien. Mais rien. Rien Rien Rien Rien Rien….Comme une vieux vynil de la môme rayé. Je ne le regrette pas, mais je suis content de pouvoir décourvrir Pekin Express. et qu’un pote me téléphone. J’ai même remarqué que quand Bigard essaye de dire ricard, il y a un « BIP » qui censure. Faut dire si je m’emmerde avec ce truc et à quel point je suis incapable de fixer mon attention dessus.

Bizarrement, il n’y a aucun défaut qui donne envie d’arrêter : c’est doux, pas piquant, pas asséchant, fondu. Mais c’est chiant. Mais c’est une forme non dérangeant. Il est chiant mais non intrusif. C’est tellement chiant que tu peux le fumer en l’oublian ! 

C’est pas la cleveland bitch de l’année celui là. Mais il est d’une linéarité légendaire. Même la puissance n’évolue pas. Un peu comme si il y avait un niveau dans le chiant. C’est le chiant soit, mais le chiant de luxe. Le cigare qui n’a rien à dire par choix. La classe ultime de la chiantitude. Drôle comme du Kev Adams, intéressant comme du Cyprinien, intelligent comme du Franck Dubosc, rafraichissant comme un vynil de Nana Mouskouri et surprenant comme les blagues de mon voisin.

Tout comme Marguerite Duras a mérité la haine de Desproges, ce cigare a mérité mon éloge.

Je m’a bien régalé.

Bref, je zappe.