Cigare

Romeo y Julieta – Exhibicion n°4

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Pour cet instant pascal qui ne doit rien à la logique, je me suis attaqué à mon dernier Romeo y Julieta n°4. Un module très classique, un Hermosos 4, bref un vulgaire robusto, module sur lequel je ne viens plus régulièrement.

A mes débuts dans le métier, j’aimais beaucoup cette marque, et son monumental churchill et le désormais arrêté (comme tout bon cigare qui se respecte au marketing habanos) prince of wales.

Je trouve qu’il y a une signature Romeo y Julieta très marquée, par ce mélange en même temps très mellow et poivré, le temps a passé, quelques mauvais exemplaires, des déceptions et l’atrait de la nouveauté et ca y est ! J’avais abandonné l’exhibicion n°4.

J’y suis revenu récemment avec mon copain Pascal qui a pointé ce cigare en me disant plein d’une ferveur apropriée à cette période pascale, « Regarde, ça c’est bon, ça! ». J’ai du émetttre un mou « oui », et je m’étais retrouvé en plein Cubana à essayer de décrypter les arômes du cigare à 23:00 un vendredi soir. Bref, c’est un exercice qui présente la même intelligence et la même impossibilité que de proposer un orgasme par cuunilingus à une femme qui a une cystite.

Depuis, Romeo y Julieta s’est fendu (c’est peu de le dire) d’un odieux « petit churchill » (Là encore on sent que le marketing et la publicité n’ont jamais demandé de grande capacité en littérature et en rhétorique) qui ressemble à une production émasculée de churchill, mais qui devrait trouver sa place entre le « wide » et le « short ».  Chez habanos, on sent que le recrutement n’est pas non plus scientifique car distinguer, court et petit…Peut être qu’un stagiaire s’est essayé à un essai sur la relativité et l’absolu, ou alors qu’une psychose du vestiaire s’est installé dans l’équipe marketing. – Si vous n’aviez pas encore compris j’exécre les pubars encore plus que les économistes 🙂

Ce robusto et un module classique, pas exceptionnel, avec une cape qui donne une impression de vieux, un remplissage qui semble correct et un nez herbacé.

Les premières bouffées sont une signature R&J marquée (à mon opinion) : boisée, des touches épicées très légéres.

Le tirage est facile, trop, et c’est assez récurrent sur ce module au final.

C’est un cigare à fumer lentement, assez nonchalant, calé sur un registre de cédre, et suave. Quelques pointes fruitées apparaissent ça et là, avec un registre simple. Amateur de sensations fortes, passez votre chemin. C’est un pépére tranquillle, qui s’avére un excellent compagnong d’une journée ensoleillée

L’évolution se fait principalement sur du poivre, qui améne un peu de puissance, ce qui rend le cigare asséchant avec la combinaison du tirage, mais la douceur se marie bien avec un thé vert comme un sencha.

Il ronronne jusqu’à la fin, mais je m’ennuie un peu. Force est de constater qu’en vieillissant un fumeur de cigare cherche un peu de complexité arômatique, ou une évolution. Je ne peux dire que je le trouve mauvais, j’ai envie de dire ‘trop classique’.

Ce cigare est tout à fait approprié à une fuma de l’intstant, en discutant, en bouquinant, mais un peu chiant pour une dégustation à proprement parler.

Partagas – Churchill de Luxe et le miroir aux alouettes

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Un cigare « vintage », considéré il y a quelques années au même niveau que le lusitanias dans la gamme ou que les classiques du Julietta N°2 (Romeo y Julieta, Sir Winston).

C’est aujourd’hui un beau churchill, maduro chocolat, avec une allure de vieux cigare, une cape soyeuse, et légérement grasse. De visu, c’est donc un « beau vintage », qui a un touché encore souple, ce qui laisse penser que ce ne sera pas une bûche. Dans l’ensemble j’ai une impression de cigare bien réalisée, mais vieux.

Au nez, il dégage des arômes légers, mais on reste très éloignés des odeurs de fauve que peuvent dégager les cigares frais ou jeune, c’est ténu. J’ai décidé de le décapiter, et à cru, je lui trouve peu d’arômes, c’est très légèrement boisé.

Après un toastage en bonne et due forme, les premières bouffées ont peu d’arômes, c’est poussiéreux, terreux et très timidement ont perçoit la note Partagas au fond à droite.

Le premiers tiers est linéairement chiant, et il le restera : malheureusement il est passé. Pas la peine d’insister, et je suis tellement déçu que je n’ai pas envie de poursuire l’expérience. J’ai arrêté de cigare à la moitié, car la seule évolution notable est de la poussiére plus puissante.

J’en profite pour m’insurger contre cette forme d’intellectualisation du cigare qui est de faire vieillir. Je ne suis pas systèmatiquement pour. Il y a de nombreux cigares qui sont excellents frais, et qui en vieillissant ne gagnent rien et passe. De la même façon que tous les vins n’ont pas une propriété de garde infinie ou similaire, tous les cigares ne sont pas meilleurs 3 ans, 5 ans ou 10 ans plus tard.

Déjà, apprenons à nous méfier de ceux conserver par les autre : à l’achat, et c’est le cas depuis peu avec certaines marques, il arrive que les civettes trouvent par ‘miracle’ des vieilles boites. Autant dire que nous ne savons rien de la conservation de ces cigares, si la conservation fut réguliére, si l’humidité fut raisonnable voir basse, les variations climatiques, ou si ils ont transité par divers endroits de stockages pour finir par être « retrouvés ».

Moralité, j’assiste autout de moi à une hécatombe de bûches et de cigares pas terribles. N’oublions pas qu’acheter vieux, c’est faire le pari que la personne a su faire vieillir. Et ce n’est pas simple. Nous sommes nombreux tous les jours à nous poser encore des questions sur une conservation optimale, sur l’hygrométrie, sa relativité et force est de constater que malgrè toutes mes recherches, il y a peu ou pas de vérité absolue et beaucoup de solutions semblent fonctionner; et beaucoup d’avis contradictoires existent.

Un cigare jeune, c’est aussi bon, un cigare frais a un fruité que n’aura jamais un cigare vieux. Ne faisons pas de cigares mal conservés des priviléges de fumeurs. Il y a plus de risques aujourd’hui à acheter du Trinidad de 1999 qu’un Trinidad de 2011; et pas obligatoirement plus de plaisir à la clef.