Cubain

H.Upmann – Half Corona

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Voilà un petit moment que je me suis établi en bas des champs élysés, non loin du drugstore ou s’active du mercredi au dimanche le sympathique Emmanuel, avec lequel il m’arrive de shortifier, c’est à dire fumer en fin de journée un p’tit bazar (référence belge que j’adore) sans chichis autour d’un café – c’est connu la caféine, le soir, c’est mieux.

Bref semaine dernière je passe au drugstore comme étape prè-cubana café, et j’y retrouve Julien et nous filons se faire ouvrir le coffre par Emmanuel, récent dégermainisé joyeux, ou nous savions de source fiable que vivaient quelques boites de half corona. Je ne suis quand même pas fan de ces petits machins et pour compenser au passage, je me suis prise une boite de Montecristo (Et pour qui connait mon goût prononcé pour Montecristo devine que c’est une bête d’idée).

Ma foi, rejoins par le sieur Pascal et un nouveau membre, nous avons filé à la terrasse d’un troquet derrière le drugstore, chauffée, ou nous avons collectivement fumé ce half corona.

J’avoue que je ne vois pas pourquoi en faire 3 tiers, mais c’est honnête. Les arômes sont présents, ça sent bien le cubain, et ça fait fuir le paquet de trentenaire célibataire – qui fument des clopes au cyanure de façon frénétique mais c’est vrai que la tabac cubain, ça pue. A vrai dire, ça fait fuir tout le monde. Encore, ce serait des anti-tabacs, on pourrait comprendre, mais des drogués de la clope qui s’indignent de l’odeur du tabac, ça sonne un peu faux et un peu con.

Sinon, les arôme sont en place, on sent bien la patte Upmann, ça envoi de suite, pas de prise de température, trop petit, pas de temps à perdre ! Je l’ai accompagné de chocolat, et l’accord n’était pas mauvais. Peut être même flatteur, la rondeur du chocolat a masqué l’amertume que certains autres ont ressenti.

Ce petit bout est un excellent cigare d’apéro, un bon moment entre copains. Seul, je lui trouve relativement peu d’intérêt, mais c’est aussi que je n’aime pas fumer « pressé ». Un revue positive de ce petit cigare.

Romeo & Juliette – Exhibicion n°4 vintage

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Suite à une soirée pluvieuse dans la tanière germaine, mon emporte-piéceur de torpedo, aka la tornade de la porte de saint cloud essayant de survivre comme moi après une dure journée de labeur à un sales pitch en environnement tropical – tous ceux pointant plus de 3 chiffre à la balance me comprennent – pointa une boite de cigares et me dit un lumineux : « Ca mon Fred, ça, c’est bon. »

J’étais un peu dubitatif car les derniers que j’avais fumé était – soit, très jeune – très…Dispensables ?

J’avais jeté mon choix sur un torpedo, une EL Cuaba, et pascalou, la tornade achetait quelques pièces.

Passons une soirée exécrable au cours de laquelle on a finalement réussi à me faire sortir deux foix ma cb pour fumer un cigare sous la pluie en écoutant les sornettes de vendeurs de produits de luxe, mais pas suffisamment aisés pour poser un parasol supplémentaire ou un chauffage d’extèrieur et dégouté par un cigare trop humide qui m’a laissé aucune avis si ce n’est celle de coller au claque au pré pubère en lui demandant pour quels gogos il nous prenait, nous mirent le cap vers le Cubana.

Nous sommes arrivé comme des petite chattes humides en mal de plaisir au cubana et dans l’entre nous avons pu retrouvé l’homme qui questionne sans écouter les réponses et deux gars bien sympas, Là pascal a pris les choses en main :

– Déjà il est allé chercher le guacamole, élément nécessaire à toute dégustation et quelques beignets de calamars réchauffés au « crohonde » ce qui fait que quand tu crois prendre une bouchée, le calamar quite sa garniture pour venir te fouetter la gueule comme une domina est-allemande de 140Kg.

– Ensuite, nous avons pris un cocktail au litre, parce que nous sommes des paresseux. Ca me gonfle de me lever tous les 1/4 d’heures pour aller chercher un mojito suce-glaçon, alors autant prendre ce qui est au litre : le tropical. Bref, il y a tellement de bonnes choses dedans que je résume l’expérience à : un tang rhum. (Qui se souvient du tang ? De cette époque bénie ou avec les libertés on pouvait bouffer, fumer, se goinfrer de machinphénol et ou les pipes ne donnait pas le cancer de la gorge ?)

Consolé, Pascal m’a offert un R&J, comme un baton de sucre candy (encore un truc que les enfants d’aujourd’hui ne connaitrons pas pour leur éviter un cancer de l’orteil gauche et des maladies neurologiques). J’avoue que le coeur y était de rigoler avec les anciens et nouveaux copains, mais pas trop de fumer les éponges du drugstore, la soirée était venue à bout de mon envie de cigare.

Ce n’est que la fois suivante ou j’ai enfin découvert ce que je décrirai comme le vrai « short churchill ». In fine, c’est une beau module, sombre, lisse, tendu, consistant, qui sent bon le cuir et le tabac et les épices à cru.

Suave, un côté fondu et fin, très proche des sensation délivrées par le churchill de la même maison, qui est un peu mon monte 2 des jours de disette. Très agréable, très doux, beaucoup de rondeur. Il évolue très facilement vers le cuir et se fume très simplement. J’aime ses arôme simples, très typés r&j, un côté fondu, boisé, poivré, légérement sucré. Ce cigare a un côté valeur sure, et c’est un chouette cadeau du copain.

Je l’ai apprécié ouvert à l’emporte piéce (converti par l’ami Emmanuel).

En même temps, « seulement » 3 occasions auront été nécéssaires pour apprécer ce cigare. Ce qui me fait dire plus que jamais que le cigare, en dehors de sa technicité, c’est un instant. Et quand cet instant c’est avec des potes, c’est encore mieux.