Cubain

Quai d’Orsay – Imperiales

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Quai d’Orsay est une marque à part dans l’univers Cubain. Ils sont souvent présentés comme des cigares de débutant du fait de leur douceur, principe un peu réducteur, la douceur ne signifiant pas nécessairement un manque de complexité ou une qualité moindre.

La douceur est aussi en mon sens une caractéristique appréciable dans un cigare si elle n’est pas une source de frustration et ce serait lassant de ne trouver que de la qualité dans la puissance.

L’imperiales est un cigare de belle construction, le cigare est toujours ferme, très finement nervuré, avec une belle cape claro. A cru, il sent le foin, l’étable, et le tirage est très cubain. La bague est sobre, je lui trouve un aspect combinant bien sobriété et gourmandise.

L’allumage est facile et très doux, quasiment trop même. Il démarre sur des notes boisée, et évolue vite vers le patissier et le grillé. L’évolution est douce, réguliére et la combustion est sans faille. Le tirage peut être un peu étroit.

C’est un cigare que j’apprècie dans les belles journées autour d’un café, avec lequel je trovue qu’il se marie bien.

Depuis que je connais ce cigare, malheureusement, j’ai aussi expérimenté des exemplaires bouchés, souvent au niveau du pied qu’une coupe franche libère, et une grande fragilité de la cape (attention à ceux qui aiment « tripoter de la vitole » en la fumant).

C’est effectivement une belle initiation a un des modules les plus intéressants dans le cigare, le churchill, et un cigare abordable en termes d’équilibre saveur / puissance. Peut être un amateur chevrronné manquera de puissance ou sera frustrant si seul. C’est un cigare mondain, au sens où on l’apprécie en compagnie, en partage, qui passe bien avec un alcool d’apéritif, ou dansun déjeuner en extérieur. Je trouve qu’il a un côté passe partout très plaisant.

 

Hoyo de Monterey – Epicure Especial

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Une de mes marque favorites. J’aime Hoyo, que je trouve injustement évaluée – avec toute l’objectivité qui me caractérise.
Parmis cette marque, j’ai une affection toute particuliére pour le double corona et le Hoyo des Dieux.

Malheureusement pour le Hoyo des Dieux il est difficile à trouver, et la dernière fois que j’en ai demandé dans une civette on m’a rétorqué que « le havanoscope avait mis pas suffisamment de bagues » et que « nous n’étions pas là pour nous branler » (sic).
Ce qui fait que je conserve jalousement mes stocks, en attendant de trouver un remplaçant / une meilleure source – ou une civette compatissante.

Tout cette digression pour dire que tester un nouveau hoyo est pour moi un exercice périlleux, la dernière historique étant le short robusto, qui comme le savent certain de mes copains fumeurs a fini par me faire haïr le concept de short dans le cigare.

Heureusement cet Epicure Especial est joufflu et rembouré, et promet une belle heure contemplative. Il est ferme, de construction réguliére, nervuré, légérement gras, Il sent le végétal, avec une pointe de cuir. C’est une belle piéce, une belle oeuvre de torcedor.

A cru, il est bien né, je reconnais cette saveur Hoyo. Cet équilibre entre le boisé, le végétal et l’épicé. Plus de doute. L’allumage me le confirme, mais m’inquiéte un peu. Le tirage est en effet bien cubain, mais un peu trop, je crains qu’il soit bouché. Tout rentre dans l’ordre dans le premier centimétre de la vitole et le savoir faire Hoyo est bien présent. On est clairement dans les registres du double corona hoyo, sur un assemblage bien maitrisé et sur un cigare de très belle qualité. La mache est d’autant plus agréable que les saveurs sont douces et fines. C’est une vraie gourmandise.  En revanche, au vu de ses proportions, un gain de puissance serait bienvenu et justement !

D’un seul coup, la vitole prend de la puissance. Une vraie puissance. Et pour ceux qui connaissent Hoyo, c’est aussi un événement. C’est le reproche généralement fait aux hoyos : doux, arômatiques, mais il manque un « kick ». Et là pour imager, cet Epicure Especial a tout d’un grand, c’est un épicure N°2 livré avec les cojones qui se termine sur un grillé / torréfié très sympa.

Le dernier tiers peut mériter un dégazage, moi je l’ai fait car l’amertume était présente. Il n’en reste que j’ai passé un excellent moment en compagnie de ce bel objet que j’ai accompagné d’un cuba libre Anejo 7 ans. (Et c’est un beau et bon mariage)

Ce cigare m’a fait passé un bon moment, et j’ai bien l’intention de renouveller l’expérience de nombreuses fois.