Cubains

Montecristo – Montecristo A

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Impressionnant. Quasiment majestueux. N’importe quel cigare à côté semble petit. 23 centimètres.

Une construction irréprochable, une odeur de suin, légère. Très appêtissant.

J’ai peur d’un tirage un peu étroit, ouverture à la guillotine. Le tirage semble bon, mais il me donne l’impression qu’il ne se fumera comme aucun des cigares que j’ai pu fumer jusque maintenant. Le notes sont terreuses, boisée, un registre Montecristo qui ne me plait guère, mais force est de reonnaitre que récemment les MC 520, Maravillas et Especiales m’ont permis de voir Montecristo « moins mal » que sous le jour Edmundo et N°2.

L’effet est surprenant à l’allumage, le tirage est simple, juste et les arômes sont déjà là. C’est doux, suave, boisé, légèrement terreux, avec une fumée légère, un peu courte.. C’est un démarrage indolent, avec une combustion très agréable, et une senteur boisée et oléagineuse qui me chatouille les narines. Le tirage est très particulier. On le sent bon mais la taille du cigare rend l’exercice compliqué car il faut entretenir le foyer, ne pas faire chauffer. Ce cigare me semble un peu sensible et technique, dans la verve d’un Fundadores.

J’avoue avoir l’impression de fumer un vitôle légère. 30 minutes après le démarrage, le cigare est toujours doux, léger, avec un arôme linéaire. Des pointes de noisette, cacao amer font leur apparition, mais la mâche est frustrante alors que les arômes sont présents. Amusé je constate qu’il me reste un bon churchill en taille à entamer.

C’es
t au bout de 45 minutes de fumage que  le cigare passe un palier. La mâche augmente, ce qui est appréciable, sans être non plus pleinement satisfaisante. La pièce embaume d’une fumée douce mélangeant la noisette, le bois précieux et la terre qui est vraiment plaisante. Avec plus de mâche le cigare devient bien plus intéressant, mais reste très doux, pas asséchant du tout.

Soyons honnête, ça fait 1H15 et je m’ennuie un peu :-)…Le cigare mythique, la taille, la finesse c’est bien, des notes d’empyreumatique ça et là, mais voilà quoi…Ca reste timoré ou du niveaund’un strip teaseuse en no touching : au bout d’un certain temps de la même chose sans évolution, l’excitation retombe 🙂

De guerre lasse, je décide de recouper doucement et d’ôter la cendre et de le laisser reposer 5 minutes. Et là, grand seigneur, monsieur envoie le cuir. Je me retrouve dans la main gauche avec un vitale de la taille d’un robusto qui démarre sur du cuir, du boisé, du brioché et des touches de noisettes. C’est très plaisant, et j’ai envie de dire : « ENFIN! » (Ca fait 1:30 quand même…Un peu longs les préliminaires…). Disons que je tiens dans la main un purin succulent de la taille d’un robuste et que ça fera le job, mais mon enthousiasme s’est un peu éteint.

Une demi-heure de boisé, terreux, torréfié, rond, avec un beau volume. C’est un beau final, mais ça arrive trop tard.

Je finis le cigare rassasié, mais rétrospectivement, je vais enlever la bague, l’aura, la marque, le côté exceptionnel de la piéce : c’est trop long (pour moi), et ça évolue peu sur les arômes, qui restent très doux et sur le même reigstre. L’évolution apporte plus de volume et plus de puissance et la combustion donne un peu d’empyreumatique, mais ça arrive tardivement, me concernant l’ennui était déjà installé, et les barbouzes m’a plus intéressé que le cigare in fine. 

Pour un fumeur débutant, ça sera dur à fumer : long, technique, il a un rythme que n’a aucun autre cigare.

Pour les fumeurs plus aguerris, un fumeur de longs modules pourra y trouver son compte. C’est un cigare complexe, fin, démesuré.

Quelle conclusion ? Je ne deviendrais pas un fan inconditionnel, mais c’est un cigare qu’il faut avoir approché dans la passion du cigare. Chose faite. Mais juste…Next please !

Cohiba – Siglo I et le tideje des champions !

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Un petit machin offert par un pote d’une journée qui a durée une heure tellement elle fut simple et agréable.

L’invitation est sans équivoque « 10:30 – Café, croissant et Siglo I ». Sympathique non ?

Comme dans chaque vieil immeuble parisien, je passe l’épreuve de la concierge qui me voit passer et me demande qui je viens voir…Je suis toujours dubitatif devant ça…Et qu’est ce que ça peut te foutre ? C’est vrai quoi un peu marre de la parano ambiante, de se méfier de tout le monde et de vouloir toujours régir. J’étais partagé entre lui dire que je l’observe depuis 3 jours et que je suis gérontophile sodomite ou que j’étais un voleur spécialisé en immeubles aléatoires, mais je sens que mon pote va le payer longtemps, j’opte donc pour le laconique « un copain, bonne journée connasse madame ».

A l’arrivé j’ai eu l’honneur d’apprendre qu’il existe (vi vi) un championnat du monde de croissant (géniale comme idée) et que le boulanger en question est un participant. La machine nespresso est en marche, et les p’tits siglo sont avancés – ou du moins exfiltrés d’une cave trop pleine ou les cigares sont (copyright Antoine) « serrés comme des chinois ».

Bref, c’est petit, serré (un peu trop), mais ça sent bon le cigare cubain, c’est bien roulé, et c’est parti avec un coup de V-Cut trouvé sur ebay et allumé avec un coup de torche à créme brulée.

Sur 2 un bouché immédiatement, qui subira une scéance de torture au cure-dent pour retrouver un semblant de tirage. 
Le mien est bon, Ce petit cigare part sur de beaux arômes torréfiés et épicés, très marqués cohiba. C’est assez impressionnant de trouver un petit truc comme ça sans piquant, sans violence. Il se fume en allant, et se marie extrêmement bien avec le café, avec le kirsch (vi ça existe encore), et accesoirement la williamine- que je découvre par la même occasion n’étant buveur d’eau de vie.

Chose plus surprenante, ayant pris le petit déj tardivement arrive l’heure de l’apéro et nous passons à un petit champagne rosé de producteur et au foie gras. Et il tient bien aussi sur le champagne, quoi que le verdict tombe : ce n’est pas un cigare qui capte notre attention, et la fin est un peu serrée et le tirage devient désagréable. Mauvais point.

Au final, comme tout cigare fumé avec des potes dans de bonnes conditions, il a fait le job.

Mais franchement, j’était pas hyper concentré. Simplement, c’est un de ces moments qui me font apprécier le cigare.