Cubains

Montecristo – N°4

Trouvé ce petit bout dans une civette locale (en même temps à 25% et 65% d’humidité tout est un humidor) j’ai trouvé un petacas de 5 montecristo n°4. Je voulais essayer un truc et je vous passe le test du cigare local des canaries (c’est simplement dégueulasse, et certains ont un plus grand talent que le mien pour être lapidaire sur des cigares).

Je me suis rendu compte qu’en une dizaine d’années de fuma, je n’avais que très rarement essayé ce cigare qui ne m’avait jamais séduit plus que ça. Quelques boites et cigares m’ont réconcilié cette année avec la marque Montecristo et donc j’ai laissé sa chance à ce marevas.

De prime abord, ils sont tous bien faits, corrects mais sans plus, ce n’est pas le plus cigare que j’ai vu, c’est simplement propre. Correctement rempli, une jolie cape chocolat et une odeur marquée d’animal. La cape est légèrement grasse, ce qui rend le cigare appétissant et bien gaulé.

A cru il laisse l’impression de ses frangins de portée, légèrement boisé et fongique. Un coup de toaster et voilà ! Un bon petit corona, sans prétention, avec des saveurs simples essentiellement boisées et végétales, et un petit coup de kick par rapport au modules plus importants de la gamme. Sa simplicité n’est pas sans qualités, il propose notamment des arômes fins et une force agréable.

Ce n’est pas le cubain de l’année, et l’évolution est nulle si ce n’est un torréfié crescendo ou fur et à mesure de la combustion qui se déroule sans accroc.

Parfait comme cigare d’apéro, de barbecue, il n’est pas particulièrement rassasiant ni exigeant sur l’attention. Il se fume facilement, chichement et sans prise de tête.

Un cigare de plagiste accompli, qui mérite un peu d’eau avec un dernier tiers un peu asséchant.

La combine à Volutes

Il est préférable de choisir un endroit surpeuplé d’anglaises et d’allemandes se goinfrant de junk food et de pintes de bière, on a alors l’esprit bien plus occupé par le cigare et on cherche à tout pris d’éviter de croiser les fauteuils de Nikki de Saint Phalle en bikini qui se dandinent du transat à la pompe à biére. Veillez cependant à ne pas être derrière quand elles sautent dans la piscine – mécaniquement, personne ne les jette.

Cuaba – Pyramides Edition Limité 2008

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J’avais fumé ce cigare lors d’une soirée d’un club au drugstore, sous la pluie accompagné d’un cognac.
Ila pluie, le froid, le bruit et la surhumidifcation….Il ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable.
En même temps, ce n’est pas parce que la première fois qu’on touche une fille le chauffage est en panne, le voisin a mis la musique à fonds et le lit s’écroule qu’il faut accabler la pauvre d’être encore trop humide.
Je lui ai donc laissé une seconde chance – au cigare car finalemment Cuaba rejoins les Gloria Cubana, San Cristobal, ou encoe Vega Robaina : des marques de qualité dont on parle très (trop?) peu.

En retrouvant Emmanuel au drugstore, j’ai retenté en prenant une dizaine d’exemplaires fumés en sa compagnie sur la terrasse du drugstore, puisqu’il faisait beau et que nous n’avons pas grand chose à faire avant de partir au Cubana – Dieu que la vie est difficile…

J’en ai refumé plusieur depuis, tous relativement égaux en qualité de fabrication, combustion et saveur. Seul un exemplaire avait un tirage légérement serré et moins bon. Le remplissage est correct, le cigare est légérement souple, avec un côté rêche, du à la cape qui semble agée et très sombre.

J’ai fumé le dernier ce-jour de haute lutte avec un ennemi séculaire anglais qui me beuglait dans les oreilles de l’éteindre jusqu’à ce que je lui dise fuck off lui propose de l’initier.

Et enfin j’ai compris ce cigare. Tout comme j’apprécie la marque, bien que décriée pour la qualité souvent médiocre des boites, ce cigare est un cuaba en bonne et due forme :
il démarre viril sur des arômes de bois précieux et du torréfié, avec un côté bien plus rustique qu’ à l’habitude, un côté vieilli, légérement poussiéreux.

Je trouve le premier tiers assez affirmé, présent et avec une belle puissance ce qui est agréable mais ne le rend pas passe partout.
L’évolution des arômes se fait principalement dans du torréfié sur le second tiers, qui a du muscle.
Le dernier tiers est du lourd, de la bestiole, du poivre, du cuir, et je finis très rasasié par ce cigare.

L’analogie n’est pas forcémment heureuse mais il fait penser à un Camacho roulé à Cuba avec du tabac capable de délivrer autre chose que du poivre et de la terre.

Bref, un beau et bon module, racé, avec une personnalité, que je trouve un peu cher en comparaison d’autres pyramides.

Je suis désolé, mais je retourne au cata. La biz, et bonnes vacances !